Voyages à vélo

Jour 6

Cette étape a été très champêtre à travers le Brionnais, le Charolais et enfin le début du Morvan. Un  toboggan au milieu de prés non fauchés ou de pâtures. Le soleil était de la partie et la température idéale.

La vidéo du parcours de l’étape

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Charolaises au travail

Que des prairies, des bois de feuillus ou des haies, aucune culture céréalière sur cet itinéraire. Ces terres dédiées à l’élevage apportent une note douce à ces paysages vallonnés.

J’avais prévu de faire étape à Toulon-sur-Arrous mais j’y suis arrivé vers 12h15 et sans fatigue aussi j’ai décidé de poursuivre jusqu’à Luzy dix-huit kilomètres plus loin.

L’Arroux à Toulon-sur-Arroux

En fin d’étape, je longe deux étangs.

La journée de repos m’a fait le plus grand bien. L’étape d’aujourd’hui qui m’a conduit aux portes du Morvan a été aussi longue que celle de Villefranche mais beaucoup plus vallonnée et pourtant je suis arrivé bien plus frais au camping de Luzy.

Luzy est situé à l’extrême sud du Parc naturel Régional du Morvan. Cap au nord prévu pour les prochaines étapes à travers le parc en passant par les BPF de Château-Chinon et du lac des Settons.

La trace GPS de l’étape

Jour-06-VI2018

La Clayette (71)  →  Luzy (58)Cinquième étape

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Jour 4

La journée a été difficile : par la longueur de l’étape et les différents cols escaladés d’une part et les conditions climatiques (froid le matin, chaleur l’après-midi) d’autre part.

La vidéo du parcours de l’étape

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Je suis très fatigué et bien installé au camping aussi je vais prendre une journée de repos demain.

bien installé au camping

Le linge est lavé et étendu, je peux reprendre le compte-rendu non sans être allé refaire une photo du lac et du château de La Clayette sous de meilleures conditions d’éclairage qu’hier où ils étaient à contrejour.

Lac et château de La Clayette

Revenons maintenant sur l’étape :

Sur les conseils de mon hôtesse, je prends le chemin, tout à fait cyclable le long du lac des Sapins. A cette heure, c’est calme je ne croise que quelques joggers. Des pêcheurs sont déjà en action en barque ou sur le bord du lac. Je me perds un peu vers le bout du lac avant de rejoindre la route départementale.

Une longue montée d’une quinzaine de kilomètre m’attend pour rejoindre le col des Ecorbans, point haut de l’étape du jour à 825 m. d’altitude. Les pentes ne sont pas raides sauf sur les deux derniers kilomètres à partir de Ranchal où  la route se relève un peu sans toutefois dépasser les 7%. Les jambes sont dures. J’ai choisi le cuissard court mais je ne cesse de mettre et enlever la gore-tex au gré des variations de température et d’efforts. Un coup froid un coup trop chaud, je ne suis pas très bien durant cette montée de la vallée du Reins faite pratiquement entièrement à l’ombre. Au col, je n’ai fait que 20 km et il m’a fallu près de trois heures.

Je continue ma route et passe le col des Aillets et des Echarmeaux en descente. C’est là que je trouve enfin le soleil que je n’ai pas beaucoup vu depuis le départ du voyage.

Une longue descente, sur une route fréquentée, m’emmène à Beaujeu, site BPF du Rhône.

sur la route Echarmeaux Beaujeu

Il commence à faire très chaud. Je me ravitaille et pique-nique au soleil et repars pour la deuxième difficulté de la journée: le col de Crie (622 m.). Les pentes n’excèdent pas les 4 à 5% mais avec la chaleur, la digestion et la fatigue accumulée, je n’avance pas et multiplie les arrêts et après 1 h 30 d’efforts pour seulement 10 km j’arrive au col.

Une courte descente jusqu’à Monsols et c’est l’ascension du col de Champ Juin (731 m.) qui débute. Les pourcentages sont un peu plus durs que ceux du col précédent mais je me sens beaucoup mieux.

Entre col de Crie et col de Champ Juin

A un kilomètre du sommet, je vois arriver à ma rencontre Jeannot Verchère et Henri Crépet, deux membres du Club des Cent Cols, accompagnés d’une membre de leur club de Chaufailles. Ils m’accompagneront jusqu’à la Clayette en me faisant un peu dévier de mon itinéraire prévisionnel pour emprunter une autre route tranquille.

Dans les premiers kilomètres de la descente du col nous évoluons dans une remarquable forêt de sapins de Douglas qui n’a pas encore été exploitée. J’avais pu auparavant observer quelques pans entiers de montagnes du Beaujolais déboisés ce qui n’était pas très esthétique.  Nous avons quitté le Beaujolais peu après le col pour pénétrer dans le Brionnais. qui a laissé place à des pâturages ou paissent des Charolaises.

Cette fin d’étape est globalement descendante mais j’arrive très fatigué au pied du château de la Clayette où nous allons boire une petite “mousse” avant de nous séparer.


La trace GPS de l’étape

Jour-04-VI2018

Saint-Jean-la-Bussière (69)  →  La Clayette (71)Quatrième étape

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Jour 3

J’ai passé une mauvaise nuit. Un fort bruit de moteur, venant sans doute d’une usine à proximité, a duré toute la nuit et a perturbé mon sommeil. L’étape s’annonce musclée et je me demande si je vais avoir bien récupéré.

La vidéo du parcours de l’étape

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Je démarre néanmoins avec de bonnes sensations dans les jambes. Il fait encore frais et j’ai choisi une fois de plus de partir habillé en maillot manches longues et corsaire. Bien m’en a pris car le soleil a joué à cache-cache toute la journée et n’a pas eu le temps de me réchauffer.

La traversée de Villefranche-sur-Saône et sa banlieue est assez pénible à cette heure où les gens vont au travail. Dès que je retrouve une petite route, les choses s’arrangent. Une longue montée, avec des pourcentages n’excédant pas 6%, dans un paysage alternant vignes, prés et villages aux maisons en pierres va me conduire jusqu’à Oingt, premier site BPF du voyage.

Peu avant Oingt, je fais un petit détour pour aller cueillir le col du Bansillon. Il n’est pas loin (environ 500 m) mais il fait très mal aux jambes sur des pourcentages entre 11 et 13%. Les vingt-cinq kilos de bagages me collent à la route.

Je prends le temps de visiter Oingt qui est un très joli village médiéval.

Après la visite d’Oingt, une longue descente va me faire perdre toute la dénivelée chèrement acquise et me conduire dans un Beaujolais différent de celui connu par ses crus : les vignes ont disparu au profit de pâturages ou de bois. C’est d’abord un long faux plat montant d’une dizaine de kilomètres jusqu’à St-Clément-sur-Valsonne avant de prendre, peu après, une petite route qui mène au col de la Croix Paquet. Sur les premiers hectomètres de cette route, je me trouve face à une rampe à 14 % . La pente oscillera ensuite entre 11 et 13 % jusqu’au col. L’ascension n’a fait que deux kilomètres mais je m’en souviendrai. Les cols suivants seront beaucoup plus faciles à négocier. J’atteins ainsi le col des Sauvages, second site BPF de la journée et point culminant de l’étape avant de redescendre sur Amplepuis.

A Amplepuis, je commence à ressentir la fatigue et je téléphone au camping où j’avais prévu de faire étape mais personne ne répond. Je me rappelle alors avoir séjourné dans une chambre d’hôtes à proximité avec mes amis savoyards en 1999. Nous y avions établi un camp de base pour collectionner un certain nombre de cols de cette partie du Beaujolais. Je cherche sur la carte et je localise, sans réelle certitude que ce soit celle-ci, une chambre d’hôtes à quelques kilomètres mais à proximité de mon parcours. Je poursuis mon chemin et vois le panneau indiquant la chambre d’hôte. Un petit coup de fil me permet de réserver une chambre et la personne accepte en plus de faire un repas alors qu’elle ne l’avait pas prévu.

A l’arrivée, l’accueil est chaleureux et l’hôtesse se souvient bien du groupe de Savoyards qui avaient été ses premiers clients à l’ouverture de ses chambres d’hôtes, il y a près de 20 ans.

Une bonne adresse à retenir: la Clef des Champs au hameau la Feydolliere à Saint-Jean-la-Bussière

La trace GPS de l’étape

Jour-03-VI2018

Villefranche-sur-Saône (69)  →  Saint-Jean-la-Bussière (69)Troisième étape

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Jour 2

Au réveil, le ciel est bleu mais hélas ça ne va pas durer. Je démarre sous un ciel gris qui va m’accompagner toute la journée. Il fera frisquet, 13° C, jusqu’à 13 heures puis ça se réchauffera un peu.

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Le départ est agréable, d’abord sur une route sans circulation puis après quelques kilomètres je rejoins une voie verte  qui m’emmènera jusqu’à Lagnieu.

Encore quelques kilomètres de plat puis une rude montée m’amène dans la Dombes et ses nombreux étangs. Je suis déçu car je n’en vois très peu, ils sont tous cachés par des forêts.

C’est une succession de longues lignes droites et de montées, descentes avec très peu de pente où les voitures roulent à des vitesses excessives. Certaines me frôlent en me doublant malgré des véhicules arrivant en sens inverses. En revanche, tous les camions qui me dépassent s’écartent largement.

Ensuite, je redescends du plateau vers la Saône et retrouve une circulation intense avant de rejoindre le camping de Villefranche-sur-Saône en même temps que les premières gouttes de pluie. C’est sous une grosse averse sous la tente que je rédige ce compte-rendu d’étape. Aujourd’hui, pas de belles photos, le plafond étant resté bas toute la journée.

Demain, les prévisions météo sont meilleures. Je vais attaquer les choses sérieuses en franchissant quelques cols du Beaujolais.

La trace GPS de l’étape

Jour-02-VI2018

Montagnieu (01)  →  Villefranche-sur-Saône (69)Deuxième étape

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Jour 1

Départ, ce matin sous une température fraiche (11°) et sous un ciel très couvert. Je retrouve Pascal au pont de la grenouille, il va m’accompagner pendant 40 km et rebroussera chemin ensuite.

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Nous roulons sur des routes que nous connaissons bien : voie verte jusqu’au lac du Bourget puis montée, par Bourdeau, au tunnel du Chat qui est, depuis le mois de novembre, aménagé pour les cyclistes . C’est la galerie de sécurité qui est dédiée aussi aux vélos.

cliquer sur les miniatures pour agrandir les photos

Des artistes ont été sollicités pour égayer le tunnel voir : https://www.ledauphine.com/insolite/2018/02/21/les-pattes-de-chat-posent-leur-griffe-dans-le-tunnel

A la sortie du tunnel, nous voyons arriver à notre rencontre Raymond Barbier du club cyclo de Yenne. Il va nous accompagner lui aussi sur une quarantaine de kilomètres.

Deux gardes du corps au-dessus des lacs de Chevelu sur la route des vins. Ils n’hésiteront pas à se “mouiller”

Après un arrêt à la boulangerie, puis bu un café à Yenne nous rejoignons la via Rhôna à La Balme. C’est maintenant tout plat. Au quarantième kilomètre la pluie s’invite à l’étape. Pascal rebrousse chemin pour refaire quarante kilomètres dans l’autre sens tandis qu’avec Raymond nous continuons. Nous quittons provisoirement la via Rhôna pour aller photographier la cascade de Glandieu.

la cascade de Glandieu

Nous suivons un fléchage qui indique la via Rhôna et qui nous envoie sur des chemins non revêtus et slalomons entre les flaques d’eau. Nous aurions mieux fait de la rejoindre plus au nord par la route départementale.

au bord de la via Rhôna

Raymond me laisse au kilomètre 55 et je continue ma route toujours sous la pluie. A un kilomètre de Serrières-de-Briord où j’avais décidé de faire étape au camping, je passe devant un hôtel. La pluie redoublant d’intensité, la tentation est trop forte, je décide de m’y arrêter. Attendons des jours meilleurs pour faire du camping !

A demain

La trace GPS de l’étape

Jour-01-VI2018

La Motte-Servolex (73)  →  Montagnieu (01)Première étape

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Jour 35

Départ très matinal mais il fait déjà chaud. C’est la première fois que je plie la tente sans l’ humidité de la rosée. En revanche, de nombreux nuages bourgeonnants obscurcissent le ciel et ne permettent pas un éclairage satisfaisant pour les photos. Grâce à ce départ matinal, j’ai pu rouler en toute tranquillité sur cette route des gorges de l’Ardèche très fréquentée en journée. Seuls, trois véhicules dont une moto m’ont dépassé sur la trentaine de kilomètres entre Vallon et St-Martin-d’Ardèche à la sortie des gorges.

Dernier regard vers le Pont-d’Arc

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Les gorges au lever du jour brumeux

La première ascension de 3 km jusqu’au faux col du Serre de Tourre m’est difficile mais ensuite avec les nombreux arrêts photo à chaque belvédère, je ne fatigue plus dans les nombreuses montées suivantes. Les panoramas que je connaissais déjà me permettent de terminer mon voyage dans un décor splendide.

J’arrive beaucoup plus tôt que prévu à St-Martin-d’Ardèche et je rejoins Pont-Saint-Esprit où j’ai prévu de m’arrêter pour me ravitailler avant de rejoindre Bollène pour prendre un train en début d’après-midi.

Le village d’Aiguèze (Gard) vu depuis Saint-Martin-d’Ardèche

Mes prévisions les plus optimistes me permettaient d’envisager de pouvoir prendre le train de 12 h 48 mais je pensais plutôt prendre celui de 13h36. Je n’avais pas regardé s’il y avait des trains avant midi et à 10 h15 j’étais déjà à Pont-St-Esprit. Je bois un coup et en profite pour faire une recherche sur le site voyages SNCF et je vois qu’un train part à 10H52. Il est 10H30 et il me reste 7 km à faire pour rejoindre la gare. Je tente le coup, j’arrive à la gare et la guichetière me dit qu’elle n’a pas le temps de me faire le billet mais que je n’ai qu’à monter dans le train et acheter le billet à bord. J’arrive sur le quai au moment où le train entre en gare. Je monte tant bien que mal dans le train, descends à Valence pour une correspondance (galère pour passer d’un quai à un autre -escaliers sans rampe- et montée dans le train qui est déjà à quai et qui part vingt minutes plus tard). J’arrive finalement vers 14h30 à Chambéry où m’attend mon ami Pascal Buffy qui m’aide à descendre du train tout le “barda” et nous rentrons au Tremblay ensemble à vélo (9 km supplémentaires).

La boucle est bouclée : d’Aurignac (Haute-Garonne) aux artistes aurignaciens de la grotte Chauvet, de sites médiévaux en sites médiévaux, de Richard Cœur de Lion (mort à Châlus) à Bertrand Duguesclin (mort à Chateauneuf-de-Randon), de Fronton en rosé de Gergovie, de cassoulet en truffade en passant par foie gras et magrets, de châteaux en burons lozériens, … autant de richesses culturelles découvertes en un bon mois. Quelle diversité exceptionnelle nous offre la France grâce à son réseau de routes secondaires, son régionalisme et son histoire !

Les coups de cœur : Corrèze, Cantal, visite de Montauban et toutes les rencontres avec les amis.

Voilà c’est fini. L’an prochain, un nouveau voyage vers l’ouest nord-ouest devrait me permettre de visiter les derniers départements où je n’ai encore jamais mis les roues.

Stigmates !

La trace GPS de l’étape

Jour-35-Vi2017

Vallon-Pont-d'Arc (07)  →  Bollène-La Croisière (84)Trente-deuxième étape

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Jour 34

 
L’étape étant courte, je dors une heure de plus mais décolle tout de même à 8 h en raison de la chaleur annoncée. En revenant de la douche, ce matin, je trouve posé sur le vélo un sachet de viennoiseries. Je soupçonne fortement Daniel Luis d’être le coupable de cette délicate attention et je l’en remercie.

La vidéo du parcours de l’étape

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Je pars donc en suivant les indications de Daniel pour rejoindre le bois de Païolive. Ce mélange original  de roches calcaires pétrifiées aux formes diverses avec des chênes blancs et verts mérite vraiment le détour. Peu de voitures mais beaucoup de cyclos donnent un sentiment de sérénité.

Dans la forêt de Païolive

Je continue sur de petites routes tranquilles, longeant un moment le ruisseau le Chassezac, affluent de l’Ardèche, jusqu’à Grospierres.

A Grospierres, je prends une voie verte nouvelle sur un gros kilomètre avant de rejoindre la D111 où le trafic automobile est intense. A partir de l’intersection avec la route de Ruoms, la circulation se densifie dans les deux sens et cela devient pénible et dangereux. Impossible de s’arrêter pour prendre une photo, sur les 3 km qui suivent : pas d’accotement et la route est juste assez large pour permettre aux véhicules de se croiser. Heureusement à la sortie des gorges, la route s’élargit et une bande cyclable permet de rouler en sécurité jusqu’à Vallon-Pont-d’Arc.

Je monte dans la ville et suis déçu par ce que je découvre : des échoppes tout le long de la rue principale avec des souvenirs, fringues made in China comme on en trouve maintenant dans tous les lieux touristiques. Ce sont , hélas, les dégâts collatéraux de l’exploitation du site naturel de la rivière amplifié maintenant par le site consacré à la grotte Chauvet situé à quelques kilomètres.

Je poursuis ma route pour entrer dans les gorges et planter la tente dans le camping situé au pied du Pont-d’Arc. Il est temps car il fait très chaud.

Le Pont-d’Arc vue en amont
Le Pont-d’Arc, vue en aval

Ayant déjà visité la réplique de la grotte Chauvet en novembre dernier, je profite de mon temps libre pour me reposer et me baigner dans l’Ardèche sous le Pont-d’Arc. La température de l’eau permettait d’y rentrer facilement et de prendre du plaisir à nager.

La trace GPS de l’étape

Jour-34-Vi2017

Les Vans (07)  →  Vallon-Pont-d'Arc (07)Trente et unième étape

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Jour 33

La vidéo du parcours de l’étape

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Une étape sauvage aujourd’hui ! Sauvage par la difficulté et les paysages.

Ce matin, je pars sur une montée douce sur la N 88 où il y a très peu de circulation. Je prends à droite une toute petite route n’apparaissant pas sur la carte Michelin pour rejoindre Luc directement sans faire le détour par Langogne. Une route champêtre m’amène au-dessus du Cheylard-l’Evêque que j’aperçois dans un trou beaucoup plus bas. J’espère en mon for intérieur que ce n’est pas le Cheylard que j’aperçois car je ne vois pas d’issue autre que la colline d’en face pour sortir du trou. C’est raté ! Je descends dans le trou et comme je le présumais c’est une côte à plus de 15 % au départ qui m’attend à la sortie du village. La côte dure près d’un kilomètre avant un replat et un nouveau raidillon d’environ 1 km avant de redescendre sur Luc.

A la sortie de Luc , je prends le pont sur l’Allier et entre en Ardèche. Je suis la vallée du ruisseau de Masméjean. La pente est faible mais je dois faire face à un vent violent défavorable. J’ai à ce moment là très mal aux jambes et envisage sérieusement de raccourcir l’étape au camping situé au km 34 peu après St-Etienne-de-Lugdarès au pied du col de Pratazanier. J’arrive près du camping, m’arrête, réfléchis sachant que si je continue je franchirai le point de non retour au col et qu’il me faudra poursuivre ma route pendant encore 50 Km avec quelques difficultés notables à franchir.

Paysage dans la vallée de Masméjean

Je me lance dans le col de Pratazanier. La pente est soutenue mais j’arrive au col sans trop de difficultés. Une descente dans un décor très sauvage m’amène à Borne.

Vers Borne

Il faut continuer à descendre pour franchir le ruisseau de la Borne avant de remonter sur le col de Toutes Aures. Un route étroite, très pentue sur 5 km me conduit, difficilement, faisant face à de violentes rafales de vent, au col situé juste au-dessus du village BPF de Loubaresse.

Église de Loubaresse

La suite est beaucoup plus facile. Une remontée en faux plat me conduit au Pas du Loup et ensuite ce ne sera pratiquement que de la descente jusqu’à l’arrivée. Il faut néanmoins faire très attention car le goudron fondu à de nombreux endroits pose des problèmes d’adhérence.

J’arrive aux Vans où j’ai rendez-vous avec Daniel Luis Martinez, membre du Club des cent Cols, qui vient passer un moment avec moi à la sortie de son travail. Nous passons un moment agréable de conversation dans un café sur la place puis Daniel me guide jusqu’au camping avant de rentrer chez lui et de m’inciter à changer mon parcours de demain pour passer par le Bois de Païolive. Je vais bien évidemment suivre ses conseils avisés.

Ce soir, alors que je viens de faire l’étape comportant le plus de dénivelée, je suis moins fatigué qu’hier malgré un départ très laborieux. Le vent m’a protégé de la chaleur. Demain une courte étape me conduira à Vallon-Pont-d’Arc. J’essayerai ainsi de partir très tôt mercredi matin pour déguster les Gorges de l’Ardèche avant la circulation touristique et pouvoir prendre le train à Bollène en début d’après-midi.

La trace GPS de l’étape

Jour-33-Vi2017

Châteauneuf-de-Randon (48)  →  Les Vans (07)Trentième étape

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Jour 32

Il fait très frais ce matin lorsque je démarre : 11 °C . C’est bien pour la première montée de 5 km qui m’amène à environ 1100 m d’altitude. La température s’est ensuite suffisamment réchauffée pour que je puisse me mettre en manches courtes sur le plateau que je vais découvrir pendant plus de 20 km jusqu’à St-Chély-d’Apcher.

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Le paysage est reposant : des collines boisées, des pâturages et des champs tout juste fauchés où le foin est en train de sécher avant la mise en rouleaux.

A partir de St-Chély-d’Apcher, je pénètre en Margéride. Je grimpe quelques bosses qu’il faut redescendre immédiatement. C’est ainsi que j’arrive aux Estrets, point bas avant l’ascension du col de la Baraque des Bouviers. J’avais calculé qu’il y avait près de 500 m de dénivelée à faire pour atteindre le col. C’était sans compter les multiples descentes qui faisaient perdre l’altitude durement gagnée. J’arrive finalement à St-Denis-en-Margeride, le mercure dépasse les 30 °C et il me reste encore 260 m de dénivelée avant le col. Il n’y aura plus descente et cette dernière partie de l’ascension étant assez ombragée m’épargnera un peu de fatigue.

Le vent s’est levé et autour de 1400 m la température est supportable. Une courte descente et c’est déjà la remontée (courte aussi) vers le col de la Croix de Bor situé à quasiment la même altitude que le col précédent. Rebelote pour le col des Trois Soeurs.

Pont haut du voyage

Puis c’est la descente au milieu des champs et des genêts que je retrouve après les avoir quittés dans les Cévennes. Le paysage est à la fois sauvage et reposant.

A partir de 1200 m , la chaleur devient étouffante. la courte remontée vers le col de la Pierre Plantée et la dernière vers Châteauneuf-de-Randon sont très éprouvantes.

J’arrive très fatigué à Châteauneuf-de-Randon mais ce n’est pas étonnant car c’est l’étape qui comporte le plus de dénivelée positive depuis le début du voyage.

A Châteauneuf-de-Randon, il n’y a plus guère de choses à voir. Le château a disparu. La notoriété de ce village est liée au fait que c’est là qu’est mort Du Guesclin alors qu’il assiégeait Chateauneuf pour la libérer des Anglais et des Grandes Compagnies. La tradition rapporte que Du Guesclin mourut au camp de l’Habitarelle situé au pied de la cité, pour avoir bu, un jour de grande chaleur, l’eau trop fraîche de la source de la Glauze. Il en décèdera d’une congestion cérébrale. Logeant justement au hameau de l’Habitarelle,  et ayant aussi livré  un rude combat aujourd’hui sous la chaleur, j’ai préféré m’abreuver à la source de la Kro afin de ne pas subir le même sort !

La trace GPS de l’étape

Jour-32-Vi2017

Fournels (48)  →  Châteauneuf-de-Randon (48)Vingt-neuvième étape

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Jour 31

 
Avant de quitter le Cantal, je me suis offert hier soir une petite découverte gastronomique de cette région : tripoux, truffade et fromages. Certes ce n’est pas très diététique pour une pratique sportive mais le cyclotourisme c’est la découverte du patrimoine. En tout cas, c’était très bon !

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Aujourd’hui, beaucoup de vent qui amène une certaine fraicheur. Plutôt favorable le matin de 3/4 arrière puis défavorable en fin d’étape.

Une longue montée pour commencer m’amène sur un plateau que je vais parcourir sur plus de 20 km avant de redescendre après Neuvéglise jusqu’au barrage de Lanau. Des prés fauchés, des collines, des bois forment le décor dans lequel j’évolue. Cette partie du Cantal me paraît  beaucoup plus fade que celle de la veille.

Plateau après Valuejols

Après le passage sur la Truyère, une bonne remontée de 5 km m’amène à Chaudes Aigues.

La Truyère

Un panneau à l’entrée du village vante la température naturelle de l’eau : 82 ° la plus chaude d’Europe. A vérifier, si en Islande il n’y aurait pas des eaux encore plus chaudes.

Je me ravitaille à Chaudes Aigues, village très animé par rapport aux déserts traversés ce matin, avant d’aborder les monts de l’Aubrac. Une nouvelle remontée de 5 km m’amène à nouveau sur un plateau. De courtes montées et descentes, pénibles face au vent violent, rendent difficile cette fin d’étape. Le paysage est différent de celui du matin, beaucoup plus varié.

Je passe près d’Anterrieux (15) où est implanté un musée de la Résistance. Si on n’en parle pas beaucoup médiatiquement, un maquis actif était présent sur ce plateau à la limite du Cantal et de la Lozère. Des villages entiers ont été brûlés (Anterrieux, Saint-Martial, Pradel…)

Juste avant Saint-Juery, je pénètre en Lozère. L’architecture des villages a changé.

Église et pont reconstruit (il avait été détruit pendant la guerre) à St-Juéry

Finalement, j’arrive à Fournels, site BPF, où je peux planter la tente dans un camping désert (seul un couple en caravane y est installé).

Demain, je serai sur le toit de mon voyage et l’étape s’annonce difficile. Outre les ascensions, le vent est annoncé défavorable.

La trace GPS de l’étape

Jour-31-Vi2017

Murat (15)  →  Fournels (48)Vingt-huitième étape

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Jour 30

 
Une étape courte mais où j’en ai pris plein les yeux. Ce matin, au moment où je m’apprête à quitter le camping je vois arriver à vélo Claude Bénistrand. Il est parti de très bonne heure en voiture de Clermont-Ferrand pour venir faire un bout de route avec moi.

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Nous partons direction Apchon, site BPF. Cela monte tout de suite, sans échauffement mais les jambes tournent bien. Le paysage est verdoyant et nous passons sous le regard placide de troupeaux de Salers.

Le côté par lequel nous arrivons à Apchon nous offre une vue du château qui domine le village mais il est complètement masqué par des échafaudages. Nous le verrons mieux sous un autre angle à la sortie du village.

Nous poursuivons notre route jusqu’à Cheylade, où Claude, fin connaisseur de la région m’invite à visiter l’église pour me montrer son plafond remarquable.  Il date de la fin du XVIe siècle et est composé de caissons de bois polychromes, représentant des fleurs, des animaux, des personnages, des formes cabalistiques de facture naïve.

Un peu de descente, de plat et nous nous dirigeons vers la difficulté de la journée : le col de Serre (1335 m). Ce sera le point haut de mon voyage depuis le départ mais je monterai encore plus haut en Lozère dans deux jours. Nous avons des points de vue sur le Puy Mary et autres puy et sur la Brèche de Roland.

La montée du col de Serre s’effectue sous une température autour de 20 °C en forêt. En discutant tout le long, nous nous retrouvons au sommet sans fatigue et sans avoir vu le temps passer.

Claude au col de Serre

Nous restons un moment au col pour bavarder, contempler le paysage et prendre quelques photos. Puis, c’est déjà le moment de nous séparer : Claude va partir à gauche pour franchir le Pas de Peyrol et ensuite rejoindre Riom-es-Montagne tandis que je vais partir à droite, descendre avant de rejoindre Murat via le col d’Entremont.

Dans la descente, je fais de nombreux arrêts photos.

Le col d’Entremont arrive. Il n’est pas très long mais je le trouve difficile maintenant que la chaleur s’est installée et qu’il n’y a pas d’ombre.  Ensuite ça descend tout le long jusqu’à Murat mais des travaux perturbent un peu ma descente. Deux kilomètres sont entièrement gravillonnés et il faut faire très attention. J’arrive tout de même assez tôt à Murat, que je prends le temps de visiter, pour reprendre ce qui commence à devenir des petites habitudes : douche, sieste, lessive, blog et récupération.

Je remercie encore une fois mon accompagnateur du jour qui m’a ainsi fait découvrir des trésors cachés de cette région et qui a complété ma culture géographique en me nommant les sommets.

La trace GPS de l’étape

Jour-30-Vi2017

Riom-ès-Montagnes (15)  →  Murat (15)Vingt-septième étape

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Jour 29


Jusqu’à Bort-les-Orgues, l’étape est relativement facile et c’est ainsi quarante kilomètres qui sont avalés rapidement (tout est relatif c’est par rapport aux étapes précédentes). Au départ, il fait 20 °C mais la température ne cesse de s’élever. Avec la vitesse de déplacement, je ne suis pas incommodé alors qu’il fait déjà 30 ° C à 10H30 à Bort.

La vidéo du parcours de l’étape

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Vidéo générée par l’application Relive

Juste avant la plongée sur Bort-les-Orgues, je côtoie, sur son petit côté, le lac du barrage de Bort  érigé sur la Dordogne.

A Bort-les-Orgues, je jette un regard sur les orgues qui ont donné une partie du nom au village. Les photos ne rendent pas grand chose, il aurait fallu une vue aérienne comme sur le site : http://www.tourismecorreze.com/fr/tourisme_detail/les_orgues_de_bort.html

N’étant pas trop fatigué, je décide de prolonger mon étape jusqu’à Riom es Montagne pour atténuer un peu la difficulté de l’étape du lendemain. Peu après Bort, je quitte la Corrèze pour entrer dans le Cantal.

Paysage cantalou

La température continue de monter, les premiers kilomètres sont irréguliers mais je commence à souffrir dans les montées. Je m’arrête pour manger à Antignac avant d’attaquer la dernière et grosse difficulté de la journée. Une longue montée de 8 km m’amène sur le plateau de Riom, il fait alors 37 °C. J’arrive assez tôt au camping pour avoir le temps de récupérer avant l’étape de demain qui s’annonce difficile.

Autre vue du Cantal

La trace GPS de l’étape

Jour-29-Vi2017

Meymac (19)  →  Riom-ès-Montagnes (15)Vingt-sixième étape

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Jour 28

 
Une très belle étape aujourd’hui. Avec la chaleur annoncée, je pars tôt. A sept heures, il fait déjà 20 °C mais la température ne dépassera pas 23 °C au fur et à mesure que je m’élève. Les ascensions se déroulent essentiellement en forêt avec de nombreuses vues sur les pâturages, les crêtes et les forêts.

La vidéo du parcours de l’étape

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Sur le plateau de Millevaches

Mon parcours emprunte les mêmes routes que celles des pro dans le Tour du Limousin. Les ascensions sont plus longues, régulières et me conviennent mieux. C’est ainsi que j’arrive relativement frais à 800 m d’altitude au col de Bos. J’enchaine de suite avec le col des Géants et celui de Lestards avant d’entamer une descente qui va me ramener à Bugeat sans avoir perdu trop d’altitude.

A Bugeat, j’emprunte quelques kilomètres la D979, marquée route à grande circulation sur la carte Michelin alors qu’il y a très peu de trafic. Après Pérols-sur-Vézère, je prends la route des Hêtres. J’ai un moment d’hésitation : est-ce que je continue sur la D979 ou est-ce que je prends la route des Hêtres ? De gros nuages menaçants s’amoncellent tout autour et je crains de prendre l’orage sur cette route déserte, sans autre abri que les arbres, ce qui n’est pas recommandé en cas de foudre. Il ne me reste qu’une petite vingtaine de kilomètres à faire et je fais le pari que cela va tenir.

Je circule donc sur cette route qui porte bien son nom et trouve LA BRANCHE au milieu de la route avec l’épitaphe pour Gérard Fillion (cf commentaire article de la veille).

Sur la route des Hêtres

Le revêtement est assez dégradé mais avec mes gros pneus, il n’y a pas trop de problème de confort. Quelque secteurs sont très sombres à cause de la densité de la forêt et des nuages.

La route me ramène directement à Meymac où j’arrive exactement en même temps que les premières gouttes de pluie. Finalement, il ne tombe que 3 gouttes qui laissent vite place à un ciel d’azur ainsi qu’au retour de la chaleur. Des orages sont annoncés pour ce soir.

L’après-midi est consacré à une sieste réparatrice suivi d’une visite à pied de Meymac.

Je craignais beaucoup cette étape et finalement elle m’a été relativement facile. Ce soir, je ne ressens pas de grosse fatigue comme cela a pu m’arriver lors d’étapes précédentes.

La trace GPS de l’étape

Jour-28-Vi2017

Treignac (19)  →  Meymac (19)Vingt-cinquième étape

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Jour 27

 
La journée étant annoncée chaude je décolle assez tôt pour essayer de finir l’étape avant midi. Il fait déjà chaud et des brumes de chaleur floutent un peu l’horizon.

La vidéo du parcours de l’étape

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Campagne limousine

Le paysage ressemble à celui d’hier avec une alternance de pâturages et de secteurs boisés. Toujours un relief bien vallonné sans méchantes côtes. Elles sont un peu plus longues que celles de la veille mais les jambes tournent bien.

Architecture limousine

A mi-étape je pénètre sur le plateau de Millevaches. Si je vois des vaches (pas des milliers) en revanche je ne trouve pas le plat de plateau. Je découvre aussi quelques étangs cachés au milieu des bois. La route est agréable et champêtre.

La dernière difficulté de la journée se situe peu après Chamberet où une longue côte, sous une température dépassant les 30 °C, est un peu difficile à digérer.

J’arrive très tôt à Treignac ce qui me permet de faire une longue sieste avant d’aller visiter à pied, ce site BPF. Je retrouve l’architecture corrézienne que j’avais découverte il y a deux ans du côté d’Argentat. Un orage semble s’annoncer pendant ma visite mais il ne fait que passer…

Des habitants de Treignac, m’ont indiqué, pour demain, un itinéraire de substitution qui devrait atténuer un peu les difficultés et passer par la très jolie route des hêtres qui sera ombragée. Je vais suivre leurs conseils au vu de la forte chaleur annoncée et faire l’impasse sur le col de la Blanche.

La trace GPS de l’étape

Jour-27-Vi2017

Magnac-Bourg (87)  →  Treignac (19)Vingt-quatrième étape

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Jour 26

 
Je me suis levé à 5 h 30 pour un départ à la fraiche à 7 h et éviter les grosses chaleurs des jours précédents. Ce matin le ciel est gris et me fait un peu regretter ce choix mais il s’avère finalement judicieux, la température montant progressivement pour atteindre les 30 °C en fin d’étape.

La vidéo du parcours de l’étape

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Le décor a bien changé, le Limousin est une terre d’élevage et je ne vois plus beaucoup de champs de céréales mais plutôt de nombreux pâturages.

Paysage du Limousin

C’est très vallonné mais doux avec, comme les derniers jours, beaucoup de côtes à gravir.

Celle-là est raide !

Le début d’étape est très facile, j’emprunte la voie verte qui me conduit à Châlus, là où le roi Richard Coeur de Lion perdit la vie en 1199, site BPF. J’arrive avant 8 h et la commune est encore endormie. Je croise un couple de cyclovoyageurs français avec un bébé dans une remorque. Ils ont tout laissé pour partir voyager autour de la France pendant un an à raison d’une vingtaine de kilomètres par jour. Ils sont très chargés.

Je continue mon chemin sur la :

pour rejoindre Nexon, second site BPF de la journée

Je passe et oublie d’aller faire un tour du côté du château. Je poursuis donc ma route en passant de vallées en vallées, sur de petites routes sans circulation, en apercevant au loin quelques donjons.

Donjon de Château-Cervix

J’arrive en tout début d’après-midi et m’installe au camping municipal qui est ouvert. L’étape a été assez courte mais comporte néanmoins une dénivelée significative. Demain, je reduirai la distance (38 km jusqu’à Treignac en Corrèze) car le lendemain une grosse étape avec 4 cols m’attend sans possibilités de camping sur 63 km. J’en profiterai donc pour me ménager une plage de semi-repos.

La trace GPS de l’étape

Jour-26-Vi2017

Champagnac-la-Rivière (87)  →  Magnac-Bourg (87)Vingt-troisième étape

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Jour 25

 
Encore une journée de grosse chaleur. L’étape a été globalement montante sans beaucoup de descentes pour récupérer. Les côtes ne présentent pas de forts pourcentages mais avec le poids des bagages elles ne sont pas anodines. Le décor de l’étape fut comme hier une succession de champs de céréales et de bois avec en plus quelques prairies d’élevage bovins en Haute-Vienne.

La vidéo du parcours de l’étape

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Peu de photos à prendre aujourd’hui même si l’alternance des paysages a pu rompre un peu la monotonie.

Moulin peu avant Chassenon

L’étape d’aujourd’hui prévoyait un détour par Chassenon, dernier site BPF de Charente sur mon circuit. Ce sont les thermes antiques datant de l’époque romaine qui donnent un intérêt touristique à cette commune mais aujourd’hui dimanche, tout est fermé. Je ne fais donc qu’une photo de l’imposante église et continue ma route vers Rochechouart situé 6 km plus loin.

Église de Chassenon

A Rochechouart, je fais un petit détour vers le château. L’une des façades est en cours de rénovation.

Il me reste une quinzaine de kilomètres à faire pour rejoindre un camping à qui j’ai téléphoné et qui est ouvert. Il fait alors 36 °C et le profil est montant jusqu’à Oradour-sur-Vayres. A Oradour, j’emprunte une voie verte construite sur une ancienne voie ferrée, les quatre kilomètres sont très faciles et ombragés. Le camping se situe à 300 m de la voie verte. Il fait trop chaud pour planter la tente, j’étends le tapis de sol, gonfle le matelas et fait une petite sieste avant de monter la tente et d’aller profiter de la piscine.

Demain, je vais essayer de partir encore une heure plus tôt afin de pouvoir m’arrêter de pédaler avant les heures les plus chaudes.

La trace GPS de l’étape

Jour-25-Vi2017

Marillac-le-Franc (16)  →  Champagnac-la-Rivière (87)Vingt-deuxième étape

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Jour 24

 
Dure journée aujourd’hui. Une étape très casse-pattes, la chaleur de l’après-midi l’a rendue difficile.

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Jusqu’à Villebois-Lavalette, cela va bien. Il y a bien quelques bosses mais rien de très pentu. La route serpente au milieu de champs de céréales (blé, maïs, soja). J’ arrive à onze heures à Villebois et monte au château.

Arrivée vers Villebois-Lavalette

Une visite guidée est en train de démarrer. On me propose de mettre mon vélo en sécurité et je peux ainsi participer à la visite. En fait il y a deux châteaux à voir, construits au même endroit :  un du XIIe siècle et un autre du XVIIe.

Je me restaure et reprends la route, il fait plus de 30 °C

Au loin le château domine le village.

L’après-midi sera encore un tobbogan au milieu des prés avec quelques passages rafraichissants et bienvenus dans des bois. L’architecture des villages a bien changé par rapport à celle du Périgord quitté la veille.

Clocher charentais à Sers

J’arrive à La Rochefoucault et me rends au château pour le photographier. Mon appareil photo refuse de démarrer, la batterie  doit sans doute être vide.

Je pensais dormir au camping de la Rochefoucault mais je trouve porte close. Je me mets en quête d’un hôtel : il y en a deux sur la Rochefoucault. L’un est en vente et fermé  tandis que l’autre n’ouvre pas le week-end. Finalement, je trouve une chambre d’hôte à 5 km. Il va falloir encore grimper pour y arriver.

Avant de quitter définitivement la Rochefoucault, ce village touristique sans infrastructure d’hébergement, une photo du château s’impose. Heureusement le téléphone va me dépanner.

Le château de la Rochefoucault

J’ai reçu un excellent accueil dans cette chambre d’hôtes de charme “Tendance Campagne”.  Les propriétaires ne font pas tables d’hôtes mais ils ont eu la gentillesse de me préparer un excellent repas pour m’éviter d’avoir à redescendre au village situé à 2 km et surtout de ne pas avoir à remonter ensuite !

La trace GPS de l’étape

Jour-24-Vi2017

Aubeterre-sur-Dronne (16)  →  Marillac-le-Franc (16)Vingt et unième étape

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Jour 23

 
Hier soir, pour ma dernière soirée en Périgord, je ne pouvais pas faire d’impasse culinaire autour du canard. Foie gras mi-cuit puis magret de canard accompagnés de deux verres de Bergerac ont complété les souvenirs visuels de cette région.

J’en ai profité pour faire les photos de Brantôme qui sont maintenant en ligne sur la page du jour 22.

Revenons au jour 23.

La vidéo du parcours de l’étape

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Cette nuit un violent orage avec de grosses bourrasques et des éclairs m’a réveillé vers minuit. La tente n’a pas bougé et s’est révélée aussi solide que contre le vent d’autan essuyé près de Mazamet. Ce matin, le ciel est encore plein de résidus nuageux mais on sent qu’il va se découvrir. Je pars pour une étape tranquille car je vais longer la vallée de la Dronne au lieu de faire le saute-mouton que j’avais programmé. Jean-Pierre Monzie  m’a donné rendez-vous du côté de Bourdeilles pour faire un bout d’étape avec moi;

Le départ est on ne peut plus facile. enfin du plat, voire du plat descendant dans les premiers kilomètres qui permet un bon échauffement éliminant les contractures de la veille. Je longe la Dronne sur une route arborée très agréable.

Château de Ramefort peu après Brantôme
Entre Brantôme et Bourdeilles

Au moment de franchir le pont sur la Dronne à Bourdeilles, je vois arriver Jean-Pierre qui m’invite à monter visiter le village.

Nous repartons et effectivement le relief de l’étape que m’a redessinée Jean-Pierre est très calme même si nous faisons quelques petites digressions pour monter dans un village tel celui de Montagrier.

En haut, Montagrier

Nous achetons notre casse-croute à Riberac et le mangeons quelques kilomètres plus loin : Jean-Pierre a amené, le cachotier, une bouteille de Bergerac, cru renommé Pécharmant.

Ensuite nous reprenons la route et nous séparons à 3 km de l’arrivée autour d’un bon café.

A peine le temps de planter la tente et prendre la douche, voilà que Christine et Alain Dabé arrivent du Médoc. Ils ont fait près de 180 km juste pour passer un moment d’amitié ensemble et pour me faire visiter Aubeterre-sur-Dronne. Ils m’emmènent donc visiter le monument original d’Aubeterre, l’église monolithe souterraine (en fait elle n’est pas monolithe mais plutôt rupestre sculptée dans le rocher)

Après cette visite, nous mangeons au restau très tôt ce qui permettra à Christine et Alain de ne pas renter trop tard dans leur Médoc.  Le restaurant a adapté ses horaires pour la forte clientèle anglaise qui s’est établie ou qui passe dans la région. Une table de 24 britanniques s’excite à coté de nous bien loin de se “br-exiter”.

Encore une belle journée riche de rencontre et de partage ! Merci à Jean-Pierre, Christine et Alain.

La trace GPS de l’étape

Jour-23-Vi2017

Brantôme (24)  →  Aubeterre-sur-Dronne (16)Vingtième étape

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Jour 22

 
Départ à la fraîche (10 °C) sous un beau ciel bleu.

La vidéo du parcours de l’étape

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Heureusement que j’avais de meilleures jambes qu’hier ! Après 8 km d’échauffement sur du plat, je prends une toute petite route “blanche” qui passe sous un portique à Auriac-du-Périgord. Je me retrouve devant une rampe à 15% qui va durer sur 1 km avec quelques passages un peu moins pentus à 13 %. Ensuite ce sera une succession de légers plats et de raidillons avant de plonger sur Azerat. A Azerat, rebelote : raidillons et longue montée avant de redescendre puis remonter… pour enfin rejoindre Hautefort, premier site BPF de la journée.

Campagne périgourdine

Le château de Hautefort se voit de loin et je fais quelques photos depuis la campagne environnante.

A Hautefort, je croise un couple de cyclocampeurs qui avaient un emplacement à côté du mien au camping de Montignac. Ils sont partis une heure et demie après moi. Ils ont beaucoup moins de dénivelée  en ayant emprunté des départementales et sont arrivés en même temps. Il m’a fallu trois heures pour effectuer 30 km. Du coup, chaque soir, je scruterai attentivement les cartes et modifierai mon itinéraire quitte à délaisser quelques routes blanches pour atténuer un peu les difficultés.

Après Hautefort, il me reste encore 50 km à faire et j’ai déjà effectué 700 m de dénivelée. Heureusement, c’est beaucoup plus facile surtout avec les bons conseils de Jean-Pierre qui m’a évité quelques routes pentues.

Abbaye de Tourtoirac
Renoncules aquatiques ? A la sortie de Tourtoirac

La forme est revenue puisque j’arrive au camping pas trop fatigué malgré la grosse chaleur de l’après-midi (près de 35 °C). La piscine du camping est trop attirante. Du coup, je remets à ce soir la visite de Brantôme, site BPF. Je vais me faire un petit resto et je doute de pouvoir publier les photos avant demain.

Retour vers Brantôme avec quelques photos :

Demain matin, Jean-Pierre Monzie viendra à ma rencontre et m’accompagnera jusqu’à Aubeterre-sur-Dronne. L’étape devrait être facile et j’aurai ainsi le temps de visiter ce site BPF en compagnie d’Alain et Christine Dabé qui viendront du Médoc pour passer un moment avec moi. Nous avons prévu de manger ensemble demain soir.

La trace GPS de l’étape

Jour-22-Vi2017

Montignac (24)  →  Brantôme (24)Dix-neuvième étape

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Jour 21

 
Petite journée aujourd’hui : petite étape, petite forme. Ce matin, il fait frais 13 °C. J’ai mal dormi et je me traine sur le vélo sans arriver à me réchauffer malgré une température qui monte jusqu’à 23 °C.

La vidéo du parcours de l’étape

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Maison en Périgord noir

Le ciel est très chargé mais se dégage quelquefois avant de se recouvrir. Après 6 km d’échauffement, je franchis la Dordogne à Siorac-en-Périgord avant d’attaquer une longue côte de 5 km qui me permettra de rejoindre la vallée de la Vézère que je suivrai ensuite durant tout le reste de l’étape, sans beaucoup la voir à cause de la végétation arborée, .

Je longe plus ou moins la Vézère jusqu’aux Eyzies où je m’arrête une bonne demi-heure pour me réchauffer et me ravitailler. Les quelques photos prises ne méritent pas d’être publiées.

Aux Eyzies
Bief sur la Beune à la sortie des Eyzies

Ensuite, j’emprunte la D 706 qui mène directement à Montignac mais je la délaisse quelques kilomètres pour prendre une route superbe passant par le site de La Roque-St-Christophe

avant de la rejoindre au très beau village de St-Léon-sur-Vézère.

St-Léon-sur-Vézère

J’arrive à Montignac, le temps est menaçant aussi je décide de m’arrêter au camping afin de récupérer. Je fais une petite sieste de 30 minutes et je n’ai pas le courage de faire la queue pour aller visiter la grotte de Lascaux pendant deux heures et demie. Je reviendrai une autre fois.

La trace GPS de l’étape

Jour-21-Vi2017

Monplaisant (24)  →  Montignac (24)Dix-huitième étape

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Jour 20

 
Pendant le petit déjeuner une grosse averse se met à tomber. J’attends que ça se calme pour partir. Le ciel est encore bien chargé lorsque je démarre mais le vent se lève et va pousser les nuages. Il me sera favorable toute l’étape ce qui explique sans doute que ce soir je sois moins fatigué qu’hier malgré une étape plus longue et comportant plus de dénivelée.

La vidéo du parcours de l’étape

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Le ciel est encore bien chargé
Le vent pousse les nuages

Une petite averse tombe quelques kilomètres avant Villeréal où j’arrive vers midi. Je visite ce premier site BPF de la journée.

Échaudé par mes mauvaises expériences de recherche de camping, je téléphone à plusieurs endroits. Ils sont tous ouverts ! Je peux reprendre la route, rassuré, pour me diriger vers Monpazier, site BPF de la Dordogne.

Monpazier

J’ai changé de département et il y a plus de monde et d’animation sur ce site.

Plus qu’une petite vingtaine de kilomètres à faire pour rejoindre mon camping. Le paysage a changé et notamment l’architecture des maisons. J’aperçois aussi de beaux clochers sur les collines.

Sur la route des panneaux invitent à découvrir Belvès. Je me détourne légèrement pour m’y rendre.

Belvès

Je n’ai pas pris plus de photos car je manquais de recul pour les cadrages. J’arrive finalement au camping relativement frais. Demain, l’étape passera près de sites prestigieux :  Les Eyzies-de-Tayac avec la grotte de Fond de  Gaume que j’ai visitée dans les années 80, Montignac avec la grotte de Lascaux…

Si j’en ai la possibilité (places disponibles, mise en sécurité du matériel) alors je ferai étape à Montignac, distant d’une cinquantaine de kilomètres afin de visiter la réplique de la grotte de Lascaux.

La trace GPS de l’étape

Jour-20-Vi2017

Castelmoron-sur-Lot (47)  →  Monplaisant (24)Dix-septième étape

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Jour 19

Après les belles averses d’hier soir, le ciel  est clair mais il fait frais. Le départ est facile jusqu’au pied de Penne d’Agenais.

La vidéo du parcours de l’étape

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Je roule sur une route champêtre et j’aperçois quelquefois de grosses maisons.

Paysage entre Laroque et Penne

Penne d’Agenais est une cité médiévale fortifiée située sur une colline. C’est un site BPF que je pars visiter. La montée est raide et en arrivant dans le village, c’est la déception : encore un vide-greniers ! Impossible de prendre une photo : les stands des nombreux exposants et les objets hétéroclites exposés dénaturent complètement le site. La circulation même vélo à la main est problématique alors je redescends vite au bord du Lot pour arriver au port de Penne d’Agenais.

Le Lot : Penne d’Agenais (le port)

Je repars direction Villeneuve-sur-Lot, sur une route assez circulante que je quitte un moment pour aller gravir un petit col (le Trescol). A l’entrée de Villeneuve, j’aperçois le clocher de l’église Sainte-Catherine et décide de faire le détour pour la voir de plus près.

Vue sur l’église Ste-Catherine depuis un pont sur le Lot

Je quitte Villeneuve par une route très fréquentée mais un accotement cyclable permet de rouler en sécurité. Je laisse cette route à Saint-Livrade-sur-Lot où j’emprunte alors un itinéraire vélo très agréable qui longe plus ou moins le Lot. Arrivé à Castelmoron-sur-Lot, je me rends au camping : il est fermé !

Je poursuis ma route sous la chaleur pour monter à Laparade, site BPF où j’espère trouver le camping ouvert. Hélas, il est fermé. L’hôtel est fermé aussi. Pratiquement aucune vie dans ce village ce lundi de Pentecôte. Je circule dans le village pour voir une place encadrée par deux puits, la vieille halle (classée monument historique) que je ne peux pas photographier correctement, un automobiliste ayant laissé sa voiture au milieu de la rue pour discuter avec un habitant.

Il est temps de chercher un hébergement  sur les pages jaunes.  Après quelques coups de fil à des  chambres d’hôtes du coin, j’en trouve une finalement qui me fera faire un petit détour de 1 km. Il y aura une belle bosse à franchir pour en sortir demain matin.

La trace GPS de l’étape

Jour-19-Vi2017

Laroque-Timbaut (47)  →  Castelmoron-sur-Lot (47)Seizième étape

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Jour 18

La vidéo du parcours de l’étape

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Après une excellente soirée chez Serge et Josette, il faut repartir. C’est de Valence d’Agen que nous repartons sous un ciel couvert pour rejoindre Lauzerte, cité médiévale, site BPF. Le départ est facile et c’est pratiquement plat jusqu’au pied de Lauzerte.

Lauzerte : là-haut il va falloir y monter

Nous visitons Lauzerte.

Une belle descente nous permet de quitter Lauzerte et de suite les premières bosses de la journée vont nous conduire à St-Maurin, deuxième site de la journée. A la pause de midi, je téléphone pour essayer de réserver un camping. Je tombe sur des répondeurs, laisse mes coordonnées mais aucun ne me rappelle. Idem pour une chambre d’hôtes. Il va falloir envisager le bivouac.

A 3 km de St-Maurin, Serge décide de retourner chercher sa voiture et de me reprendre ensuite sur mon itinéraire pour me ramener chez lui ce soir. Tous deux passionnés et anciens joueurs de rugby, nous regarderons ensemble la finale du Championnat de France. Allez Clermont !

Je continue donc mon chemin et arrive à St Maurin. C’est journée vide-greniers et du coup je ne peux pas faire de photographie des monuments sans avoir des étals ou des véhicules devant. Il va falloir recadrer un peu certaines photos.

Je repars afin de ne pas trop faire attendre Serge à Laroque-Timbaut où nous avons rendez-vous et la fin de l’étape s’avérera musclée.

Campagne du Lot et Garonne
Lavoir à la Sauvetat-de-Savères

Une fois de plus, les rencontres faites au sein du Club des Cent Cols débouchent sur des moments forts d’amitié et de solidarité.

La trace GPS de l’étape

Jour-18-Vi2017

Valence-d'Agen (82)  →  Laroque-Timbaut (47)Quinzième étape

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Jour 16

C’est accompagné de deux tontons flingueurs que je découvre la jolie ville de Montauban. Yoyo Ventura a préparé la visite en révisant ses connaissances et la visite est passionnante. Francis Blier qui a vécu ici une partie de sa jeunesse complète les commentaires.

A découvrir en images

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Jour 17

 
Au moment du petit déjeuner,  un crachin est présent mais s’arrête au moment du départ.

Le départ de Chez Chantal et Francis

La vidéo du parcours de l’étape

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Francis a décidé de m’accompagner jusqu’à Auvillar situé à plus de 50 km de chez lui. Il aura le retour à faire et cela lui fera pas loin de 100 km. Nous partons sous un ciel gris et rejoignons assez rapidement le canal latéral à la Garonne.

Au bord du canal

Ce sera tout plat et un peu monotone jusqu’à Moissac (sauf la petite visite de la pente d’eau de Montech et de la machinerie qui permettait aux péniches d’éviter quelques écluses), premier centre d’intérêt de l’étape. Nous nous arrêtons au pont canal qui passe au-dessus du Tarn. J’avais découvert les ponts-canal l’an dernier à Briare et au Guétin et découvre que ce genre d’ouvrage n’est pas aussi rare que je le croyais.

Ensuite nous visitons Moissac, site BPF.

Nous repartons après avoir flâné une petite heure et reprenons les bords du canal qui va nous amener jusqu’au confluent du Tarn et de la Garonne. C’est à ce moment-là qu’un orage éclate et que nous nous retrouvons trempés très rapidement. Nous restons un  petit moment à l’abri sous un pont et repartons vers S-Nicolas-de-la-Grave sous une accalmie. Quelques hectomètres plus loin, la pluie redouble et nous nous arrêtons dans un café à St-Nicolas pour nous mettre à l’abri et nous sécher un peu. Nous repartons alors que la pluie s’est arrêtée et pourrons finir l’étape sans nous mouiller à nouveau.

C’est ainsi que nous arrivons à Auvillar sans manquer de nous arrêter sous le chêne d’Henri IV près de Merles

A Auvillar, site BPF, nous prenons le temps de visiter le village fortifié , ses rues et monuments.

A Auvillar, nos chemins se séparent : Francis a une cinquantaine de kilomètres à faire pour rentrer chez lui tandis que je n’en ai plus que 6 à faire pour me rendre à Valence d’Agen où j’ai rendez-vous avec Polo le cascadeur qui doit me conduire chez lui près d’Agen. C’est l’étape la plus plate du voyage et j’arrive très frais au rendez-vous.

Vue sur la plaine de la Garonne, Espalais depuis le belvédère d’Auvillar

En attendant Serge à Valence d’Agen, j’en profite pour visiter un peu la ville.

Comme chez mes hôtes précédents, l’accueil est chaleureux et je suis encore gâté…

Pigeonneaux, cèpes, girolles et tutti quanti

La trace GPS de l’étape

Jour-17-Vi2017

Labastide-Saint-Pierre (82)  →  Valence-d'Agen (82)Quatorzième étape

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Jour 15

 
Hier soir, après le repas, je suis allé me promener dans Gimont. Je n’ai pas pu prendre de photo correcte de la halle.

Église de Gimont

La vidéo du parcours de l’étape

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Départ matinal afin d’échapper à la chaleur  annoncée pour l’après-midi. La sortie de Gimont n’est pas agréable : il faut prendre la nationale pendant 2 km et il y a beaucoup de trafic (automobiles et camions). Ensuite une route très calme, avec une succession de bosses et de descentes m’amènera à l’Isle-Jourdain. Ce seront les seules difficultés de la journée.

Entre l’Isle-Jourdain et Montaigut-sur-Salve, je prends la N224. il y a un peu plus de circulation mais pas trop. Il y a quelques tronçons de piste cyclables mais extrêmement mal entretenues. Peu après Lévignac, il y a du sable et de la boue sur la piste. La boue se coince dans mon garde-boue, la roue dérape et je me retrouve les quatre fers en l’air mais sans brulures, le coude et les mains ayant frotté sur de la glaise. Pas moyen de repartir sans avoir auparavant nettoyé les passages de roues sous les garde-boues et les étriers de freins.

A Montaigut, je prends une petite route, très calme, sur la rive gauche de la Save qui me conduit à Grenade, site BPF de Haute-Garonne.

Un courte portion de nationale pour sortir de Grenade puis 5 km plus loin je rejoins la voie verte qui longe le canal latéral à la Garonne. La piste n’est pas très roulante mais elle permet de circuler en sécurité. Je pique-nique près d’une écluse et un cyclo-voyageur parti d’Albi pour St-Jacques-de-Compostelle, il y a quelques jours, s’arrête. Nous casse-croutons ensemble, discutons et repartons chacun de notre côté.

Sur la voie verte

Quelques kilomètres plus loin Francis vient à ma rencontre et me ramène chez lui par de petites routes au milieu du vignoble de Fronton.

Demain, je prendrai ma première journée de repos. Au programme, changement de pneus, nettoyage du vélo, modification du parcours pour un enchainement plus logique des BPF (conseils des locaux) et visite de Montauban.

Avec les amis

La trace GPS de l’étape

Jour-15-Vi2017

Gimont (32)  →  Labastide-Saint-Pierre (82)Treizième étape

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Jour 14

 
Le ciel est encore gris au moment du départ mais peu à peu le soleil va percer et ce sera une belle journée sans pluie.

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Pas d’échauffement, de suite il faut monter à Aurignac, site BPF, connu des scientifiques du monde entier pour son abri sous roche où furent découverts en 1860 des outils typiques d’une période de la préhistoire. Aurignac a ainsi donné son nom à une période de la préhistoire : la culture aurignacienne qui s’étend en Europe de -39000 à -28000 ans.

Tout de suite après Aurignac, un petit détour d’un km m’amène au col de Joulin.

Un véritable toboggan, pour franchir des vallées issues du plateau de Lannemezan,  va me conduire jusqu’à l’Isle-en-Dodon. J’ai sélectionné de petites routes et je me retrouve dans des raidillons indigestes. Je suis attaqué dans le même raidillon d’abord par deux chiens puis par un autre quelques hectomètres plus loin. Je les tiens à distance en les aspergeant avec la gourde et peut continuer mon chemin.

Arrivé à l’Isle-en-Dodon (site BPF), je me restaure, consulte la carte et choisis de prendre une route un peu plus importante pour rejoindre Simorre afin d’échapper aux raidillons et… aux chiens.

Le toboggan continue et cesse 2 km après être entré dans le Gers car je chemine alors dans une vallée. Enfin 6 km de plat et je suis à Simorre (site BPF), terme prévu de l’étape.

Je suis fatigué ayant déjà près de 900 m de dénivelée dans les jambes. Le camping est fermé. Pas d’hôtel. Pas de chambre d’hôte libre, je me résous à continuer jusqu’à Gimont 25 km plus loin. Je vais continuer à suivre la vallée de la Gimone sur une succession de plats, de faux plats montants ou descendants qui n’auraient sans doute pas été difficiles sans bagages ou sans fatigue. Je suis accompagné par un cyclo local qui me propose de me couper le vent un peu défavorable sur les 20 derniers kilomètres.  Sur cette portion, je croise aussi à nouveau le couple de voyageurs rencontré à Castelnaudary et nous nous arrêtons encore bavarder quelques instants.

A Gimont pas de camping et c’est donc un hôtel qui m’accueille ce soir.

Demain, je dévierai un peu de mon parcours après Grenade, où Francis Touzeau doit venir à ma rencontre et m’amener chez lui à Labastide-St-Pierre.

La trace GPS de l’étape

Jour-14-Vi2017

Boussens (31)  →  Gimont (32)Douzième étape

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Jour 13

 
Il a plu un peu cette nuit et ce matin le temps est brumeux. Très peu d’échauffement et c’est tout de suite une côte pour rejoindre l’itinéraire depuis le camping.

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Peu après le camping

A Salles-sur-l’Hers, un raccourci passant par un méchant raidillon m’amène sur la route du col de la Louvière. A peine arrivé sur cette route, un cyclo me rejoint et entame la discussion. Il est originaire de Carcassonne, habite Bram mais a travaillé 13 ans en Savoie dans les douanes à 3 km de chez moi. Il modère son allure et m’accompagne jusqu’au col 5 km plus loin.

Bizarres, ces sillons

3 km après le col, je vois arriver à ma rencontre Guy Ruffié, Cent Cols toulousain. Il est parti de très bonne heure, a posé sa voiture à Boussens et a déjà fait 83 km. Il fait demi-tour et m’accompagnera jusqu’au bout de mon étape à Boussens (il aura 166 km au compteur).

Nous franchissons ensemble le Pas Grand et Guy me décrit ce qui nous attend. Il va falloir traverser 3 vallées avant de finir par 30 km de plat le long de la Garonne. A chaque franchissement de vallée, une bosse conséquente sera au menu.

Première vallée : celle du Grand Hers à laquelle succédera celle de l’Ariège et enfin celle de la Lèze.

Le franchissement de la première vallée se passe très bien suivi d’une bonne portion plane d’une quinzaine de kilomètres avant et après Cintegabelle qui permet une bonne récupération. Nous prenons deux averses mais avons le temps de sécher sur la route à chaque fois.

Ancienne abbaye de Boulbonne peu avant Cintegabelle

Juste avant d’attaquer la bosse de la deuxième vallée, je commence à ressentir un début de fringale : le cassoulet est certes énergétique mais pas assez chargé en sucres lents. Nous nous arrêtons pique-niquer et pouvons attaquer la bosse qui est avalée relativement facilement.

Au sommet, nous subissons un contrôle inopiné : une BMW bleue est garée, le chauffeur en descend et nous interpelle. Il s’agit d’Alain Gillodes, membre émérite du Club des Cent Cols, qui est venu en voisin depuis Muret et qui nous propose de boire ensemble un café dans le village suivant.

Nous restons près d’une heure à bavarder au bistrot et repartons. De suite, il faut attaquer la dernière bosse : elle est assez longue, pentue et me fait vraiment mal aux jambes.

Enfin la Garonne à Marquefave

La suite n’aurait dû être qu’une formalité mais la longueur de l’étape, la pluie violente qui s’abat sur nous à 15 km de l’arrivée et le vent défavorable durciront considérablement la fin de cette journée.

Cazères

Très fatigué, je renonce à planter la tente sous la pluie qui continue et choisis de dormir à l’hôtel. La présence de Guy m’aura été d’un grand secours et m’a vraisemblablement aidé à finir. Un grand merci à lui.

Ma zone d’évolution est toujours classée en alerte orange jusqu’à mercredi 1H. Cela fait un an que je n’avais plus roulé sous la pluie et cela commençait à vraiment me manquer !

La trace GPS de l’étape

Jour-13-Vi2017

Belflou (11)  →  Boussens (31)Onzième étape

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Jour 12

 
Par chance, le vent d’autan est tombé après 3 jours. J’échappe donc à 3 ou 6 jours supplémentaires de ce vent qui paraît-il rend fou. Il fait beau ce matin mais je me dirige vers les nuages : le “marin” a pris la place du vent d’autan et apporte les nuages.

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Le départ aurait pu être facile mais je fais un petit détour pour aller cueillir le col de Montredon. Les 700 m de bonne piste sont rudes sans échauffement.

Au col de Montredon

Ensuite, une agréable descente, traversant de jolis villages me conduit à Lastours.

Pont à Roquefère

A Lastours, site BPF, une forte côte, puis un petit détour à un belvédère permet d’avoir une vue sur les quatre châteaux cathares.

Les châteaux de Lastours

Ensuite, c’est une partie difficile de l’étape avec de longues montées qui me sera proposée jusqu’à Saissac, deuxième site BPF de la journée.

Château de Saissac

Puis je rejoins Castelnaudary où je m’arrête boire un coup. Un couple de voyageurs à vélo arrive et entame la discussion. L’un est membre du Club des Cent Cols et nous restons une bonne demi-heure à échanger.

Encore 18 km à parcourir avec la montée du petit col de Samson qui ne présente pas de difficulté mais qui n’est pas facile en fin d’étape. Une petite route vallonnée surplombant le lac de barrage de la Ganguise me conduit au camping  “le cathare” où je reçois un excellent accueil. La patronne m’offre un jus d’orange en me disant que c’est sa tradition d’accueil des vélos. Avec le camping, il y a une auberge et une ferme. Ils font des repas de groupe. Ce soir, j’ai réservé leur dernière part de cassoulet, cuisiné traditionnellement à partir des produits de la ferme. Cela devrait me permettre de récupérer de cette étape éprouvante (la plus longue et celle présentant le plus de dénivelée depuis le départ du voyage).

Vue sur le lac de Ganguise

Le  cassoulet était excellent. Il aurait pu nourrir sans problème 2 convives. Demain, je pense que je ferai les 90 km de l’étape avec un VAM (Vélo à Assistance Méthanique).

Le vin méritait aussi le détour tout autant que l’auberge “le Cathare”  Château de la Barthe à Belfou.

La trace GPS de l’étape

Jour-12-Vi2017

Pradelles-Cabardès (11)  →  Belflou (11)Dixième étape

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Jour 11

 
J’ai très mal dormi cette nuit réveillé par le bruit du vent. Il n’a pas cessé de souffler. Je n’y suis pas habitué. Dans notre région, quand un vent fort se lève cela ne dure que quelques heures alors qu’ici c’est déjà le troisième jour. Il parait que pour le vent d’autan c’est trois, six ou neuf jours.

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Le but de la journée étant la concentration du Pic de Nore, nous démarrons de Pradelles-Cabardès. Comme nous avons un peu de temps, nous redescendons au col de la Prade afin de voir les glacières avant de remonter au Pic de Nore. Les glacières de Pradelles constituées de fosses semi-enterrées construites au XIXe siècle servaient à la fabrication et au stockage de pains de glace en vue de leur commercialisation (comme dans d’autres régions de montagne, Bauges notamment).

Glacière
Glacière

J’ai peu de jambes et de nombreux cyclistes me dépassent pour se rendre à la concentration. Beaucoup d’entre eux redescendent aussitôt car il fait frais là-haut,  le vent soufflant toujours et le “poulet frites dominical” les attend à la maison.

J’arrive vers 10H30 et j’ai le plaisir de revoir beaucoup d’amis pyrénéens qui restent et prennent le temps de discuter autour du verre de l’amitié. Pour eux une concentration est un lieu de rencontre et non un lieu de passage. Au Pic, l’éclairage n’est pas meilleur qu’hier pour faire des photos. Les locaux me disent que c’est habituel quand le vent d’autan souffle.

Vers midi nous redescendons pique-niquer et bavarder autour du lac de Pradelles avant de nous quitter vers 14H.

Lac de Pradelles-Cabardès et Pic de Nore au fond

Je rejoins le gîte d’étape, très bien équipé, où je peux profiter de la machine à laver avant de faire une bonne petite sieste réparatrice. Demain, je reprends le cours normal du voyage.

La trace GPS de l’étape

Jour-11-Vi2017

Pradelles-Cabardès --> Pic de Nore  →  Pradelles-Cabardès (11)Cyclotourisme dans la Montagne Noire

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Jour 10

Comme prévu, aujourd’hui ascension du Pic de Nore par son versant le plus difficile avec 3 cols au programme.

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L’ascension est longue : 19 km. Sans bagages, c’est plus facile. Heureusement que la majorité de l’ascension se déroule en forêt car le vent d’autan souffle très fort et la forêt nous abrite un peu. Dans les endroits découverts et notamment dans le dernier kilomètre, il faut s’arc-bouter sur les machines pour avancer.

Au sommet, un large panorama à 360° s’ouvre mais l’éclairage ne permet pas de réaliser de belles photos. On distingue la chaîne des Pyrénées enneigées. Il fait très frais à 1200 m d’altitude ce qui nous incite à abréger notre visite. Nous y reviendrons demain pour la concentration et espérons que les reliefs seront mieux contrastés.

Une vue sur les Pyrénées depuis le Pic de Nore

Demain, ce sera un simple aller-retour de 12 km depuis le gîte d’étape de Pradelles-Cabardès. Je ne ferai pas de compte-rendu d’étape, puisque ce n’en sera pas une mais j’espère pouvoir publier d’autres photos et impressions sur cette journée de rencontre, souvenir Gaston Maraval, André Astié et Max Vallès. Le pic de Nore était leur jardin.

La trace GPS de l’étape

Jour-10-Vi2017

Mazamet (81) --> Pic de Nore  →  Mazamet (81)Cyclotourisme dans la Montagne Noire

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Jour 9

 
Hier soir, avant d’aller à “la cantine du curé”, j’ai visité un peu Caunes et son abbaye. Je n’ai pas pu faire de photo de l’ensemble de la batisse car il n’y avait pas assez de recul et quelques voitures polluaient visuellement le site.

Il y avait une sacré ambiance et animation, à “la cantine du curé” : une animation musicale, du monde, des serveurs qui ne “restaient pas les pieds dans le même sabot”. Je n’ai pas abusé des bonnes choses et suis rentré sagement me coucher vers 10H après avoir goûté un verre de blanc Minervois qui valait le détour et un verre de rouge Minervois, agréable à boire mais moins charpenté que d’autres que j’ai dégustés dans d’autres occasions. Pour le repas, il y avait une carte proposant une grande variété de tapas. Pas de couverts pour manger, des cure-dents. La hampe de bœuf à l’échalote et les pommes de terre sautées étaient savoureuses et c’était copieux.

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Départ matinal à cause de la chaleur et une seule longue difficulté au programme : l’ascension du col de la Prade avant le Pic de Nore.

Vous n’échapperez pas à la photo traditionnelle des coquelicots (à la sortie de Caunes-Minervois)

La forme est bonne. Il fait  chaud sur le bas mais au fur et à mesure de l’ascension la température se radoucit. A 800 m d’altitude il fait très bon et cela ne donne pas envie de redescendre dans la fournaise. L’ascension est très ombragée et on quitte la forêt au Col de la Prade qui laisse la place à un paysage de prés, genêts et sapins.

Juste après le col de la Prade, vue sur le Pic de Nore

La route continue à monter doucement jusqu’au village de Pradelles-Cabardès où j’avais prévu de faire étape.

Le camping étant fermé, je vais continuer ma route jusqu’à Mazamet où j’ai rendez-vous avec mon ami Yoyo. Nous logerons au camping pendant 2 nuits et avons prévu une ascension demain, sans bagages, du Pic de Nore par son versant le plus difficile. Il ne fait pas trop chaud mais le vent d’Autan s’est levé et il faut bien arrimer la tente.

Sur la route entre Pradelles et le Pic de Nore
Grand détour pendant le voyage : Madagascar puis un peu plus loin, Cayenne

Mazamet était connue pour son industrie de délainage. Les peaux achetées dans différents pays, étaient traitées, afin de récupérer la laine qui était ensuite filée dans le Nord.

Dimanche, il y a une concentration traditionnelle cyclotouriste FFCT au Pic de Nore et nous partirons de Pradelles afin de reprendre mon itinéraire.

La trace GPS de l’étape

Jour-09-Vi2017

Caunes-Minervois (11)  →  Mazamet (81)Neuvième étape

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Jour 8


Je démarre pas trop tard car la journée est annoncée très chaude.

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Deux kilomètres d’échauffement et de suite c’est l’ascension pendant 10 km du col de Ste-Colombe. La pente est raisonnable, sur une bonne route mais il fait déjà chaud. Les sensations sont bonnes.

Après une courte descente de 3 km, je prends une toute petite route très sauvage qui va m’amener à franchir trois cols. Il fait très chaud mais la route est très ombragée. De belles trouées dans la forêt permettent d’apercevoir au loin la chaîne des Pyrénées enneigées. Dans la partie finale c’est le Canigou qui surveille ma progression.

Une rapide descente,  me conduit à Minerve. Le choix d’avoir pris cette petite route permet d’avoir une vue aérienne sur ce très beau site BPF. Minerve n’étant située qu’à 180 m d’altitude c’est la fournaise.

Après avoir arpenté à pied, les ruelles, puis m’être restauré et hydraté je repars vers Caunes-Minervois. Une succession de faux-plats à travers les vignes,sous une chaleur avoisinant les 40° m’éprouve beaucoup plus que les montées de la matinée.

Vignes du Minervois

Ce soir, le repas est prévu dans un bar à vin  d’un vigneron local “la cantine du curé”. J’ai découvert le cru Minervois il n’y a qu’une dizaine d’années et j’avoue avoir eu un coup de cœur pour ces vins.

La trace GPS de l’étape

Jour-08-Vi2017

Saint-Pons-de-Thomières (34)  →  Caunes-Minervois (11)Huitième étape

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Jour 7

Ce matin, le double-toit de la tente est bien humide mais c’est un beau ciel bleu qui a pris la place du gris d’hier.

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J’attaque de suite, sans échauffement, une petite ascension de 3 km pour franchir le col de la Croix de Deux Sous. Les sensations sont bonnes et les jambes tournent bien. Une courte descente puis un paysage vallonné me conduisent à Nages. Un panneau invite à admirer les fresques de l’église.

A partir de Nages, je suis en pays connu. Je longe le lac du Laouzas où j’ai d’excellents souvenirs d’un séjour Cent Cols en 2007.

Puis c’est l’ascension, un peu plus difficile, du col de la Frajure en forêt qui offre encore quelques vues sur le lac avant la plongée sur Fraïsse-sur-Agout, site BPF de l’Hérault. Le tampon justificatif est difficile à dénicher : l’office de tourisme, comme c’est le cas de plus en plus souvent, est géré par la communauté de communes et n’a plus de tampon local. La boulangerie est fermée mais finalement le bistrot du coin a encore le précieux sésame.

Fraïsse-sur-Agout

A Fraïsse, Martine et Michel Médina qui m’ont contacté hier viennent à ma rencontre pour m’accompagner. Nous grimpons au col de la Bane. La pente est quelquefois sévère mais discutant tout le long avec les amis cela passe très bien.

Martine et Michel avant le col de Bane

Sur le plateau avant de rejoindre le col du Cabaretou, mes deux guides me proposent un petit détour pour aller au lac de Vézoles où nous pique-niquerons dans un cadre enchanteur. Plateau, vues sur le lac : il n’y a rien à jeter !

Genêts et lac de Vésoles

Ensuite, une descente d’une dizaine de kilomètres nous conduit à St-Pons-de-Thomières où nous retrouvons une circulation intense et la chaleur. Martine et Michel m’accompagnent jusqu’au camping puis rejoignent par la voie verte leur point de départ 10 km plus loin.

Encore, une très belle journée, passée avec des amis qui n’ont pas manqué de me faire partager leurs coups de cœurs pour leur région. Une étape qui s’est déroulée entre 800 et 1000 m d’altitude sous une température agréable avant la descente finale. Ce soir, je suis beaucoup moins fatigué que les autres jours.

La trace GPS de l’étape

Jour-07-Vi2017

Lacaune (81)  →  Saint-Pons-de-Thomières (34)Septième étape

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Jour 6

Je pars ce matin sous un crachin. La température est néanmoins agréable mais baissera dans la longue ascension du col de Sié. Le ciel est resté couvert et c’est dans le brouillard que je termine l’étape. Les quelques photos réalisées ne sont guère lumineuses.

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C’est dommage car la montée du col était très belle avec les contrastes verts des prés et jaunes des genêts. L’ascension a été interminable : elle aurait été facile avec un vélo non chargé, les pourcentages n’excédant rarement plus de 5%.

Photos prises dans l’ascension du col de Sié

Arrivé frigorifié à Lacaune, site BPF du Tarn, je me réfugie dans un petit restaurant ou j’engloutis pour 8,40 euros un sauté de bœuf avec tagliatelles. J’en profite pour téléphoner au camping de Nages où j’avais prévu de faire étape : fermé !

Je m’arrête donc à celui de Lacaune.

Lacaune dans le brouillard

La trace GPS de l’étape

Jour-06-Vi2017

Saint-Affrique (12)  →  Lacaune (81)Sixième étape

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Jour 5

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Le départ commence par une petite ascension sur une route sans circulation. Il fait frais, 13°, sur le plateau à 800 m d’altitude. Ce sont les derniers coup de pédales sur le Larzac qui se termine 2 km à l’ouest de Viala-du-Pas-de-Jaux.

Une plongée vers Tournemire, offrant quelques vues spectaculaires, suivie d’une courte ascension permet de rejoindre Roquefort-sur-Soulzon.

Dans la descente du plateau du Larzac vers Tounemire
Roquefort-sur-Soulzon

La circulation dans Roquefort est problématique : de nombreux camions de livraisons chargent des fromages dans les différentes caves de Roquefort. Les rues sont très étroites. Je me faufile, non sans mal, entre les camions et les fenwicks pour faire un aller-retour au col des Aiguières. Au passage de chaque cave, des odeurs de fromage viennent me flatter les narines.

Il est midi, et la chaleur commence à se faire sentir. Les ascensions deviennent difficiles.

Un coup d’œil en arrière, permet de voir au loin le plateau du Larzac

Une dernière descente me conduit à St-Rome-de-Tarn puis pratiquement au bord du Tarn avant d’attaquer ce que je pensais être l’ultime difficulté de la journée.

Un longue montée d’une dizaine de kilomètres, sur une route balcon au-dessus du Tarn conduit à St-Victor-et-Melvieu. La végétation ne permet pas d’avoir beaucoup de vue sur le Tarn et à cette heure, elle n’apporte pas l’ombre qui aurait pu me faciliter l’ascension.

J’arrive bien fatigué à St-Victor-et-Melvieu, deuxième site BPF de la journée après celui de Roquefort. J’avais repéré un camping mais à l’office de tourisme on m’informe qu’il est fermé. Il va falloir aller à St-Affrique pour en trouver un. L’employée de l’office de tourisme me dit que c’est tout plat puis en descente tandis qu’au bistrot la patronne me dit qu’il y a des faux plats montants qui ne seront pas faciles. Effectivement, de nombreux faux-plats, avec le vent de face qui vient de se lever, seront difficiles à avaler.

Enfin, St-Affrique ! J’ai roulé toute le journée, sur des routes calmes et là je retrouve une circulation intense. Je cherche le camping, traverse la ville et arrive devant la pancarte camping fermé. Tant-pis, ce soir ce sera hôtel et récupération.

La trace GPS de l’étape

Jour-05-Vi2017

L'Hospitalet-du-Larzac (12)  →  Saint-Affrique (12)Cinquième étape

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Jour 4

 
La soirée et l’accueil d’hier soir ont été somptueux : repas copieux, soirée chaleureuse et nuit de récupération excellente.

L’étape d’aujourd’hui est certainement la plus belle depuis le départ du voyage, j’en ai “pris plein les yeux”. Nous avons circulé sur les routes du Gard, de l’Hérault et de l’Aveyron souvent  à des altitudes entre 700 et 800 m. Les températures étaient idéales pour faire du vélo. Le compte-rendu de l’étape m’est difficile à rédiger car ce soir je suis très fatigué.

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Ce matin, nous chargeons les vélos pour rejoindre Montdardier afin de rejoindre l’itinéraire préparé. Le vent est tombé. Mes hôtes rouleront plus de quarante km en ma compagnie et m’inviteront à faire quelques détours culturels. Guy et Christine sont intarissables quant il s’agit de parler de leur territoire.

C’est d’abord un dolmen, accessible à pied par un petit chemin puis un alignement de menhirs et des lavagnes, ces petites retenues d’eau pluviales qui reçoivent notre visite. L’eau est rare sur les causses et c’est un bien précieux dans cet environnement aride

Nous roulons sur le causse de Blandas et ne manquons pas de faire le détour pour aller admirer le cirque de Navacelles.

Le cirque de Navacelles

Quelques kilomètres plus loin une autre cirque où coule la Vis s’offre à nos yeux et des tables explicatives nous informent.

Puis nous quittons le causse de Blandas pour descendre à Vissec au pied du causse du Larzac.

Maintenant, il faut remonter pour rejoindre le causse du Larzac, il commence à faire chaud. La montée n’est pas facile avec le poids des bagages mais les sensations sont bonnes. A partir de Sorbs, la pente se radoucit mais sur le Larzac, ce sera une succession de courtes montées et descentes assez casse-pattes.

Nous faisons un petit détour pour aller franchir le Pas des Gavaches et arrivons au Caylar, site BPF de l’Hérault

Encore un dernier petit détour à La Couvertoirade, cité de templiers.

Peu après La Couvertoirade, Guy et Christine bifurquent pour rejoindre le point de départ et je continue à rouler sur le Larzac pour rejoindre l’Hospitalet par de petites routes tranquilles.

Ce soir c’est camping grand luxe : pour 9 euros de plus que planter la tente, je loge dans un chalet igloo et je vais profiter du restaurant du camping.

La trace GPS de l’étape

Jour-04-Vi2017

Montdardier (30)  →  L'Hospitalet-du-Larzac (12)Quatrième étape

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Jour 3

 
Aujourd’hui départ matinal sous un ciel bleu avec un très bel éclairage. J’en profite pour reprendre une photo d’Anduze qui sera plus lumineuse que celle prise hier après-midi.

La vidéo du parcours de l’étape

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Vidéo générée par l’application Relive

De suite une montée de 5 km me conduit au premier col. Les pentes sont raisonnables et je circule au milieu de forêts de chênes verts sur une route sans circulation. Les jambes tournent bien.Une succession de montées entrecoupées de courtes descentes me conduisent à St-Hippolyte-du-Fort ou je retrouve une route à grande circulation. Les véhicules roulent à vive allure et ne respectent guère la distance réglementaire de 1m 50 pour me dépasser. C’est avec un certain soulagement que je quitte cette route en tournant à gauche 3,5 km plus loin suivant les conseils avisés de Guy Cambéssèdes . Quelques kilomètres plus loin, Christine et Guy Cambéssèdes viennent à ma rencontre et nous pédalerons de concert jusqu’au Vigan où ils m’offrent le gîte et le couvert.

Peu avant St-Bauzille-du-Putois

C’est un vrai plaisir de rouler avec eux. Ils aiment partager la passion de leur région (tout ça “ave l’assent”) et me font découvrir des curiosités en empruntant quelques routes non prévues au programme. Les meuses de Cazilhac, roues à aube destinées à l’irrigation des jardins, voient notre visite. Puis nous longeons la vallée de la Vis avec ses belles cascades

et une longue ascension nous conduit à Montdardier

Montdardier

où un large panorama s’ouvre sur les Cévennes avec juste en face le Cap de Côte, souvenir d’une belle concentration Cent Cols en 2011. Une dernière descente rapide met un terme à l’étape.

Terme de l’étape

La trace GPS de l’étape

Jour-03-Vi2017

Anduze (30)  →  Le Viguan (30)Troisième étape

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Jour 2

Il a plu une grande partie de la nuit mais ce matin le ciel est d’un bleu limpide. Malgré un lever très matinal, je démarre l’étape assez tard. J’ai un peu oublié les leçons de mon premier voyage en cyclocamping de l’an dernier et l’organisation est laborieuse. Je passe aussi un long moment à mieux répartir les charges des sacoches entre l’avant et l’arrière ce qui me facilitera les ascensions.

La vidéo du parcours de l’étape

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Premier arrêt après 5 km pour visiter Uzès. Je parcours tout le centre piétonnier, vélo à la main et je prends de nombreuses photos.

Ensuite, je roule sur des routes larges, souvent bordées de vignes, traverse quelques villages pour arriver jusqu’au bord du Gardon près de Maruéjols.

Les quelques côtes du parcours étaient bien moins rudes que celles d’hier mais le vent s’est levé et s’est renforcé tout au long de l’étape. L’ayant eu de face sur les 3/4 du parcours, je décide de faire étape à Anduze afin de récupérer avant l’ascension, demain, des premiers cols du voyage. Encore un étape dans une cité renommée pour ses poteries.

La trace GPS de l’étape

Jour-02-VI2017

Saint-Quentin-la-Poterie (30)  →  Anduze (30)Deuxième étape

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Jour 1

Pour une première expérience train + vélo, j’ai été gâté. En arrivant avec difficulté (train sur voie éloignée, ascenseur juste à la longueur du vélo) sur le quai de la gare, le train est à quai mais le chef de train m’annonce qu’il est supprimé. Ensuite, il me dit qu’il partira une heure plus tard mais qu’il ira directement à Grenoble en faisant un détour. Il y a eu un vol de câble sur la ligne et tous les trains sont détournés. Le chef de train me dit de retourner dans le hall car il n’est pas certain de ses informations.

A l’accueil, on me dit qu’effectivement un train partira mais ils ne savent pas à quelle heure. J’attends et soudain, on annonce un départ dans 5 minutes. Je fonce sur le quai, stressé et je tombe sur Marie-Noëlle, une cyclotte du club de Yenne qui part travailler à Grenoble (train + vélo). Elle me pilote jusqu’au wagon vélo. Le train de substitution est un corail avec 3 hautes marches et une porte étroite. Avec l’aide de Marie-Noëlle et deux autres voyageurs habituels qu’elle réquisitionne, mon vélo et les sacoches sont hissés dans le train qui démarre juste après.

J’arrive finalement à Valence avec près de deux heures de retard et je pense avoir raté les 2 correspondances possibles. Je descends du train et sur le même quai mais sur une autre voie un train est sur le point de partir. Je me renseigne auprès du contrôleur, très sympathique, qui me dit que le train va à Bollène mais que je dois me dépêcher car il était en train de donner le signal du départ. Il me conduit rapidement au wagon vélo et m’aide à monter le vélo et les bagages. Deux vélos chargés de sacoches avec deux voyageuses, sont déjà dans le train. Elles partent d’Arles pour rejoindre Albi en passant par la Camargue.

La vidéo du parcours de l’étape

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Finalement à 11H30, je descends à Bollène avec seulement une heure et quart de retard sur l’horaire prévu puisque je n’ai pas eu de temps d’attente de la correspondance à Valence.

Petit échauffement, par une route plate et tranquille jusqu’à Pont-St-Esprit où je me ravitaille et pique-nique. Départ à 12h30. Je monte sur de petites routes sans circulation mais il fait chaud et le vent transversal est fort.

J’arrive près de la Roque-sur Cèze, fait le petit détour pour aller admirer les cascades du Sautadet , visite ensuite le beau village et reprend ma route pour rejoindre Saint-Quentin-la-Poterie, village où de nombreux potiers et céramistes d’art exercent leur activité. L’après-midi est éprouvant avec de longues montées sous la chaleur. Seuls les 6 derniers kilomètres avant le village descendent.

L’arrivée au camping et l’installation ne posent aucun problème cette année. La nouvelle tente est solide et facile à monter. Seul petite contrariété, le bar du camping est fermé et il n’y aura donc pas de bière à l’arrivée.

La trace GPS de l’étape

Jour-01-VI2017

Bollène (84)  →  Saint-Quentin-la-Poterie (30)Première étape

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Jour 32

La veille au soir, j’ai eu différents contacts avec des amis qui voulaient avoir mon programme afin de venir à ma rencontre. Le premier rendez-vous est fixé avec Raymond Barbier membre du Club des Cent Cols et du club cyclo de Yenne qui n’hésitera pas à partir à 6h30 de chez lui afin de pouvoir m’accompagner le plus longtemps possible.

La vidéo du parcours de l’étape

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Il me rejoint dans mon huitième kilomètre d’ascension de la première difficulté du jour alors que je viens de franchir le Golet du Mur. Les 6 kilomètres d’ascension restants pour arriver au point haut de la route passeront très vite en sa compagnie.Les jambes tournent très bien et le soleil est de la partie.

Après une longue descente, nous arrivons à Chazey-Bon et nous voyons arriver en sens inverse Michel Rolland de Lovagny qui est parti depuis le Viviers-du Lac et a déjà franchi le col du Chat pour venir à ma rencontre.  Quelques minutes plus tard  Roger Colombo, Fabien Savouroux et François Ravier qui sont partis de Conjux nous rejoignent.

Arrêt casse-croute à Belley, puis nous prenons la “vélo route via Rhôna” qui nous conduira jusqu’à Virignin où Jean-Charles Rubod  vient à notre rencontre.

Après une pause bière chez Jean-Charles à Yenne nous repartons pour l’ascension du col du Chat tandis que Raymond rentre chez lui à Nattages. Sous le soleil, je ne grimpe pas facilement le premier kilomètre du col puis peu à peu cela va de mieux en mieux. Nous faisons quelques pauses photos de groupe et nous voyons arriver Pascal Buffy en voiture qui a préparé quelques boissons fraiches que nous allons apprécier au sommet du col.

Avec Fabien, Michel et Pascal nous faisons une dernière pause au bord du lac du Bourget et nous  rentrons à la maison où une clairette bien fraiche nous attend afin de partager un dernier moment fort de convivialité.

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Avec Michel et Fabien

Une vraiment  belle journée avec des amis Cent Cols venus à ma rencontre. Bien arrivé au terme du voyage et d’une étape qui aura été la plus forte en terme de dénivelée.

et maintenant petit clin d’œil à l’attention de Serge, l’Agenais.

Changement de monture à 1,5 km de l'arrivée
Changement de monture à 1,5 km de l’arrivée

La trace GPS de l’étape

Etape-29

Serrières-de-Briord (01) → La Motte-Servolex Montarlet (73)

Petit bilan provisoire :

Vélo :

  • 2300 km 29 étapes : 19 avec de la pluie dont 3 intégralement
  • 3 journées de repos sous la pluie
  • 11 cols franchis dont 7 nouveaux
  • Étape la plus fatigante : Pesmes Langres (chaleur et dénivelée)
  • Étape la plus longue 102 km
  • Étape la plus montagneuse : 1440 m

Tourisme :

  • 45 BPF validés dans 21 départements différents.
  • Le coup de cœur des BPF : Apremont-sur-Allier

Appréciés dans les régions traversées :

Vins:
  • Bourgogne : Maranges rouge 1er cru, Santenay rouge, Auxey-Duresse blanc, Pernand–Vergelesses (blanc et rouge), Pouilly-Fuissé
  • Est : Coiffy rouge à Bourbonne-les-Bains : bof, ne casse pas 3 pattes à un canard
  • Loire : Sancerre (blanc(bon) et rouge (moyen)), Pouilly-Fumé (excellent)
Fromages ou spécialités culinaires :
  • Comté (Jura)
  • Poulet de Bresse aux morilles
  • Chaource et Andouillette à Troyes
  • Brie : Brie de Meaux et Brie de Coulommiers (Seine et Marne)
  • Crottins de Chavignol
  • Epoisse (Morvan).

et… le saucisson d’Izernore

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Jour 31

Encore un départ sous la pluie mais elle va très vite s’arrêter. Elle va reprendre au plus mauvais moment pendant la visite de la cité médiévale de Pérouges. Un  vent  assez fort qui sera favorable jusqu’à Crémieu et défavorable ensuite apporte et dégage les nuages. Je reçois parfois quelques gouttes sans vraiment me mouiller.

Château au-dessus de St julien (Sissieu)
Château au-dessus de St julien (Sissieu)

La vidéo du parcours de l’étape

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L’étape sera principalement consacrée à la visite de deux sites médiévaux : Pérouges et Crémieu. Ci dessous visites en images :

  • Visite de Pérouges
  • Visite de Crémieu

J’arrive au camping, sans fatigue excessive, sous un vent qui a forci et qui ne m’aide pas à planter la tente. Ce vent parait être un allié puisque les prévisions météo pour la nuit et pour ma dernière étape, demain, n’annoncent plus de pluie et un temps ensoleillé. Roger, Fabien, François et Raymond doivent venir à ma rencontre pour faire un bout de route avec moi.

La trace GPS de l’étape

Etape-28

Pont d'Ain (01) → Serrières-de-Briord (01)

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Jour 30

La pluie qui m’ a accompagné presque toute la matinée plus quelques petits problèmes digestifs m’ont décidé à m’arrêter dès midi.

La vidéo du parcours de l’étape

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L’éclairage, la pluie ne m’ont pas incité à prendre de photos. La première partie de l’étape s’est faite au milieu de forêts et d’étangs qui étaient bien sinistres ce matin. Ensuite, le temps s’est un peu éclairci et j’ai pu apercevoir les monts du Bugey qui seront au menu de lundi mais je n’ai pas trouvé de paysage remarquable à fixer sur la pellicule.

Ces  petits contretemps n’entament pas mon moral. Cet arrêt non prévu va me permettre de mieux équilibrer mes deux dernières étapes demain et après-demain. Le col du Chat devant être ouvert, je reviendrai à mon projet initial de rentrer à la maison via Belley et Yenne et donc de ne pas terminer le voyage à Culoz.

La trace GPS de l’étape

Etape-27

Châtillon-sur-Chalaronne (01) → Pont d'Ain (01)

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Jour 29

L’étape d’aujourd’hui a été particulièrement musclée : beaucoup de montées et peu de récupération. Quelques gouttes de pluie m’accompagnent au départ mais le temps va très vite se mettre au beau. Le ciel se couvre à certains moment mais l’orage ne sera menaçant qu’en toute fin d’étape.

Paysage du Mâconnais
Paysage du Mâconnais

La vidéo du parcours de l’étape

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L’étape a été très variée : de toutes petites routes pour commencer avant de rejoindre la voie verte de Cluny. Celle-ci est originale : quelques petits raidillons entre Cluny et Berzé-le-Châtel avec un tunnel de plus d’un kilomètre. Il est bien éclairé mais parfois glissant avec l’eau qui goutte du plafond.

Quelques dizaines de mètres après le tunnel, on débouche sur la route qui conduit à Berzé-le-Châtel et on découvre le château qui est imposant dans le décor.

Ensuite, la montée au Château de Berzé-le-Châtel n’est pas très longue mais bien raide.

Quelques kilomètres après le château, je prends la route des vins qui passera devant la maison où Alphonse de Lamartine passa son enfance à Milly-Lamartine, puis par les villages de Pierreclos avant de monter le col éponyme et découvrir la Roche de Solutré sous toutes ses faces.

Je quitte à regret ce paysage de vignes pour très vite me retrouver dans la plaine au sud de Mâcon où je retrouve une circulation dense pendant quelques kilomètres avant de franchir la Saône et me retrouver dans le département de l’Ain. Je m’attendais à trouver la plaine dont Didier m’avait parlé et j’ai trouvé beaucoup de bosses qui m’ont épuisé. Le peu de plat s’est fait avec un fort vent défavorable.

La trace GPS de l’étape

Etape-26

Joncy (71) → Châtillon-sur-Chalaronne (01)

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Jour 28

 
Ce matin au démarrage, ma roue arrière est crevée. Après la réparation, sans échauffement, j’escalade une côte de 6 km et je constate qu’il n’y a pas que la roue qui est crevée. J’ai de très mauvaises sensations et malheureusement elles vont durer toute la journée. J’ai l’impression d’avoir des cuisses en bois. Je paye cash mes efforts d’hier et notamment la montée sur le vélo du raidillon du Mont Beuvray.

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Le temps est encore menaçant au départ mais il ne pleut pas. Le ciel va se dégager puis se recouvrir par moments. La température monte et descend au gré de la couverture nuageuse.

J’attaque la montée au belvédère de Mont-Saint-Vincent sous une température de 30° qui va descendre progressivement jusqu’à 20°, le ciel se couvrant très vite. A 4 km du sommet, j’entends l’orage gronder un peu plus loin. Il me rattrape alors que je suis dans l’ascension finale sur des pourcentages à plus de 10%. Ce sera ma seule douche de la journée. Arrivé au sommet, je fais quelques photos sous la pluie puis me réfugie dans un bar. Un quart d’heure plus tard, le soleil est revenu et je choisis de faire étape le plus vite possible afin de soigner mes douleurs aux jambes avec du repos et de l’aspirine.

L’étape fut très vallonnée et la dénivelée finale est loin d’être négligeable. Il me faut maintenant bien récupérer afin de pouvoir, demain, apprécier les monts du Mâconnais.

La trace GPS de l’étape

Etape-25

Autun (71) → Joncy (71)

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Jour 27

J’ai beaucoup apprécié cette étape qui a rompu la monotonie des trois étapes précédentes. La journée a été marquée par une alternance de fortes averses auxquelles succédaient de très belles éclaircies. L’étape a été musclée mais c’est en pleine forme que je suis arrivé à Autun.

La vidéo du parcours de l’étape

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Le départ se fait tout en douceur le long du canal du Nivernais et après un échauffement de 15 km, je le quitte pour me retrouver sur une route peu fréquentée et attaquer ma première bosse de la journée. Je rentre dans le Parc naturel régional du Morvan et jusqu’au col du Rebout, à environ 2 km du sommet de la route du Mont Beuvray, les pentes ne seront jamais supérieures à 5%. Les paysages sont vallonnés, ouverts dans un décor de pâturages et de bois .

J’arrive au col sans être fatigué, tourne à droite pour aller au mont Beuvray. De suite, une pente à 15% dans la forêt donne le ton. Jusqu’au sommet, 1,7 km plus loin, les pentes ne descendront jamais en dessous de 13%. Je dois mettre deux fois pied à terre dans des passages à 18%. Tout au long de cette dernière montée, j’essuie une violente averse qui me fait perdre de l’adhérence. J’attends, sous les arbres à 500 m du sommet, qu’elle se calme pendant une dizaine de minutes et, perdant patience, je repars sous la pluie. Finalement au moment où j’arrive au sommet le soleil fait son apparition.

Je redescends très prudemment sur une route pentue, détrempée et rendue glissante tapissée par des feuilles et végétaux entrainés par l’eau.

Éclaircie dans la descente du Mont Beuvray
Éclaircie dans la descente du Mont Beuvray

Un peu avant de rejoindre la départementale, je vais faire un aller-retour de 2 km sur une piste pour aller au pas de l’Âne. Ensuite, je redescends sur la route qui est pratiquement sèche jusqu’au village de St-Léger-sous-Beuvray où je me réfugie dans un restaurant pour échapper à une nouvelle averse.

Le temps d’avaler une assiette de lasagnes et la pluie a cessé. Il ne me reste plus que 20 km à faire pour rejoindre Autun. La route est globalement descendante et je retrouve à nouveau ces paysages morvandiaux si plaisants.

Une dernière averse me surprend à 4 km de l’arrivée et ne me permet pas de contempler la ville d’ Autun,telle qu’on me l’a décrite, au milieu des collines, .

Étant arrivé de bonne heure, j’en profite pour aller visiter le centre ancien d’Autun sous le soleil qui a à nouveau fait sa réapparition.

La trace GPS de l’étape

Etape-24

Cercy-la-Tour (58) → Autun (71)

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Jour 26

Pas grand chose à dire sur l’étape d’aujourd’hui. Il a plu beaucoup cette nuit et c’est encore sous un ciel très menaçant que je prends le départ. Je ne prends pas de pluie et à 10h 30 un rayon de soleil très éphémère perce. le ciel se couvre aussitôt et j’arrive juste avant une averse.

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L’étape a été très monotone : plus de 50 km avec un canal à droite (canal Latéral à la Loire puis canal du Nivernais) et une rangée d’arbres à gauche. J’ai du mal à rouler au-delà de 18 km/h alors que c’est plat car le vent est encore contraire sauf sur les 10 derniers kilomètres où il semble avoir tourné.

Voie verte le long du canal
Voie verte le long du canal

A Decize, je quitte les bords du canal pour me rendre à La Machine. Une route en forêt avec quelques montées rompent la monotonie. A La Machine, site BPF, c’est le musée de la mine qui est à voir. Pas de chance pour moi, il est fermé. Il ouvre tous les jours à partir du 15 juin et nous sommes le 14.

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Demain, j’apprécierai vraisemblablement les 15 km d’échauffement le long du canal pour pouvoir, plus loin, attaquer les difficultés du Morvan et franchir le mont Beuvray.

La trace GPS de l’étape

Etape-23

Cuffy (18) → Cercy-la-Tour (58)

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Jour 25

Serge l’avait remarqué, je loge effectivement au lieu-dit la Grenouille. Ce matin, il pleut, il mouille c’est la fête à la grenouille… Vers 10h, il ne pleut plus et j’en profite pour aller visiter Apremont-sur Allier, labellisé « plus beau village de France » situé à 5 km d’ici.

Le label n’est pas usurpé. Les maisons aux toits de petites tuiles avec leur crépi ocre sont pratiquement toutes ornées de rosiers grimpants de différentes couleurs. Le mariage avec le lierre sur certaines façades est du plus bel effet.

Le temps étant maussade, je réserve pour une autre fois la visite du parc floral afin de pouvoir profiter d’une belle lumière.

Maintenant petite visite en images :

Pour me rendre à Apremont, j’ai emprunté la voie verte parallèle à la départementale et qui longe un canal débouchant à l’écluse circulaire des Lorrains :

Au retour, j’ai fait un petit détour pour me rendre au pont-canal du Guétin. Là-bas, je rencontre les Guillaud-Bachet un couple de « Centcolistes » originaires du Bugey. Ils sont partis le matin même de Nevers et vont rejoindre Orléans en quatre étapes le long de la Loire.

J’ai beaucoup de temps devant moi, aussi j’assiste à la manœuvre de l’écluse. Deux bateaux de tourisme sont dans le sas pour emprunter le pont canal.

L’Allier à Apremont sous un beau soleil en septembre 2019

Visite en image du parc floral (septembre 2019)

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Jour 24

Je pars ce matin sous un ciel très menaçant et sur des routes détrempées. Je prends une averse au bout de quelques kilomètres mais fort heureusement ce sera la seule. Le vent va se lever et je vais enfin apercevoir le soleil vers 13 heures.

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Dès les premiers kilomètres, les sensations sont mauvaises j’ai du mal à appuyer sur les pédales alors que c’est tout plat sur la voie cyclable le long de la Loire. Je ne pense pas que ce soit le petit verre de Sancerre et l’assiette de crottins de Chavignol que j’ai dégustés hier soir qui en soient responsables.

Après environ huit kilomètres, j’arrive près de Sancerre et suis les indications « vélo » pour y aller. De suite, un très court raidillon de 15 % permet de rejoindre une voie verte construite sur une ancienne voie de chemin de fer. Ensuite, cela monte régulièrement au village sur une pente douce. C’est dans le village que je retrouve des portions beaucoup plus pentues pour monter au sommet du village où se situe le cœur ancien.

La descente sur Ménétréol-de-Sancerre est pentue et j’ai quelques frayeurs avec mes freins sur la route mouillée.  Puis je retrouve la voie «  la Loire à vélo ». Je croise quelques cyclovoyageurs. Elle longe alternativement la Loire ou le Canal Latéral à la Loire. Hier, je l’ai déjà empruntée sur 35 km et aujourd’hui sur près de 60 km. Je trouve cela monotone, les paysages n’étant guère variés. Je commence à m’ennuyer et ne donne plus de coups de pédales par envie. J’ai très mal aux jambes et le vent latéral freinant ma progression, je décide de m’arrêter et de prendre une journée de repos avant d’affronter le final du voyage qui sera relativement musclé avec la traversée du Morvan ponctué par l’ascension du Mont Beuvray suivi des monts du Mâconnais et du Bugey au final.

Ce soir, à l’hôtel il n’y a que des cyclovoyageurs : c’est le seul hôtel du secteur et il n’y a pas de camping à proximité. Les conversations au repas devraient tourner tout naturellement autour des voyages à vélo.

Demain, je ne ferai qu’un petit aller-retour à vélo pour aller visiter le site d’Apremont-sur-Allier et le Pont Canal à Le Guétin.

La trace GPS de l’étape

Etape-22

Cosne-Cours-sur-Loire (58) → Cuffy (18)

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Jour 23

L’étape d’aujourd’hui s’est déroulée presque intégralement sous la pluie et assez souvent avec un fort vent contraire.. Au départ, il pleut déjà mais la température est douce.

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Je rejoins rapidement Châtillon-Coligny situé à une vingtaine de kilomètre du départ. Je passe plus de 20 mn à l’office de tourisme où le responsable me fait un exposé historique de la commune : les quartiers, les maisons, le château et la famille de physiciens Becquerel (Antoine le grand-père d’Henri prix Nobel de physique est né à Châtillon-Coligny). Il m’explique aussi que le château a été détruit pour récupérer les pierres alors que le donjon a été sauvé de la destruction car il devait servir de relais de télégraphe de Chappe (Paris-Lyon). Ce projet de télégraphe de Chappe avait finalement été abandonné car les signaux n’auraient pas pu passer au travers du Morvan et ses 55 jours de brouillard de moyenne annuelle. Les relais ont été implantés plus au nord et à travers la Côte d’Or.

Je vais ensuite visiter la ville mais j’écourte cette visite car la pluie se met à redoubler d’intensité.

Je repars pour Briare afin de voir le fameux Pont Canal. Avant cette visite, il pleut très fort et la température s’est refroidie. Je me réfugie dans un café pour manger un sandwich au chaud.

Le Pont Canal, inspiré du célèbre ingénieur Gustave Eiffel (sa conception est due aux ingénieurs Léonce-Abel Mazoyer et Charles Sigault), constitue un exploit technique : avec 6 mètres de large, pour un tirant d’eau d’1,80 mètre, il enjambe la Loire sur une longueur de 662 mètres.

Je repars ensuite sur l’itinéraire “la Loire à vélo”. J’emprunte des pistes non goudronnées mais avec un revêtement lisse qui ne pose pas de problème avec mes pneus de 35. Il y a néanmoins quelques petits passages boueux sans doute causés par les intempéries récentes. Quelques éclaircies me permettent d’apprécier cette promenade au fil du fleuve avant que la pluie ne se remette à tomber dru m’invitant à raccourcir mon étape.

Sancerre, les crottins de Chavignol ce sera donc pour demain.

La trace GPS de l’étape

Etape-21

Amilly (45) → Cosne-Cours-sur-Loire (58)

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Jour 22

A 9 h 15, Hubert Le Corre est au rendez-vous et comme mes accompagnateurs locaux des jours précédents il a à cœur de me faire découvrir ses routes ou les richesses de sa région.

La vidéo du parcours de l’étape

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Nous passons tout d’abord par St Mammès où il habite et il m’invite à boire le café chez lui. Ensuite, nous longeons les quais du Loing et je peux avoir une “petite” idée des dégâts liés aux inondations de la semaine dernière : sur les trottoirs, devant les maisons, sont amassés des meubles, des cartons et de multiples objets détruits par l’eau qui attendent leur évacuation en déchetteries. Des traces sur les maisons, me montrent bien que je n’aurais pas pu passer car le niveau de l’eau dans les rues dépassait largement la hauteur du vélo. Je remarque aussi le gros travail réalisé par les services techniques qui ont nettoyé les rues et les trottoirs pour leur redonner leur apparence et leur usage normaux.

Ensuite nous prenons le temps de visiter le site de Moret-sur-Loing avant de repartir sur de petites routes verdoyantes.

Au trente cinquième kilomètre, Hubert fait demi-tour et me laisse rejoindre le deuxième site à visiter de la journée : Vallery dans l’Yonne. Je n’ai pu qu’y apercevoir le château des Condé car il est privé et n’ai rien vu d’autre à visiter.

Je me rends ensuite à Château-Landon dernier site de la journée à explorer. Ce “village de caractère” mérite le détour.

Je téléphone ensuite au camping situé à une quinzaine de kilomètres mais comme celui de Moret-sur-Loing il est fermé car, au bord du Loing, vraisemblablement inondé. la forme étant là, je décide de rallier Montargis et de dépasser ainsi pour la première fois dans ce voyage, la barre des 100 kilomètres. L’étape a été loin d’être monotone, les paysages étaient plus variés qu’hier. En revanche, la traversée de l’agglomération de Montargis a été pénible dans un gros flot de circulation automobile.

Avant Château-Landon
Avant Château-Landon

La trace GPS de l’étape

Etape-20

Montereau-Fault-Yonne (77) → Amilly (45)

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Jour 21

A 8 h 15, Robert Barrès est devant l’hôtel. Il s’est levé aux aurores pour venir à vélo depuis Ris-Orangis pour faire un bout de route avec moi jusqu’à Chartrette. Nous passons par le beau village de Courances et là nous retrouvons un autre centcoliste local, Serge Pommier qui m’accompagnera jusqu’à Blandy-les-Tours.

Le château de Courances
Le château de Courances

La vidéo du parcours de l’étape

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Vidéo générée par l’application Relive

L’étape se déroule sous un ciel gris et il ne fait pas très chaud. le premier rayon de soleil percera à 14 h et de suite la température montera. Un seule difficulté au programme la côte de Chartrette mais la principale fut le vent contraire pendant les deux tiers de l’étape.

Au niveau paysage, c’est encore une alternance de grands champs de colza ou blé et de forêts. Dans la forêt de Fontainebleau les arbres “pataugent” encore dans l’eau suite aux intempéries de la semaine dernière. Des routes que j’emprunte étaient coupées, sous l’eau, la semaine dernière et certaines sont encore bien sales.

A midi, je pique-nique (sandwich au Brie bien entendu puisque je suis en pleine région de production) sous les remparts du château de Blandy-les-Tours et alors que je m’apprête à repartir je vois arriver à vélo Marcel qui a tourné toute la matinée à ma recherche pour lui aussi m’accompagner. Il doit rentrer chez lui et ne peut donc poursuivre sa route avec moi.

Je poursuis ma route vers l’Est pour aller voir l’église et le cloître de Donnemarie-Dontilly

Le cloître de l'église de Donnemarie
Le cloître de l’église de Donnemarie

A quelques kilomètres de Donnemarie-Dontilly,  un petit arrêt s’impose pour regarder l’ancienne abbaye de Preuilly

Je viens d’entamer ma redescente vers le sud et demain je devrais quitter la région parisienne. Je ferai encore un petit bout de route avec Hubert, centcoliste de Moret-sur-Loing.

La trace GPS de l’étape

Etape-19

Milly-la-Forêt (91) → Montereau-Fault-Yonne (77)

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Jour 20

 
Aujourd’hui, j’ai raccourci l’étape car j’ai subi une légère “panne de jambes”. Pourtant, le délicieux lapin aux pruneaux accompagné de pâtes que m’avait cuisiné Agnès, hier soir, aurait dû “me donner des ailes”. Les jours se suivent et ne se ressemblent pas.

Champ de lin (photo Agnès)
Champ de lin (photo Agnès)

La vidéo du parcours de l’étape

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J’ai perdu une heure ce matin car au moment de partir de Dampierre nous nous sommes aperçus que j’avais oublié mes bidons chez Agnès. Elle a eu la gentillesse d’aller les récupérer et de me les apporter 15 km plus loin. J’ai vraiment reçu encore une fois un accueil chaleureux.

Arrivée à lonvilliers
Arrivée à lonvilliers

Ensuite, les jonctions entre les sites remarquables Dourdan et Milly-la-Forêt se sont faites sur des routes assez monotones aux milieux de champs de blé ou de colza entrecoupés par quelques passages en forêt. Les côtes n’avaient rien de redoutables mais je les ai grimpées avec plus de difficulté que ces derniers jours.

A Dourdan, il y avait le marché et une photographie de la belle halle a été impossible à faire avec tous les étals et véhicules qui la masquait.

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Arrivé à Milly-la-Forêt , l’orage menaçait et il me restait encore 40 km avant de pouvoir trouver un camping. J’ai donc choisi de m’arrêter afin de bien récupérer et repartir demain pour une longue étape jusque dans le région de Montereau-Fault-Yonne.

La trace GPS de l’étape

Etape-18

Dampierre-en-Yvelines (78) → Milly-la-Forêt (91)

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Jour 19

 
Hier soir, Marilou est venue me chercher pour me faire visiter Dreux et nous avons mangé ensemble. Elle m’a ensuite ramené au camping d’Anet et nous avions rendez-vous ce matin à 8 h pour rouler ensemble jusqu’à Montfort-l’Amaury.

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Nous partons sous le brouillard mais la température est douce et nous prenons une voie verte (pas toujours goudronnée) jusqu’à Rouvres.

Nous allons jusqu’à Houdan et les premières côtes se grimpent très facilement. A Houdan, nous avons rendez-vous avec Agnès qui m’accompagnera toute la journée et qui m’héberge ce soir. Elle m’a conseillé d’inverser mon itinéraire afin de franchir le col du Manet par une vraie montée et en évitant les zones industrielles inintéressantes par lesquelles je devais passer en suivant mon itinéraire programmé. Cette option a certes rajouté de la dénivelée supplémentaire à l’étape mais je ne le regrette pas.

A Montfort-l’Amaury, Marilou nous quitte. Nous circulons un peu dans le village qui comporte de belles maisons avec des toits en tuiles écailles. L’église est “mastoc” et son esthétique ne me plaît pas beaucoup.

Ensuite, nous filons à Dampierre-en Yvelines, deuxième site à visiter où nous trouvons tous les bars fermés. Après la photo devant le château, nous pique-niquons sur la terrasse d’un bar avant d’attaquer le plat de résistance de la journée.

J’ai avalé la très redoutée Côte des 17 tournants en vallée de Chevreuse et celle de Port Royal sans problème. J’ai employé le mot “redoutée” car, quand on écoute les commentateurs sportifs, ils parlent de “la redoutable” côte des 17 tournants lorsque le tour de France l’emprunte. Michelin indique deux chevrons sur la carte. Même si je suis en forme, je ne l’ai pas trouvée difficile et de plus je n’ai compté que quinze tournants. Aurait-on raboté deux tournants à 15% sans rien dire ?

Ce fut une journée très agréable sur des routes paisibles avec le beau temps revenu. Seuls quelques kilomètres après le col du Manet furent un peu moins agréables dans les traversées d’agglomérations.

La trace GPS de l’étape

Etape-17

Anet (28) → Villiers-Saint-Frédéric (78)

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Jour 18

 
Ce matin, il fait 15° mais le brouillard est là. Il sera présent pendant une trentaine de kilomètres jusqu’à Evreux. Je ne verrai mon premier rayon de soleil depuis 11 jours qu’à Conches-en-Ouche vers midi.

J’ai mis l’éclairage et la tenue de sécurité le matin et l‘après-midi, j’ai pu enfin me mettre en manches courtes.

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Durant cette étape, j’ai atteint le point le plus à l’ouest de mon voyage. Les quelques difficultés du parcours ont été faites le matin et l’après-midi c’était assez plat ce qui m’a permis d’avaler les kilomètres et d’arriver pas trop fatigué malgré la longueur de l’étape et la chaleur à l’arrivée.

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J’ai voulu suivre un panneau de l’itinéraire cyclable « à la conquête de l’ouest » qui indiquait le passage dans un village à l’écart de ma route prévue afin d’acheter mon ravitaillement de midi mais il n’y avait rien dans le village, le détour ne valait pas “le détour” et a rallongé inutilement l’étape en me contraignant  à faire un demi-tour pour retrouver un autre village qui avait une boulangerie.

Pendant cette étape, je n’ai photographié que les monuments que j’ai rencontrés dans les divers sites traversés (Evreux, Conches-en-Ouche et Anet). Je n’ai rien vu de la campagne le matin à cause du brouillard et l’après-midi j’ai traversé de grandes cultures de blé ou de colza pas dignes d’être photographiées. Sur la route le long des cultures ce ne sont pas moins de 6 lièvres sur une vingtaine de kilomètres qui ont pris la fuite devant mes roues.

Ce soir, je n’ai ni d’internet ni de connexion 4g aussi je ne peux mettre qu’un minimum d’infos sur le site. C’est le premier camping que je vois bien rempli mais c’est aussi le premier où les douches sont payantes par un système de jetons ce qui renchérit bien son coût.

château d'Anet
le château d’Anet

Demain, je retourne vers la région parisienne où des amis Cent Cols vont venir à ma rencontre, faire un bout de route avec moi et m’héberger.

La trace GPS de l’étape

Etape-16

Saint-Marcel (27) → Anet (28)

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Jour 17

 Ce matin, le ciel est toujours gris. Bien que la température 15° ne soit pas très basse, l’humidité ambiante donne une sensation de froid. C’est dimanche matin et il y a très peu de circulation. Je trouve de petites routes qui me conduisent jusqu’à Pontoise où je rentre dans la ville. Il y a des voies vertes, pas toujours goudronnées, un peu boueuses à certains endroits qui me permettent d’échapper à la circulation. Je ne croise que des joggers, quelques VTT et des promeneurs de chiens. Pendant 13 km, ce sera une succession d’arrêts et de relances usantes qui me conduiront enfin à Cergy-le-Haut où je retrouve dès la sortie la campagne mais malheureusement aussi le brouillard qui persistera jusqu’à midi.

La vidéo du parcours de l’étape

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J’avais découvert le Vexin, il y a trois ans à l’occasion d’une visite à Giverny pour voir le jardin de Monet et j’avais été alors impressionné par le relief de la région. Cette fois-ci, ce sont mes jambes qui ne sont pas impressionnées mais éprouvées par les successions de bosses dont certaines bien raides.

Quand j’arrive à Vernon, je suis bien fatigué et décide de me rendre au camping situé quelques kilomètres plus loin. Il ne risque pas d’être inondé car il est situé en hauteur et il m’a fallu accomplir une dernière ascension pour le rejoindre. Je n’ai pas pris la pluie et la température s’est bien réchauffée cet après-midi ce qui m’a valu une bonne suée.

Je n’ai pas d‘internet aussi je ne mets en ligne que le compte-rendu de la journée via mon téléphone. La carte du parcours sera mise à jour ultérieurement. Je n’ai pas beaucoup de photos à publier car la visibilité du matin ne m’a pas permis de photographier la campagne du Vexin.

Après avoir circulé ces derniers jours dans un des départements le plus touché par les inondations, voilà que ma route se poursuit dans de nouveaux départements touchés car situés en aval des précédents. Les parkings près de la maison de Monet à Giverny sont complètement sous l’eau et les visites sont annulées. J’ai pu constater à travers la clôture que le jardin n’est pas inondé. J’ai côtoyé aussi pendant quelques kilomètres la Seine en crue. Sur le pont de Vernon le spectacle est assez impressionnant.

La trace GPS de l’étape

Etape-15

Pierrelaye (95) → Saint-Marcel (27)

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Jour 16

 
Enfin une étape qui ne s’est pas déroulée sous la pluie (juste une légère averse de quelques minutes un peu avant l’Isle-Adam).

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Je quitte Crépy-en-Valois par une grande route rectiligne où les voitures roulent très vite mais le flot n’est pas très dense. Je quitte cette route 10 km plus loin pour prendre une petite route étroite de campagne et là j’ai quelques frayeurs car les voitures me serrent en me dépassant. Guy Garcin, devait venir à ma rencontre à Droizelles à 14 km de mon départ et nous arrivons dans ce village au même moment.

Nous roulons ensemble jusqu’à Ermenonville où nous retrouvons Didier et Sylvie Rémond et Gérard Depagne qui nous attendent devant le château.

Nous allons rouler ensemble jusqu’à une quinzaine de km de l’Isle-Adam. Heureusement que j’avais des accompagnateurs locaux car ils m’ont évité certaines routes fréquentées ou même une portion de GR et de pistes sablonneuses.

Didier nous guide pour nous faire découvrir quelques sites remarquables (Forêt d’Ermenonville, forêt de Chantilly, étangs de Commelles, château de la Reine Blanche). Nous passons aussi voir l’ancienne abbaye de Royaumont mais nous ne voyons rien car elle est en restauration et des échafaudages cachent la façade.

Gérard a amené une bouteille de Moulin à Vent et un fromage d’Epoisse auxquels nous rendons honneur à l’occasion du pique-nique improvisé devant le château de la Reine Blanche.

La fin de l’étape est moins agréable. J’avais prévu certaines portions de voies vertes qui se sont révélées impraticables à cause des intempéries. Je trouve donc une route à forte circulation avant l’isle-Adam. J’arrive tôt à l’Isle-Adam où j’avais prévu de faire étape mais, comme je suis en pleine forme et qu’il ne pleut pas, je décide de poursuivre ma route. J’essaye de passer par la voie verte mais un tourniquet ne permet pas de la prendre avec un vélo élargi par les sacoches. De plus, elle est boueuse aussi je renonce et trouve de petites voies calmes pour rejoindre la voie verte quelques kilomètres plus loin.

L’heure avançant, à Auvers-sur-Oise je me mets en quête d’un hôtel à prix raisonnable et je me déroute pour rejoindre Cergy-Pierrelaye.

J’ai vraiment passé une excellente journée avec tous les copains qui m’ont accompagné et je tiens à les remercier.

Vidéo réalisée par Guy Garcin (http://love-velo.fr/)

A côté de l’hôtel il y a un Mac do mais je pense plutôt me payer un coucous de l’autre côté de la route. Demain, cap à l’Ouest pour rejoindre Vernon. Des orages sont annoncés dans l’après-midi. Aujourd’hui, je suis à la moitié du parcours.

La trace GPS de l’étape

Etape-14

Crépy-en-Valois (60) → Pierrelaye (95)

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Jour 15

Après une bonne nuit de récupération, nous partons à 3, à vélo, en direction de Jouarre. Jacques a invité, pour nous accompagner, Alban un compagnon de route de son club cyclo de Meaux. Il fait seulement 10° et le plafond est très bas.

La vidéo du parcours de l’étape

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Nous attaquons très vite une première côte et les sensations sont bonnes. Par une succession de côtes et de descentes, sur des routes peu fréquentées à seulement 50 km de Paris, nous arrivons à Jouarre. Les champs sont gorgés d’eau. Des gravillons, de la boue entraînés par les pluies maculent nos routes. Nous devons slalomer parfois entre les flaques d’eau.

Ci-dessous quelques images de rivières en crues

Arrivés à Jouarre, l’office de tourisme est fermé. Nous nous rendons à l’ancienne abbaye en attendant l’ouverture de l’office de tourisme. L’abbaye est fermée mais nous prenons des photos de l’extérieur. Alors que nous essayons d’entrer dans l’église de Jouarre nous trouvons porte close. Au même moment, l’hôtesse de l’office de tourisme est en train de se garer et nous voyant désappointés nous propose d’aller chercher la clé de l’église. Nous visitons donc cette église qui recèle de magnifiques vitraux.

Nous quittons Jouarre sous la pluie qui nous accompagnera pendant plus d’une vingtaine de kilomètres. Nous retrouvons beaucoup de circulation à la Ferté-sous-Jouarre mais nous nous en échapperons très vite en prenant une petite route sur la rive droite de la Marne.

L'hôtel de Ville de la Ferté-sous-Jouarre
L’hôtel de Ville de la Ferté-sous-Jouarre

Capitale mondiale de la pierre meulière, La Ferté-sous-Jouarre, le pays des hommes aux mains bleues, était mondialement connue jusqu’au XIXe siècle grâce à la pierre extraite dans ses carrières, qui alimentait les moulins du monde entier. Les meules de la Ferté-sous-Jouarre étaient appréciées pour la qualité de leur silex. La supériorité incontestable de cette pierre était due au fait qu’étant spongieuse et très dure, elle conservait longtemps ses aspérités lui permettant de broyer le grain et d’éviter que la poudre de pierre ne s’introduise dans la farine. Le métier d’ouvriers meuliers était très rude, travaillant dans les carrières par tous les temps ou dans les ateliers en plein courant d’air. Ils avaient les mains et le visage bleus en raison d’incrustations de minuscules morceaux de silex sous la peau

Après la Ferté-sous-Jouarre, j’ai alors un fort doute : sommes-nous sur la bonne route ? Sur ma carte, nous sommes censés longer un beau cours d’eau bleu alors que nous côtoyons une grosse rivière marron !

Finalement, nous arrivons après une successions de bosses, certaines relativement longues, à la Ferté-Milon, ville natale de Racine, où nous nous restaurons.

Quelques kilomètres après la Ferté-Milon, Jacques et Alban me quittent et rentrent vers Meaux. Il ne me reste qu’une quinzaine de kilomètres et une côte de 2 km avant de rejoindre Crépy-en-Valois. J’essuie encore une nouvelle averse à 10 km de l’arrivée. Le vent contraire sur les quinze derniers kilomètres ralentit un peu ma progression mais j’arrive en pleine forme au terme de l’étape alors que c’est une étape comportant une dénivelée significative.

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Ambiance de l’étape

La trace GPS de l’étape

Etape-13

Trilport (77) → Crépy-en-Valois (60)

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Jour 14

Après une nuit ventée, réveillé souvent par la pluie qui frappait fort sur la toile de tente (la réparation de la tente a été efficace et je suis resté au sec), il m’a fallu prendre une décision.

J’ai téléphoné à Jacques Leguay, qui devait venir à ma rencontre à Jouarre, pour le dissuader de le faire car le vent soufflait violemment et la pluie tombait à seaux. Je pensais alors rejoindre directement Jouarre à 54 km et dormir à l’hôtel. Il m’a informé des conditions météo, de l’alerte rouge qui frappait le département et m’a proposé gentiment de venir me chercher pour m’héberger chez lui. L’une des routes prévues pour rejoindre Jouarre était coupée. Par mesure de prudence, j’ai accepté sa proposition. Si je suis bien équipé contre la pluie et peux rouler en relative sécurité avec l’éclairage ad-hoc, le vent violent de face allait me mettre en danger et je n’étais pas certain de pouvoir passer.

J’ai difficilement plié la tente sous la pluie et le vent et deux heures plus tard, j’ai fait la connaissance de Jacques qui m’a rapatrié chez lui non sans faire quelques petits détours en voiture pour me faire voir des édifices remarquables de la région (églises, abbaye, château). Nous avons roulé sur certaines routes bien détrempées aux flaques profondes et encombrées certaines fois par de la terre ou gravillons charriés par les eaux. Je remercie vivement Jacques et Geneviève pour leur accueil très chaleureux ainsi que Didier Remond qui m’a mis en relation.

Didier écrivait cet après-midi sur la liste de diffusion du Club des Cent Cols :

Je viens d’avoir Régis, toujours sous la pluie. Mais comme vous le savez il arrive au mauvais moment en pleine Seine et Marne inondée. Beaucoup de routes et de villages sont sous les eaux. Régis est en plein dans le rouge.

Heureusement le club des 100 cols est une grande famille où les élans de solidarité sont parfois peu connus.

Effectivement, la solidarité n’est pas un mot inconnu au sein du club.

Cet après-midi, Jacques m’a fait visiter le centre de Meaux avec sa cathédrale ainsi que la ligne de front de la bataille de la Marne (5 au 10 septembre 1914).

Dans la continuité de mes découvertes cyclo-gastronomiques, j’ai pu déguster du Brie de Meaux et du Brie de Coulommiers.

Demain, la météo semble plus favorable. je rejoindrai Jouarre à vélo, accompagné par Jacques pour reprendre ensuite l’itinéraire prévu. Le camping que j’avais en vue semble inondé et personne ne répondant au téléphone, je vais vraisemblablement me dérouter un peu pour aller dormir à l’hôtel à Crépy-en-Valois.

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Jour 13

 
Hier soir, je suis allé récupérer ma tente. Le cordonnier a carrément cousu les attaches qui s’étaient décollées.  Cela devrait tenir ! J’ai profité de cette nouvelle excursion pour visiter un quartier que je n’avais pas exploré le matin.

Ensuite, je me suis rendu dans la “Ruelle des Chats” où j’ai trouvé l’estaminet de Félix mais pas de pharmacie pour acheter du sirop pour ma toux. L’andouillette et le plateau de fromages locaux étaient succulents.

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La vidéo du parcours de l’étape

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Le ciel est encore bien chargé et la température est de 15° lorsque je prends le départ. La sortie de Troyes se passe sans problème et au bout de 5km j’attaque la première côte au milieu de vignes de Champagne pour monter à Montgueux.

La montée à Montgueux au milieu des vignes
La montée à Montgueux au milieu des vignes

Ce seront les seules vignes que je verrai car ensuite je traverserai par de petites routes tranquilles de vastes étendues de cultures de blé ou de maïs.

La seule ville que je traverse est Nogent-sur-Seine et après 76 km sans difficulté majeure j’arrive à Provins vers 13 heures. Je me renseigne pour trouver le camping mais celui-ci est situé sur une colline à l’extérieur de la ville et à l’opposé de la cité médiévale. Je décide donc de commencer par la visite de la partie médiévale de Provins avant d’acheter du ravitaillement pour ce soir et rejoindre le camping vers 15 h.

Je n’ai pas pris la pluie pendant le parcours mais une belle averse est tombée pendant que je prenais ma douche. D’autres sont annoncées ce soir. Le montage de la tente s’est effectué sans problème et la réparation semble efficace.

La trace GPS de l’étape

Etape-12

Troyes (10) → Provins (77)

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Jour 12

Ce matin, j’ai porté la tente à réparer chez un cordonnier et j’en ai profité pour visiter le centre historique de Troyes.

En orientant le plan avec l'est en haut on voit que le plan de la ville a la forme d'un bouchon de Champagne !
En orientant le plan avec l’est en haut on voit que le plan de la ville a la forme d’un bouchon de Champagne !

Quelques photos du centre historique avec les maisons à colombages. Essentiellement reconstruit au XVIe siècle après un incendie.

Visite de la cathédrale avec ses grandes surfaces de verrières historiées de France (vitraux des 13e, 15e et 16e siècles).

Retour dans le centre historique et la ruelle des chats.

La ruelle des chats a été renommée ainsi car avec l’affaissement du terrain, les maisons se sont rapprochées permettant aux chats de passer en haut d’un côté à l’autre de la rue.

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Sur les bons conseils de l’ami Georges Golse, j’ai réservé une table chez Félix, ruelle des chats, pour ce soir. Andouillette de Troyes et Chaource sont au menu.

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Jour 11


Cela aurait pu être une excellente étape de récupération mais les conditions météo en ont décidé autrement. L’étape s’est intégralement déroulée sous la pluie avec de violentes averses à certains moments. Le vent défavorable n’a pas facilité les choses non plus. C’est dommage car j’ai traversé un certain nombre de villages avec des maisons à colombages typiques de la région et ensuite je n’ai pas pu apprécier à sa juste valeur la véloroute le long des lacs dans le Parc Régional de la Forêt d’Orient.

La vidéo du parcours de l’étape

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Je suis arrivé à Brienne-le-Château sous une pluie battante et je n’ai pu qu’observer rapidement le château derrière sa grille d’entrée. Je n’ai pris qu’une photo au cours de cette journée et j’ai vraiment du faire une effort pour sortir l’appareil photo que j’avais bien mis à l’abri.

Halle à Brienne-le-Château
Halle à Brienne-le-Château

Quelques kilomètres après Brienne, j’ai donc rejoint la véloroute des lacs que j’ai suivie pendant 40 km jusqu’aux portes de Troyes. Je me voyais mal embarqué au début quand j’ai vu que Troyes était encore à 44 km et que j’avançais péniblement à 15 km/h sur du plat,  sur la digue le long du premier lac. Quelques passages dans la forêt n’ont guère coupé le vent et il fallait être prudent car il faisait très sombre et le sol était jonché de branches et de flaques d’eau. Là encore, les sandales pour rouler ont fait merveille : les pieds mouillés, certes, mais aérés sans avoir froid. Je n’ai évidemment rencontré aucun vélo ni personne pendant ces quarante kilomètres. Finalement, j’ai fini par arriver bien fatigué et trempé mais en gardant le moral intact.

La trace GPS de l’étape

Etape-11

Montier-en-Der (52) → Troyes (10)

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Jour 10

Il a plu toute la nuit et la tente a démontré sa parfaite étanchéité. En revanche ce matin, en la pliant sous la pluie, j’ai trouvé 3 fixations du double-toit qui se sont décollées dont celle réparée par le cordonnier d’Hauteville-Lompnès. Sans cette fixation de l’œillet avant, la tente ne pourra plus être fermée correctement et il y a un fort risque de pénétration d’eau à l’intérieur de la tente. Comble de malchance, aujourd’hui c’est dimanche et aucune possibilité de pouvoir acheter une bonne colle technique pour réparer.

J’avais pourtant mis le prix pour acheter une bonne tente mais son retrait du catalogue du vieux campeur est peut-être lié aux problèmes de solidité rencontrés par d’autres utilisateurs.

Je choisis donc de m’arrêter à l’hôtel (sous la pluie) et d’attendre demain pour aller au magasin de bricolage du village.

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Après le pépin de la tente, je démarre sous un crachin et attaque tout de suite une première côte : 1 km plus loin la route aboutit sur une piste de tracteur que je choisis néanmoins de suivre pendant un peu plus d’un kilomètre avant de rejoindre la route. Je dois traverser quelques belles flaques d’eau dont une bien profonde mais les sandales font merveille et je ne m’inquiète pas pour mes pieds mouillés.(Pour tracer mon itinéraire, j’avais utilisé des options de traçage automatique d’Openrunner et de GPSies avec configuration vélo. J’avais ensuite tout vérifié sur cartographie 1/25 000 mais ce secteur avait dû échapper à mon contrôle. Le traçage automatique de ces applications en ligne est adapté au VTT ou VTC.)

Ensuite, le reste de l’étape se déroule au milieu de paysages vallonnés et verdoyants agréables. J’essuie trois averses dont une à Joinville qui me décourage de visiter cette petite ville.

Seule la fin de l’étape, entre Wassy et Montier-en-Der est monotone avec une succession de côtes et de longues lignes droites. J’arrive à Montier-en-Der sous une dernière averse. L’hôtel trouvé a un label accueil vélo et l’accueil est effectivement très chaleureux. L’hôtelier me propose tout de suite de faire sécher mes affaires dans la chaufferie où nous étendons le double-toit de la tente.

Sinon, les jambes tournent sans douleur et demain j’espère rejoindre Troyes où je prendrais certainement une journée de repos afin de pouvoir visiter la ville qui parait-il vaut le détour.

La trace GPS de l’étape

Etape-10

Domrémy-la-Pucelle (88) → Montier-en-Der (52)

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Jour 9

Pas de connexion internet ce soir au camping de Domrémy-la-Pucelle. J’utilise mon téléphone pour mettre quelques infos en ligne.

Ce matin, sur conseil de l’hôtelier, je modifie un peu le parcours. Il m’indique une route alternative, tout aussi calme, qui évitera certains raidillons à 15% et montera beaucoup moins. Je devais être mal réveillé car j’avais mal orienté ma carte et je prends bien la D 460 mais part plein sud au lieu d’aller à l’est. Sans points de repères, je ne me rends compte de mon erreur que 4 km plus loin. Je fais demi-tour et emprunte cette fois la bonne route. Une nouvelle route  des grands crus : Vittel, Contrexeville indiqués sur cette route au départ. Les côtes ne seront jamais difficiles et les kilomètres défilent assez vite. Je roule pratiquement tout l’étape dans le département des Vosges et les paysages sont semblables à ceux d’hier, alternance de campagne et de bois.

Campagne vosgienne
Campagne vosgienne

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J’arrive pour midi à Neufchâteau et pendant que je casse la croute un petit orage éclate mais il ne durera pas. Je repars et prends quelques gouttes dans l’ascension du col de la Main Noire.

Je sèche très vite et rallie rapidement Domrémy-la-Pucelle en passant auparavant près de la basilique dédiée à Jeanne d’Arc située à 2km de Domrémy. J’arrive sous un ciel chargé mais j’ai le temps de monter la tente avant la pluie annoncée pour ce soir.Le camping est désert (je suis seul dans le camping) et à Domrémy, il n’y a aucune épicerie. Il y a juste un bar restaurant en face de la maison natale de Jeanne d’Arc. La soirée va être très calme.

La trace GPS de l’étape

Etape-09

Bourbonne-les-Bains (52) → Domrémy-la-Pucelle (88)

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Jour 8

Comme prévu hier soir, je ne fais aujourd’hui qu’une demie étape pour récupérer un peu et échapper aux orages prévus dans l’après-midi.

A Langres, il y a de gros hôtels particuliers et une église imposante mais je n’ai pas pu les photographier car l’étroitesse des rues ne permet pas le recul nécessaire au cadrage.

Je quitte Langres, ville natale de Diderot en jetant un dernier coup d’œil à partir des remparts et en achetant un petit morceau de fromage local “le Langres” que je ne connaissais pas et qui est très bon.

La vidéo du parcours de l’étape

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C’est toujours un paysage vallonné mais varié entre campagnes et forêts. Les jambes tournent encore assez bien mais c’est une fatigue profonde et une lassitude en voyant les kilomètres s’égrener lentement qui me gagnent.

Il va falloir descendre et remonter vers le pylône au fond
Il va falloir descendre et remonter vers le pylône au fond

Je choisis de m’arrêter à l’hôtel afin de faciliter ma récupération et d’échapper aux orages annoncés assez violents. L’après-midi a été consacré à la lessive, sieste, puis sauna et natation avant d’aller visiter la ville et son musée. C’est en me réveillant de ma sieste que je réalise que j’ai fait le bon choix : les douleurs sur l’avant des cuisses sont là même si je ne les ai pas senties en pédalant et en arrivant peu fatigué à Bourbonne-les-Bains.

Le musée de Bourbonne-les-Bains comporte une partie archéologique qui abrite des vestiges gallo-romains découverts notamment lors de travaux de réfections successives des thermes.

Une belle exposition temporaire de batiks togolais et de baitks  confectionnés par des écoliers français pour la construction d’un puits et une école dans un village du Togo m’a bien plu.

La trace GPS de l’étape

Etape-08

Langres (52) → Bourbonne-les-Bains (52)

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Jour 7

Hier soir, je suis monté par les escaliers dans les remparts visiter le village de Pesmes.

Ce matin, record battu : 1h30 pour me mettre en route.

L’étape d’aujourd’hui a été très éprouvante. Beaucoup de bosses et les dernières franchies sous une forte chaleur ont été difficiles. Le seul endroit à peu près plat l’a été sur la voie verte le long du “canal entre Champagne et Bourgogne” mais le revêtement très gravillonneux m’a coûté aussi pas mal d’énergie

La vidéo du parcours de l’étape

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Je n’ai pas passé beaucoup de temps à trier les photos car j’en ai pris très peu, les paysages traversés n’étant pas particulièrement photogéniques.

Le camping de Langres est en pleine ville et sur les remparts. les tours ci-dessous sont à l’intérieur du camping.

Ce soir, je vais aller visiter la ville de Langres à pied et faire quelques photos.

Demain, je prévois une journée de récupération : soit repos soit une demie étape car ce soir je suis très fatigué après une semaine de voyage.

La trace GPS de l’étape

Etape-07

Pesmes (70) → Langres (52)

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Jour 6

La vidéo du parcours de l’étape

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Alors qu’à 7h le ciel était dégagé, nous partons (Bernard et moi) sous un ciel couvert. Bernard m’accompagne les 30 premiers kilomètres.

Pommard
Pommard

Ensuite, petite visite de Beaune

Au moment de nous séparer avec Bernard, Gérard, son frère arrive à vélo depuis Dijon pour prendre le relais. Il m’accompagnera jusqu’à Saint-Jean-de-Losne.

Le temps s’éclaircira mais la température ne montera pas au-dessus de 20°. Cette étape s’est révélée fort monotone avec pratiquement aucun paysage à photographier mis à part le début Pommard et Beaune.

La véloroute entre Auxonne et Flammerans comporte des sections non revêtues et n’offre pas grand intérêt tant du point de vue paysage que tranquillité. Elle rallonge inutilement en évitant une portion de la D20 qui n’est pas très fréquentée.

L’arrivée au pied des remparts de Pesmes apporte une bonne touche finale à cette étape. Le camping, situé au pied, offre un beau point de vue sur le village.

L’étape n’était pas très vallonnée et les jambes ont bien tourné. Je n’ai commencé à ressentir la fatigue et une lassitude que dans les 15 derniers kilomètres.

A noter, que j’ai désactivé l’envoi automatique de lettres d’info lors de la mise à jour du site. Je ne l’activerai qu’une fois par semaine afin de ne pas surcharger les boites mails des abonnés. Les compte-rendus journaliers continueront néanmoins à être publiés chaque jour si j’ai une connexion internet.

A demain

La trace GPS de l’étape

Etape-06

Merceuil (21) → Pesmes (70)

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Jour 5

Départ à 8h45. Il ne m’a fallu plus que 1 h 50 pour être prêt (au lieu des 2h45 du premier jour). Je commence à être beaucoup mieux organisé et l’installation de la tente ou le rangement sont beaucoup plus rapides qu’au départ.

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Je rejoins très vite la vélo route quittée hier sur laquelle dans les  3 premiers kilomètres je vois un lièvre détaler devant moi et un peu plus loin un chevreuil. J’ai rendez-vous dans 30 km avec Bernard Faivre, un ami du Club des Cent Cols qui a envie de faire un bout de route avec moi et qui m’invite chez lui ce soir.

Champ sur véloroute avant Buxy
Champ sur véloroute avant Buxy

Il fait 13° et les jambes tournent bien. Un craquement au niveau de la boite de pédalier, lorsque j’appuie plus fort sur les pédales, m’inquiète dès le départ. Je file alors sur la véloroute jusqu’à Givry  Je m’arrête chez le vélociste de Givry qui pense que le problème de craquement provient d’un mauvais graissage ou serrage du boitier de pédalier hollowtech shimano (je n’en suis pas convaincu car le vélo avait été révisé avant le départ). Il me dit qu’il y a pour 1/4 heures à vingt minutes de réparation à prévoir mais qu’il n’a pas le temps de s’en occuper devant finir 3 vélos avant midi. Je lui explique que j’ai encore 1800 km à faire mais il me dit que cela ne risque rien et me laisse continuer mon chemin.

A partir de Givry, je me retrouve sur la route des grands vins. De nombreux petit villages traversés dans la journée me permettront de mettre des paysages sur un certain nombre d’étiquettes de ma cave ou sur certains crus que j’ai eu le plaisir de déguster dans ma vie: Mercurey, Santenay, Chassagne-Montrachet, Auxey-Duresse, Meursault…

Je retrouve Bernard à Aluze et nous allons grimper de concert le Pas de Saint Martin. Ce sera mon cinquième col de la randonnée mais le premier nouveau.

Après le franchissement de ce col, Bernard me suggère de modifier mon itinéraire afin d’éviter un gros raidillon et surtout d’arriver à la Rochepot, site touristique à visiter, en ayant une vue sur le château beaucoup plus belle que par l’itinéraire que j’avais prévu.

Nous continuerons ensemble jusqu’à Merceuil près de Beaune où habite Bernard.

Arrivés chez lui, nous chargeons le vélo dans sa voiture et nous nous rendons chez son vélociste contacté préalablement par téléphone et  qui a accepté de jeter un coup d’œil à mon vélo. Nous perdons plus de deux heures car ce jeune vélociste qui vient de s’installer doit faire face à de multiples tâches et répondre à de nombreux clients en attente. Il ne détecte rien au niveau du boitier de pédalier qui était serré et graissé correctement. Il ressert toute la visserie notamment l’étoile du plateau de pédalier, les porte-bagages,… et nous pouvons enfin repartir après 18h. Il a eu la gentillesse de me recevoir et a voulu vérifier un maximum de pièces afin que je puisse continuer mon voyage sans problèmes. Je verrai demain si tout est rentré dans l’ordre.

Nous passons à table tard et mes hôtes ont confectionné un repas délicieux et régénérant. Je goûte deux crus locaux (PernandVergelesses ), un blanc et un rouge, que je ne connaissais pas et qui valent le détour.

Ce compte-rendu est mis en ligne fort tard à cause des problèmes mécaniques et, par politesse pour mes hôtes, j’ai attendu le coucher pour le faire.

La trace GPS de l’étape

Etape-05

Saint-Boil (71) Merceuil (21)

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Jour 4

Petit (et grand) retour en arrière :

Pendant la traversée de la Bresse (chez les ventres jaunes), j’avais dans l’idée de manger un bon poulet de Bresse. Il faut dire que le 31 juillet 2000, j’étais parti deux jours avec un groupe d’amis à la conquête des cols du Mâconnais. Nous avions pédalé toute la journée sous une grosse chaleur et le soir avions commencé la soirée dans une cave à Clessé (Domaine Michel : une excellente adresse). Nous avons dégusté et acheté d’excellents vins avant d’aller nous restaurer. Nous étions deux dans le groupe qui avions envie de manger un poulet de Bresse mais cela ne fit pas l’unanimité chez nos autres amis plus sportifs que touristes. Nous avons échoué dans une pizzéria, bu du vin glacé et sommes sortis du restaurant affamés. Nous avons complété avec nos provisions de route (barre de céréales) avant d’aller nous coucher.

Hier soir, j’ai pris ma revanche : j’ai dégusté un poulet de Bresse aux morilles accompagné de deux verres d’un excellent 1er cru de Maranges (vin de Bourgogne), servi à bonne température. Un poulet succulent, à la chair ferme pas comme celle des poulets de batterie ou d’élevages industriels en plein air.  Il m’a fallu attendre 16 ans mais cela en valait la peine. C’était un petit clin d’œil à Roger, Pascal et Christian qui suivent mon voyage sur le blog et qui avaient fait parti de l’aventure.

Je n’ai découvert le commentaire de Victor m’invitant à aller manger une “poule” de Bresse qu’après mon escapade gourmande.

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Maintenant revenons à aujourd’hui.

L'abbaye Saint Philibert à Tournus
L’abbaye Saint Philibert à Tournus

Le départ ce matin se fait sous un ciel très chargé, il fait 8° et un vent fort souffle. De suite, j’attaque le col de Beaufer par une toute petite route avec une rampe finale à 15%. Je ne rencontre aucune voiture sur cette route. Je prends ensuite la direction du col de Brancion mais cette fois en laissant de coté les petites routes prévues afin d’adoucir la pente n’ayant pas très bien digéré celle de Beaufer ( je vous entends déjà : non, j’ai bien digéré le poulet de Bresse et la tarte tatin). Pas de circulation, non plus sur la route choisie.

Je prends le temps de visiter le vieux village médiéval de Brancion situé quelques hectomètres au-dessus du col éponyme.

Je prends une averse dans la descente (température 9°) et par une succession de routes rectilignes comportant quelques belles côtes je rejoins le deuxième site touristique au programme : Saint-Gengoux-le-National.

Après la visite de Saint-Gengoux, les jambes sont lourdes face au vent sur la belle véloroute qui passe au milieu des vignes.

Je décide alors de profiter d’une éclaircie pour planter la tente au sec dans le premier camping rencontré. J’ai lutté contre le vent toute la matinée et quand le vent tombait il se mettait à pleuvoir. Une petite sieste reconstituante avant d’écrire ce compte-rendu devrait me permettre de repartir du bon pied demain. La météo n’est guère optimiste et j’ai quelques douleurs dans les cuisses qui j’espère s’estomperont pendant la nuit.

La trace GPS de l’étape

Etape-04

Tournus (71) Saint-Boil (71)

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Jour 3

Le départ, ce matin, se fait sous un ciel chargé de gros nuages noirs. La côte sévère qui monte à Orgelet est avalée douloureusement sans échauffement préalable.

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A Orgelet, je prends soin d’acheter un morceau de Comté de 18 mois d’affinage avant de quitter définitivement le Jura. J’essayerai tout au long du voyage de goûter aux produits locaux.

Je prends le temps de flâner dans les rues d’Orgelet, visite l’église avant de repartir sous un ciel de plus en plus menaçant. Orgelet est la ville natale de Cadet Roussel.

Je joue à saute-mouton de colline en colline en franchissant quelques beaux cols géographiques mais non nommés.

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Ferme bressane typique

Puis le relief s’aplanit en arrivant dans la Bresse. Je prends de petites routes, pas toujours très propres à cause des épandages dans les champs et parcours des kilomètres sans rencontrer un seul véhicule. Les effluves flattent mes narines pendant des kilomètres aussi. C’est à 35 km de l’arrivée que les premières gouttes arrivent. La pluie s’installe sans que je puisse trouver un abri pour au moins me restaurer. Finalement, je termine l’étape sous une forte pluie et je choisis donc de coucher à l’hôtel n’étant pas très enthousiaste à l’idée de monter la tente sous la pluie. J’aimerais que mon voyage reste avant tout du plaisir.

Toute la journée, malgré la pluie, les jambes ont bien répondu.  Pourvu que ça dure !

La trace GPS de l’étape

Etape-03

Orgelet (39) Tournus (71)

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Jour 2

La première nuit en cyclo-camping a été un peu agitée. Tout d’abord des hollandais ayant loué un bungalow ont parlé fort tard sur leur terrasse et ensuite j’ai été réveillé par un courant d’air très frais. Lors du montage de la tente, la fixation d’un œillet du double toit s’est décollée et m’a empêché de pouvoir fermer correctement la tente.

Ce matin, le rangement des sacoches a été laborieux, il y avait du matériel de partout :  un problème d’organisation qui je pense se résoudra avec l’expérience. Il s’est passé deux heures quarante cinq entre le réveil et le départ.

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Ensuite, départ sous un beau soleil et une bonne température qui permet de partir tout de suite en “court”. Un sacré contraste avec la température au réveil !

C’est d’abord un premier arrêt chez le vieux cordonnier d’Hauteville-Lompnès qui me reçoit fort sympathiquement et qui en quelques minutes et grâce à une colle adaptée me répare la tente (sa réparation s’avèrera efficace au montage de la tente ce soir). Pendant sa réparation, nous devisons et parlons voyages. Nous échangeons à propos de régions ou pays visités communément par l’un et l’autre (Irlande, Ubaye) et nous séparons sans que cet homme veuille que je le paye.

Puis c’est un départ, tout en douceur sur la plateau d’Hauteville. Je retrouve les paysages caractéristiques du Jura : prés, forêts de sapins, des routes rectilignes qui montent dans des combes. Ici les pentes sont beaucoup plus douces que celles que j’ai rencontrées dans la Jura (plus au nord est)  lors de mon tour de la France.

La circulation est si réduite qu’en arrivant dans la vallée à Montréal-la Cluse le contraste est saisissant. Fort heureusement, cela ne durera pas.

Arrêt ensuite à Izernore, BPF. L’église du XVIe siècle est fermée ainsi que le musée d’archéologie. J’en profite pour me ravitailler chez le boucher où un quinzaine de clients me précèdent. Après 20 minutes d’attente, j’achète un bon saucisson sec mais quelques minutes plus tard, en pique-niquant je m’aperçois qu’au  saucisson avait été  substitué un taboulé (interversion de sac dans la cohue). Très déçu, le saucisson étant mon fruit préféré, j’arrive juste à la fermeture du commerce. Le boucher (encore une rencontre sympathique) me remplace sans problème le taboulé par un saucisson beaucoup plus gros que celui acheté précédemment. De beaux desserts en perspective !

Après Izernore, je choisis de rejoindre Matefelon  par une petite route dans les coteaux plutôt que par la route directe de la vallée. Cela me vaudra quelques mètres de dénivelée supplémentaires mais je ne regrette pas ce choix devant la tranquillité de cette route.

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Une rapide descente du col de Matefelon me conduit au bord de la rivière d’Ain. Ensuite, je prends la route balcon qui domine cette très belle rivière. Elle monte régulièrement mais hélas, la végétation dense ne permet aucun point de vue sur la rivière.

Puis, jusqu’à la fin de l’étape ce sera à nouveau une succession de combes, de pâturages avec une méchante rampe à 12% avant Fétigny. C’est d’ailleurs en fin d’étape que les pentes sont les plus sévères.

Accueil très sympathique au camping “la Faz” (commune d’Ecrille mais au bord de ma route au pied d’Orgelet). Le gérant aime les cyclistes et me fait une belle réduction sans avoir demandé. Une bonne adresse à retenir.

Ce soir, je suis beaucoup mieux organisé qu’hier soir et le montage de la tente est beaucoup moins laborieux. Un “snack” dans le camping m’a permis de recharger les batteries.

La trace GPS de l’étape

Etape-02

Hauteville-Lompnès (01) Orgelet (39)

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Jour 1

Fabien Savouroux, cyclocampeur émérite et expérimenté, m’accompagne pour cette première étape jusqu’à Artemare.  Je le sollicite pour avoir des derniers conseils quant à la pratique du cyclocamping.

Départ de la maison

La vidéo du parcours de l’étape

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Cette étape se déroule dans des paysages connus, sur des routes maintes fois empruntées. Il est difficile d’avoir un regard extérieur pour la prise de photos. Néanmoins, dès le départ, j’ai une idée des lieux à photographier pour faire découvrir à mes amis non savoyards cette belle région de France.

C’est d’abord un cheminement le long du plus grand lac naturel de France, le lac du Bourget (et non pas d’Aix-les-Bains comme on peut l’entendre quelquefois dans les médias). Le départ s’est fait sous un ciel chargé qui n’avait pas encore évacué toute l’humidité résiduelle due aux pluies de la veille. la température était de 8° et ne dépassera pas les 10° tout le long du lac. Le massif de l’Épine est resté dans les nuages tout au long du parcours et la photo que je prévoyais de prendre à St innocent offrant une très belle perspective de la dent du Chat n’a pu être réalisée.
C’est au bout du lac du Bourget que le soleil est apparu. Au bout du lac, nous côtoyons d’abord la plus grande peupleraie d’Europe dans la Chautagne avant de rejoindre le beau village de Chanaz au bord du canal de Savières.

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La route le long du canal de Savières est toujours aussi agréable.

Arrivés au pont de Chanaz nous avons fait un petit détour sur la Via Rhôna afin de prendre des photos de ce si joli village.

A Culoz, nous avons eu notre imprévu de la journée : j’ai voulu prendre une route tranquille maintes fois empruntée avec les cyclos de Yenne et nous sommes arrivés à un endroit où le goudron était très dégradé. Nous avons interrogé des ouvriers qui travaillaient et qui nous ont affirmé que cela ne débouchait pas. Demi-tour et changement d’itinéraire. Nous avons rencontré quelques kilomètres plus loin un autochtone qui nous a dit emprunter régulièrement cette voie où nous avons renoncé. Nous aurions du continuer et cela nous aurait épargné quelques kilomètres supplémentaires et un bout de route à plus grosse circulation.

Ensuite Roger Colombo a pris le relais de Fabien à Artemare et m’a accompagné jusqu’au col de la Lèbe. La montée s’est déroulée sans problème, les jambes ont bien répondu malgré une température de 25 ° sur le bas avec une chaleur moite. Un vent froid nous a ensuite accompagné jusqu’au col.

Il m’a fallu pédaler dans la légère descente du col face à ce vent frisquet. Après l’achat du repas du soir, et l’arrivée au camping, l’organisation et le montage de la tente ont été assez fastidieux manquant d’expérience et n’étant pas encore rôdé à cette nouvelle activité.

La trace GPS de l’étape

Etape-01

La Motte-Servolex (73) Hauteville-Lompnès (01)

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Jour 41

Cette dernière étape est très facile au départ. Une légère descente puis une montée de trois km ne dépassant guère les 4% nous emmène au sommet du premier col. Rebelote, une courte descente nous emmène au pied d’un autre col que nous allons chercher en aller-retour à trois km sans avoir besoin de passer le petit plateau puis nous arrivons sans effort au col d’Ibañeta après être passé devant la Collégiale de Roncevaux.

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Au sommet du col, au lieu de plonger directement vers St-Jean-Pied-de-Port, nous faisons encore durer le plaisir en nous engageant sur ce qui était autrefois une route goudronnée pour aller cueillir quatre autres cols La pente est sévère et nous slalomons entre les nids de poules et les cailloux qui ont pris la place du goudron. Nous surplombons la collégiale que nous apercevons au fond du trou et après près d’une heure d’effort intense nous atteignons le denier col. Retour au col à vitesse lente afin de ne pas casser le matériel et nous retrouvons le bitume. Une longue descente qui nous fait passer dans le défilé de Roland, nous permet de rejoindre Valcarlos où nous attend Carabine venu à notre rencontre pour rouler avec nous jusqu’au terme du voyage. Nous allons chercher, tous ensemble, un dernier col situé à 1km et nous descendons jusqu’à Arnéguy, premier village français. Nous avons à peine franchi la frontière que nous recevons notre premier coup de klaxon agressif depuis le début de notre voyage. Aucun doute : nous sommes bien en France !

Collégiale vue depuis les crêtes au dessus du col d’Ibañeta
Epilogue

Puis c’est la douche au camping et Carabine nous emmène jusqu’à Pau où Mario est venu nous chercher pour nous déposer à Muret chez Chantal et Alain qui nous hébergent. La solidarité Cent Cols a joué. Merci à tous !

Le lendemain, nous louons une voiture car il n’y a pas de train. Je pose Gérard à Cavaillon. Il rejoindra Grasse à vélo le lendemain et je rentre dans la nuit chez moi.

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Jour 40

Cette avant-dernière étape comme les trois précédentes se déroule essentiellement en forêt et nous apercevons quelquefois dans des trouées des reliefs pas très hauts mais très pentus. Une première ascension de 800 m de dénivelé longue mais régulière nous emmène à près de 1000 m d’altitude. La température est de 17° C et les jambes tournent bien. Dans la descente du col le vent se lève et de gros nuages noirs envahissent le ciel. Gérard est parti faire d’autres cols et il risque bien de prendre la pluie. Pour ma part, j’accélère et essaye de rejoindre le plus vite possible le village d’Erro, situé après le col du même nom, où nous avons prévu de faire étape. Le ciel s’assombrit encore et je trouve l’hôtel fermé et en vente. Dans la montée du col d’Erro, je croise quelques cyclovoyageurs qui rejoignent Saint-Jacques de Compostelle. Le Camino passe au col d’Erro.

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Je poursuis ma route en espérant trouver un hébergement assez rapidement mais ne suis guère optimiste les villages sur l’itinéraire étant bien petits. C’est finalement au deuxième village, sur le chemin de St-Jacques que je trouve une chambre au-dessus de l’épicerie du village. J’arrive à temps, quelques minutes plus tard le pluie se met à tomber.

Gérard m’a téléphoné et continue sa quête de cols, le gérant d’une station service lui ayant affirmé qu’il ne pleuvrait pas…Il vient d’arriver (16h30) et n’a pas pris la pluie alors qu’ici il y a eu un bel orage.

Demain la dernière étape sera relativement courte mais accidentée. Notre ami Carabine viendra à notre rencontre pour rouler quelques kilomètres avec nous.

Le compte-rendu ne pourra vraisemblablement pas être mis en ligne avant mon retour à la maison faute de connexion internet. J’arriverai peut-être à transférer la trace GPS via mon téléphone pour mettre à jour la carte du parcours.

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Jour 39

Il a plu cette nuit et le ciel est encore bien sombre quand nous partons. De suite, nous attaquons le premier col : 5 km d’ascension pour 220 m de dénivelé sur des pourcentages raisonnables. Nous sommes en forêt durant toute l’ascension et pendant toute la descente. Le ciel s’éclaircit peu et le vent se lève.

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Nous nous retrouvons vite au pied du deuxième col et là les 2 premiers kilomètres présentent des passages redoutables frôlant les 15%. La suite sera beaucoup plus facile avec encore quelques courtes rampes à 10% et un final beaucoup plus facile. Encore et toujours un col en forêt culminant à 830 m d’altitude. Le versant que nous descendons semble beaucoup moins pentu. Nous faisons quelques kilomètres de plat avec un vent tourbillonnant tantôt favorable, tantôt défavorable et nous arrivons au pied du troisième col situé sur une route évitant la nationale qui passe sous un tunnel interdit aux vélos. Le premier kilomètre nous fait craindre le pire 10% et le vent de face mais cela va vite changer et finalement l’ascension se passe facilement.

Nous avions décidé de faire étape dans un hôtel situé au pied du col, recommandé par un prédécesseur sur cette randonnée mais l’hôtel ne propose que la restauration et pas les chambres le week-end. Nous continuons notre route et trouvons une “casa rural” 6 km plus loin dans une maison de caractère ayant 300 ans et fort bien accueillis après avoir essuyé des refus dans deux autres pour la restauration du soir.

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Jour 38

Pas de grosses difficultés aujourd’hui : nous avons bien digéré la dénivelée finalement assez conséquente de cette étape car les cinq cols franchis présentaient des pourcentages raisonnables et la température s’est établie autour de 22° C. Les montées et descentes de tous les cols se sont déroulées en forêt et ceci ne nous a pas permis de faire multiples prises de vue des paysages.

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Aujourd’hui, nous sommes entrés en Navarre et là nous avons trouvé des villages animés et coquets comme au Pays Basque.

Nous voulons arriver à St-Jean-Pied-de-Port en début d’après midi afin d’avoir le temps de trouver les moyens de transport pour rejoindre nos pénates. Il nous a donc fallu prévoir un redécoupage des étapes pour n’avoir pas trop de kilomètres à faire le dernier jour. Nous finirons ainsi le voyage mardi prochain au lieu de lundi comme nous l’avions envisagé il y a quelques jours.

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Jour 37

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Aujourd’hui, il a fait le même temps qu’hier : départ dans le brouillard jusqu’à 10h30 puis soleil et chaleur ensuite. Nous commençons par longer un lac que nous ne voyons pas puis nous continuons sur des routes sans relief en traversant quelques villages n’ayant rien de remarquable. Au cinquantième kilomètre, nous attaquons l’ascension du seul col de la journée. Une ascension courte et très facile sur ce versant. La seule difficulté de la journée se situe en fin d’étape où il a fallu grimper sur une colline par une rampe à 13% pour rejoindre après une courte descente vertigineuse notre lieu d’hébergement d’aujourd’hui.

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Jour 36

Ce matin nous démarrons sous le brouillard et devons mettre nos éclairages. C’est la première fois que nous partons si tôt afin de rouler moins longtemps sous la chaleur. Nous subissons d’abord pendant une vingtaine de kilomètres descendant une forte circulation automobile sur la route qui longe l’autoroute à péage. Ensuite le brouillard se dissipe, la circulation se réduit et la chaleur s’installe dès 9 h du matin. Nous attaquons le premier col au départ facile mais qui va se corser avec des kilomètres à 10% de moyenne et des rampes à plus de 12%. Les cols basques côté espagnol ne semblent guère plus faciles que ceux côtés français (Nous n’avons tout de même pas rencontré de pourcentages supérieurs à 15% comme c’est courant en Pays Basque français).

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Ensuite la partie la moins agréable de l’étape est l’ascension du puerto de Barázar sur une route nationale empruntée par une foule de camions. Heureusement que nous sommes en Espagne avec des chauffeurs attentifs et courtois. Je n’imagine pas de faire une telle route en France : avec le comportement de nos automobilistes ou camionneurs, c’est la mort assurée. Il fait déjà plus de 30° au thermomètre et après avoir franchi le col et fait quelques kilomètres de descente avant de prendre une petite route tranquille, je pense à ce que j’ai écrit hier au sujet du puerto de Orduña : aujourd’hui, il aurait été mieux de franchir ce puerto de Barázar dans l’autre sens, beaucoup plus facile.

L’avant dernière ascension du jour s’annonçait relativement facile avec seulement 140 m de dénivelée programmée entre le pied et le sommet du col. Mais ce fut autre chose : le point haut de la route était plus haut que le col et pour y arriver il y avait des rampes supérieures à 10% auxquelles succédaient quelques légères redescentes suivies aussitôt de remontées. Le mercure était à ce moment là à 35°C.

Pour corser encore plus l’étape, je n’ai pas trouvé de suite la “casa rural” que notre hôtelier d’hier nous avait réservé : je suis passé devant, il n’y avait pas son nom et elle paraissait fermée définitivement. Je suis donc descendu au village, situé à un km et 150 m d’altitude plus bas et quand j’ai pu demander dans le village on m’a dit que je n’avais plus qu’à remonter. J’ai dû mettre pied à terre fatigué et n’ayant plus la force d’appuyer sur les pédales sur du 15%.

Quant à Gérard, il est arrivé une heure plus tard car il était allé chercher trois autres cols hors parcours.

Petit clin d’œil au concepteur de la randonnée :

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Jour 35

La pluie annoncée est tombée cette nuit et nous partons sous un ciel bas dans un air saturé d’humidité qui rend les premières ascensions assez difficiles. Nous prenons peu de photos car les nuages ou la brume restent accrochés aux reliefs.

La vidéo du parcours de l’étape

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Dans l’ascension du puerto de Orduña, il fait déjà plus chaud et le soleil fait quelques apparitions. La montée du côté que nous empruntons n’est pas la plus difficile : nous avons une pensée pour ceux qui font la Divisoria dans le sens Nord-Sud quand nous découvrons la descente spectaculaire de l’autre versant. Il y a de gros pourcentages et le décor est vertigineux.

Le temps de nous restaurer au pied du col permet au soleil de sortir définitivement des nuages et nous finissons les ascensions de l’après-midi sous une température de 30° C alors que dans la matinée les températures ont varié entre 11 et 15° C.

Nous sommes maintenant à environ 400 km de l’arrivée (sans compter les quelques variantes possibles) et devrions arriver à Saint-Jean-Pied-de-Port lundi prochain.

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Jour 34

Quelques images de notre village étape d’hier où tous sont mobilisés contre l’extraction du gaz de schiste par fracture hydraulique (pratiquement toutes les maisons, office de tourisme et mairie portent des affiches)

La vidéo du parcours de l’étape

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Cette étape que Biki nous prédisait comme très belle ne l’a pas été comme elle aurait dû l’être à cause des conditions météo. La première et longue ascension du premier col (14 km et 800 m de dénivelée) nous a offert, malgré les nombreux nuages et brumes qui s’accrochaient aux sommets, les plus beaux paysages de la journée. Avec Gérard, nous nous sommes séparés au sommet du premier col car il est allé chercher un autre col lui coûtant 9 km d’ascension et 450 m de dénivelée supplémentaires.

Aucune photo du deuxième col qui a été gravi et descendu dans le brouillard.

La courte ascension (1 km) du troisième col (collado de Asón) fait déboucher sur un col splendide. Une courte éclaircie s’est manifestée au moment de mon arrivée.

Après ce troisième col une longue descente fait descendre au point le plus bas du voyage (180 m) depuis le départ de Tarifa pour ensuite, par encore une longue ascension sur une petite route tranquille remonter à 900 m. Pas de photos là non plus l’horizon étant bouché.

Cette étape est celle comportant le plus de dénivelé depuis le départ.

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Jour 33

 C’est une des plus belles étapes depuis notre départ. Nous longeons d’abord pendant une vingtaine de kilomètre le lac de barrage de l’Ebre. Nous ne voyons pas le lac pendant les cinq premiers kilomètres à cause du brouillard et les premières photos du lac ne peuvent être prises qu’après le dixième kilomètre quand les brumes matinales se sont dissipées. Au bout du lac, nous allons chercher en aller retour un col qui nous offre encore de jolies perspectives sur le lac.

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Ensuite nous empruntons une magnifique route balcon qui nous permet de franchir  quatre cols. Nous croisons toutes sortes d’animaux sur cette route : ce sont d’abord quelques vaches puis de nombreux chevaux tandis qu’en l’air nous pouvons observer planer une colonie de vautours. Nous restons longtemps autour de mille mètres d’altitude et les vallées que nous apercevons sont très profondes.

Nous descendons finalement dans le fond d’une de ces vallées pour rejoindre notre village étape situé à 360 m d’altitude. Nous posons les bagages à l’hôtel et repartons, allégés, faire l’ascension d’un dernier col très beau lui aussi.

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Jour 32

C’est dimanche matin et nous traversons la ville endormie pour rejoindre le parcours dont nous nous étions écartés hier soir pour trouver un hébergement. Après 4km nous prenons une petite route champêtre où les prés sont fréquentés par des vaches, chevaux et cigognes.

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Nous avons prévu de faire une variante suggérée sur le carnet de route pour aller chercher un col. La route se termine par une piste qu’il faudra emprunter pendant 2,5 km avant de rejoindre la route du col. Un chien-loup course Gérard pendant une cinquantaine de mètres. Je suis derrière et l’importun me laisse tranquille après avoir reçu quelques jets d’eau de mon bidon.

Au sommet du col, nous nous séparons avec Gérard qui a prévu un circuit de 80 km lui permettant de gravir deux cols supplémentaires. Pour ma part, j’avais décidé de me reposer et je poursuis la route officielle en faisant juste un petit détour supplémentaire pour aller voir la source de l’Ebre à Fontibre (du moins ce qui était donné comme sa source jusqu’à récemment (voirici). Le thème de la randonnée étant la ligne de partage des eaux Atlantique-Méditerranée, j’ai pu ainsi voir la naissance des deux plus longs fleuves ibériques : le Tage qui se jette dans l’Atlantique et l’Ebre qui lui se jette dans la Méditerranée.

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Jour 31

Une grande partie de l’étape d’aujourd’hui ne présente pas grand intérêt : nous avons fait près de 40 km sur une nationale relativement fréquentée, rectiligne avec une succession de légères côtes et descentes et avec un fort vent défavorable. Nous ne pouvions pas prêter beaucoup d’attention aux paysages, crispés sur nos guidons et comme souvent les poteaux ou pylônes électriques gênaient les prises de vue. Biki qui nous annonçait des cols plats et une étape de récupération avait oublié le facteur vent qui a durci l’étape.

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L’après-midi a été beaucoup plus intéressant. Nous avons vu de plus beaux paysages et avons pu rallonger l’étape grâce au vent favorable.

Nous allons rester deux soirs dans le même hôtel : demain, je ferai une petite boucle (environ 35 km) reprenant le parcours prévu de la randonnée tandis que Gérard la rallongera en allant chercher d’autres cols.

Après la douche et la petite “Clara con lemon” (panaché au Fanta citron) quotidienne, voici les photos du jour :

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Jour 30

Une étape variée au niveau paysage et intérêt. Le départ est plutôt facile, légèrement descendant et nous fait longer deux lacs de barrage qui se succèdent. Ensuite, finie la forêt qui laisse la place aux cultures. Le vent se lève et forcit mais nous est plutôt favorable jusqu’au sommet du Porto del Manquillo où nous rejoignons le chemin de St-Jacques-de-Compostelle.

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Dans la montée de ce col, nous croisons nos premiers “sacochards” depuis notre départ. Ensuite sur le chemin que nous empruntons sur un peu plus de six kilomètres nous ne cessons de doubler des pèlerins. Nous entendons parler anglais, espagnol et italien mais pas français.

Nous quittons le “Camino” et rejoignons bientôt la route nationale la plus fréquentée que nous ayons eu à emprunter depuis le départ. Elle double une autoroute qui doit être à péage car de nombreux camions lancés à vive allure choisissent cette nationale. Heureusement, il y a un accotement bien bitumé d’au-moins deux mètres de large et le vent qui nous pousse très fort nous permet d’avaler rapidement la dizaine de kilomètres sur cette route. Un col est ainsi franchi sans effort.

Ensuite changement de décor pour les 20 derniers kilomètres où nous changeons de direction pour prendre de petites routes où il nous a fallu affronter ce même vent violent soufflant de 3/4 face. Nous n’avons pas ressenti les effets du frugal repas d’hier soir car nous avons bien pris soin de nous ravitailler dans cette zone beaucoup moins désertique que celles de ces derniers jours.

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Jour 29

Une étape qui s’est déroulée essentiellement en forêt. Quatre cols au programme, seuls le premier et le troisième ont  été franchis après de relativement longues montées régulières : le premier tout de suite au départ dans la fraicheur et l’autre en fin de matinée sous une chaleur à laquelle nous n’étions plus habitués. Le dernier col avant la descente sur le village étape était court mais pentu. C’est le seul qui nous a offert des vues intéressantes.

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Nous avons logé dans une “casa rural” où il n’y avait pas d’internet mais surtout pas de féculents au repas : soupe et viande plus salade de crudités. L’étape de demain risque d’être difficile.

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Jour 28

Encore une courte étape qui a commencé par une montée de 10 km pour atteindre le puerto de Santa Inès (1755 m). Les pourcentages sont réguliers (entre 5 et 6%) mis à part un court passage un peu plus pentu. Le paysage évoque déjà quelquefois les Pyrénées, de gros chevaux au bord de la route ont remplacé les moutons, dans les villages, depuis deux jours, les frontons ont pris la place des arènes à “toros”.

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Les prix des prestations ont maintenant tendance à monter au fur et à mesure que nous nous rapprochons de la France. Pour ma part, j’éprouve depuis quelques jours une grosse fatigue et le raccourcissement des étapes me convient bien. Gérard lui a toujours autant d’enthousiasme et n’hésite jamais à faire quelques kilomètres supplémentaires pour aller chercher des cols.

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Jour 27

Après deux journées éprouvantes, une petite étape (pour moi car Gérard est allé chercher un autre col nécessitant 13 km en aller-retour et 400 m de dénivelé). Outre la longueur réduite, ce genre d’étape me permet de récupérer car les ascensions longues me conviennent beaucoup mieux que les successions de montées et descentes casse-pattes telles celles de ces derniers jours.

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Tout d’abord, une vingtaine de kilomètres de montée relativement douce (6% maximum) nous conduit à 1711 m d’altitude au Puerto de Piqueras, dans un environnement de bruyères en fleurs et de pins. Nous sommes sur une nationale peu fréquentée et qui le sera encore moins sur les derniers kilomètres car un tunnel passe sous le col. Un petit aller-retour de 3km au sommet sur une piste relativement roulante nous permet de cueillir le Collado de los Martillos (1723 m).

Puis c’est une descente de 10 km très roulante qui nous amène au pied du col suivant que nous allons chercher en aller retour sur une route bien cabossée où les rustines sont encore  plus nombreuses que sur les chambres à air de Gérard.

La fin de l’étape est très roulante et nous fait suivre quelques rivières dont une à l’eau limpide où j’ai pu observer une belle truite gober des insectes.

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Jour 26

Le vent est encore relativement fort lorsque nous partons ce matin mais il est un peu moins défavorable. Il fait encore très frais puis le vent va faiblir et la température enfin se réchauffer (25°C en fin d’étape).

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Comme hier, nous traversons quelques villages sans commerces mais beaucoup plus coquets et mieux entretenus. Après les 30 premiers kilomètres, il nous a été impossible de nous ravitailler et c’est finalement comme hier, à l’arrivée que nous avons pu prendre un casse-croute un peu plus conséquent que nos biscuits. Beaucoup d’églises ou de chapelles imposantes ont jalonné notre parcours. Nous évoluons toute la journée entre 1100 et 1300 m. Gérard est encore allé faire deux cols en plus pour douze kilomètres supplémentaires.

A l’arrivée au village, on me dit qu’il n’y a pas d’hôtel alors que nous avions récupéré une adresse auprès de prédécesseurs sur cette randonnée permanente. Effectivement, il n’y avait pas d’hôtel mais une “casa rural” (chambre d’hôte) où nous sommes très bien accueillis.

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Jour 25

 Il n’y avait pas de connexion internet à l’hôtel et je n’ai pas pu mettre en ligne le résumé de l’étape le soir même.

Une étape très difficile à cause du vent violent de face sur au moins 80% de l’étape. Les paysages étaient variés mais nous n’avons pas beaucoup rencontré “âme qui vive” sur le parcours. Nous avons traversé de nombreux villages où il y avait de nombreuses maisons aux toits effondrés, sans commerce ni bar. Il nous a été impossible de nous ravitailler en route et notre provision de “chocos-bn” a fondu comme chocolat au soleil. Nous n’avons pu manger un sandwich qu’à notre arrivée à l’hôtel.

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Nous avons franchi notre centième col de la randonnée et notre 2000e km durant cette étape.

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Jour 24

Encore une étape sous le signe de la fraicheur (entre 6 et 10°C toute la matinée sous un ciel menaçant). L’après-midi, le vent à balayé une grosse partie des nuages et la température est montée à 17°C sous le soleil intermittent. Peu de paysages remarquables aujourd’hui. Nous passons toute la matinée sur une route nationale très peu fréquentée où de longues montées rectilignes se succèdent entrecoupées de quelques descentes. Quand nous quittons cette nationale pour rejoindre Medinaceli, le paysage est déjà plus varié : ce sont d’abord de grands champs de cailloux et un paysage de causse (sans les bruyères) puis avant la descente sur Medinaceli  un paysage plus montagneux avec des rochers caractéristiques surplombant des champs.

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L’après-midi, seuls quelques villages typiques méritent d’être photographiés.

Hier soir, nous avions envisagé deux points de chute pour ce soir. Quand nous sommes arrivés au premier après 96 km, l’hôtel était fermé pour tout le week-end. Nous nous sommes rendus au deuxième hôtel envisagé 10 km plus loin et là l’hôtel était aussi fermé et en vente. Nous avons dû nous dérouter de 13 km pour trouver un hébergement. Ces 13 km seront à refaire dans l’autre sens demain matin pour retrouver l’itinéraire de la randonnée.

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Jour 23

Ce matin, au départ,  le ciel est menaçant. Nous prenons la pluie environ une heure après notre départ et nous roulerons sous la pluie et dans le brouillard pendant une heure. Nous avons ainsi franchi un col sans voir le paysage qui l’entourait. Le reste de l’étape s’est déroulé au sec et avec un vent légèrement favorable.

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Cet après-midi, nous avons rendez-vous chez le vélociste pour résoudre un problème de passages de vitesse sur le vélo de Gérard et remettre un rayon sur ma roue arrière. Nous en profiterons pour visiter la ville.

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Jour 22

 Hier, nous avons rencontré un couple de hollandais cyclo-campeurs qui s’étaient réfugiés dans le même hôtel que nous à cause de la pluie. Ils réalisaient un voyage itinérant Séville Barcelone et nous avons pu échanger au petit déjeuner.

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Ce matin, au départ,  le ciel est bleu sans un nuage et la température est douce mais elle va très vite se refroidir avec un vent du nord glacial qui nous accompagnera toute l’étape. Après 5 km d’échauffement, nous attaquons la première difficulté de la journée, le Puerto del Cubillo (1620 m)  7km de montée à 7% de moyenne avec quelques passages à 10%. Nous sommes en forme car nous avons largement eu le temps de récupérer de nos efforts hier. La montée est en forêt et le paysage s’ouvre vraiment à partir du col. Une courte descente et nous remontons la vallée du Tage, en pente douce, sur 6 km pour atteindre sa source et le col qui la domine. Comme souvent, c’est toujours étonnant de voir une “toute petite pissotière” qui  donne naissance à un long et large fleuve (le plus long fleuve de la péninsule ibérique qui va se jeter dans l’Atlantique au Portugal 1000 km plus loin).

L’après-midi sera une succession de montées et descentes sur un plateau vers 1600 m d’altitude avec 3 derniers kilomètres de l’ascension de El Portillo (1790 m) qui ne laissent aucun répit. Ensuite un long faux plat montant avec le vent glacial dans le nez nous emmène vers les derniers cols de la journée avant une courte redescente vers notre village étape. Aujourd’hui, nous avons franchi 8 cols.

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Jour 21

 Ce matin avant de partir, nous demandons un tampon pour nos cartes de route. La patronne le cherche puis finit par le dénicher ainsi que l’encreur. Celui-ci est sec, aussi elle l’humidifie avec de l’eau de vie. Le tampon n’en aura que plus de valeur !

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Quand nous partons il pleut et la température est de 7°C. Nous montons et la température descend à 6°C, elle ne sera jamais supérieure à 9°C sous les éclaircies. Nous roulons essentiellement en forêt et ne prenons pas de photos. Nous surprenons quelques biches et faons qui s’enfuient devant nous.

Nous arrivons trempés et transis à l’hôtel après avoir franchi cinq nouveaux cols. Nous y rencontrons un couple de cyclos hollandais qui font un voyage itinérant de Séville à Barcelone. Ils ont choisi de ne pas rouler aujourd’hui à cause de la météo.

L’accueil à l’hôtel est chaleureux, le gérant nous met tout de suite le chauffage dans la chambre et accepte de laver et sécher notre linge dans la laverie de l’hôtel.

Pas de photos aujourd’hui : temps exécrable et froid

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Jour 20

Une étape courte car nous nous enfonçons dans la montagne et les lieux d’hébergements possibles sont éloignés les uns des autres. D’autre part, le temps est très menaçant. Il pleuvra d’ailleurs peu après notre arrivée. Nous n’avons toujours pas reçu une goutte de pluie depuis notre départ. Demain, nous risquons de nous mouiller et nous serons à plus de 1500 m d’altitude.

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Pas grand chose à dire sur l’étape elle-même, hormis un nouveau bris de rayon qui attendra le prochain vélociste. Avec une roue rayonnée classiquement à 36 rayons, le voile est assez léger pour pouvoir continuer à rouler contrairement au même problème avec des roues modernes.

Nous faisons étape dans un petit hôtel en pleine montagne. L’accueil à l’hôtel a été assez particulier mais chaleureux : au restaurant au décor “exotique” où des tableaux religieux byzantins cohabitent avec des portraits peints du patron.

Ci-dessous quelques photos de la salle à manger.

Ce patron, en chair et en os, nous apporte la carte et nous invite à choisir notre menu. Quand nous avons choisi et lui passons commande, il nous conseille fortement puis nous impose ses plats à l’aide de croquis qu’il dessine sur la nappe en papier. (Nous comprenons aussi à ce moment que tous les tableaux qui décorent la salle sont les oeuvres du chef). Nous mangerons ainsi : une soupe chaude avec pois chiches, saucisse. Un autre plat indéfinissable mais goûteux dans lequel nous reconnaissons des lardons, de l’œuf, de la panure et de la pomme de terre écrasée. Puis du civet de cerf et de la queue de “toro” ; c’était très copieux et très bon.C’est la première fois que nous ne mangeons pas dans une salle avec une télé dont le son est poussé au maximum.

L’après-midi est consacré à la mise à jour du site, au tri de photos et au recensement des cols franchis mais aussi à nous réchauffer car il ne fait pas chaud à 1400 m d’altitude.

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Jour 19

Cette étape commence par quelques côtes qui nous font franchir des collines mais ensuite nous suivons une rivière serpentant  entre les monts avec un léger vent de face et une pente douce. Nous passons aux pieds de villages perchés avec leur église dominant la vallée. Nous ne  prenons pas de photos à cause des contre-jours ou des fils électriques. Les paysages sont doux.

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Nous allons chercher deux cols hors parcours ne présentant pas de fortes pentes. Ce n’est qu’après environ quarante cinq kilomètres qu’une grosse difficulté se présente avec une côte d’environ 2 km avec des passages supérieurs à 10%. Ensuite nous rejoignons la voie de service qui longe l’autoroute : cette voie de service est l’ancienne nationale qui n’est pratiquement pas fréquentée par les automobilistes. Elle nous conduit à un col où nous avons la surprise de trouver un autocollant du Club des Cent Cols sur le panneau. Il est encore tôt et Cuenca n’est plus qu’à 7 km aussi nous décidons d’allonger le parcours de 20 km pour aller gravir deux cols supplémentaires.

Nous rejoignons Cuenca vers 16h, trouvons un hôtel où nous laissons les bagages avant d’aller visiter la vieille ville perchée sur une falaise.

Visite en photo :

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Jour 18

Hier soir, nous n’avons pas échappé à la retransmission de la finale hispano-espagnole de la coupe d’Europe de football. Nous ne sommes pas très loin de Madrid et cela se voyait. Le bar et le restaurant étaient pleins de supporteurs des deux camps et c’est dans un brouhaha indescriptible et une ambiance festive que nous avons mangé et passé la soirée.

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Aujourd’hui, encore une étape de transition un peu plus vallonnée que celle d’hier. Il n’y a aucun autre hébergement disponible sur les 70 km à suivre, aussi nous avions programmé ce point de chute hier soir. Même si l’étape a été courte, les bosses franchies nous ont fait mal aux jambes. Nous avons fait peu de photos car à de rares exceptions les paysages n’avaient rien d’exceptionnel.

Nous sommes maintenant vers la moitié du parcours, les étapes qui se profilent à partir d’après-demain s’annoncent musclées et trouver des hébergements ne sera pas évident.

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Jour 17

 Première étape de plaine depuis notre départ qui permet une récupération active. Les paysages ne laisseront pas de souvenirs impérissables : beaucoup de cultures céréalières (blé et orge) avec quelques cultures d’amandiers. Les moulins à vent de Don Quichotte ont été modernisés : de grands poteaux avec des hélices.

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Nous avons dû nous écarter du parcours car nous avons connu aujourd’hui notre premier incident mécanique : j’ai cassé un rayon. Je n’ai jamais connu de bris de rayon depuis que je fais du vélo, mais dans tous mes voyages je suis parti avec des rayons de rechange que je n’ai jamais utilisés. Ce qui est rageant c’est que pour ce voyage, j’ai oublié d’en prendre et nous avons dû chercher un vélociste. Au premier village, on nous a dit qu’il y en avait un dans le village suivant 13 km plus loin. Nous y sommes allés et en fait c’était un réparateur de motos et cyclomoteurs qui n’avait pas les pièces. Il nous a dit qu’il y avait un vélociste à 35 km et c’est là que nous avons rallongé notre parcours sans certitude de trouver notre bonheur.
En route nous avons rencontré un beau peloton de cyclos :

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Mais nous nous sommes échappés !

Finalement, nous sommes arrivés juste avant la fermeture à La Roda et le jeune vélociste très sympathique s’est aussitôt mis au travail. Nous avons pu reprendre notre route et rejoindre l’itinéraire avec un vent très favorable. Température idéale autour de 25°C.

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Jour 16

Avec Gérard, nous avons roulé ensemble  les premiers 30 kilomètres puis nous nous sommes séparés. Gérard est allé faire un col supplémentaire en aller-retour qui lui a allongé son étape (+ 13 km +300m et une heure et quart de temps supplémentaire).

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Encore une étape relativement longue aujourd’hui mais sa difficulté a été liée au revêtement de la route. Nous avons roulé plus de 45 km sur une route “pourrie” où le goudron avait quelquefois disparu (les deux petits cols muletiers que nous sommes allés chercher étaient plus roulants). Les descentes de cols étaient presqu’aussi pénibles que les montées. Une autre route permet une jonction Riópar Alcaraz et j’ai bien peur que la route que nous avons prise soit définitivement laissée à l’abandon. Sur ces 45 km, nous n’avons traversé aucun village et nous avons épuisé tous nos vivres de route avant de rejoindre la civilisation une douzaine de kilomètres avant l’arrivée. La fraîcheur nous a encore accompagné toute la journée. Peu de photos aujourd’hui, car pratiquement toute l’étape s’est déroulée en forêt de feuillus et de pins.

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Jour 15

Après les conditions caniculaires dans le sud de l’Andalousie, nous affrontons notre première étape sous le froid. 7°C au thermomètre dans l’ascension et la descente du premier col. Nous mettons les manches longues et les chaussettes dans nos nus-pieds que nous n’enlèverons plus de la journée. La température maximale  atteindra 16°C en milieu d’après-midi.

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Pas de vin chaud au sommet du Puerto del Pinar ! Nous l’avons grimpé dans une forêt de pins qui laissait peu d’espace pour voir l’horizon. Sa descente, entrecoupée de remontées, a aussi eu pour cadre la forêt sauf vers le bas où nous avons surplombé des canyons assez vertigineux.

Avec le froid et les muscles engourdis, la remontée vers Santiago de la Espada est difficile. Nous nous réfugions dans un bar pour prendre notre collation habituelle de 10h et échangeons le coca par un chocolat chaud.

Nous repartons avec un vent encore violent de face pour remonter jusqu’à Pontones 15 km plus loin. Le paysage commence à s’ouvrir. Nous faisons la halte casse-croute là-bas après être allé franchir un petit col facile hors parcours et c’est ensuite que nous allons déguster la plus belle partie de l’étape.

La traversée de la Sierra de Segura jusqu’au Puerto de Horno de Peguera est splendide. Nous sommes sur une route de crête déserte avec une pente irrégulière, avec un vent favorable qui nous accompagne et avons des points de vue remarquables sur la vallée et les montagnes qui la surplombent.

A partir du col, nous entamons la descente, très irrégulière, sur une route en mauvais état, au milieu d’une forêt de pins et de chênes verts ne présentant pas de vues. Ce sera ainsi jusqu’à l’arrivée à Siles.

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Jour 14

Très dure journée aujourd’hui. Nous avons dû faire face à un vent très violent pendant 50 km.

La vidéo du parcours de l’étape

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Vidéo générée par l’application Relive

Une étape très contrastée au niveau des paysages. On attaque de suite par une montée sur une large route qui nous conduit jusqu’au village de Vélez-Blanco et son remarquable château qui domine le village. Nous le verrons sous différents angles pendant un bon moment puisque nous allons en reconnaissance cueillir deux petits cols muletiers situés au-dessus du village.

Nous  rejoignons ensuite la route pas très fréquentée mais néanmoins  doublée d’une piste cyclable obligatoire qui nous emmène jusqu’au Puerto María (1205 m). Nous redescendons sur le village de María alors que de gros nuages noirs menaçants s’accumulent sur les reliefs. Tout de suite, changement de décor : “la désertitude nous donne une impression de solitude”. Les orages se déclenchent sur les montagnes environnantes mais nous sommes épargnés. Pendant près de deux heures nous évoluons, sous un ciel noir,  dans un paysage sablonneux gris avec un  vent violent de face, des successions de côtes et de descentes et nous ne rencontrons aucune voiture, ni habitation.

A Topares, premier village rencontré nous nous ravitaillons. Nous bénéficions ensuite d’une quinzaine de kilomètres de répit sur une route descendante avec enfin le vent favorable Ce vent a dégagé le ciel et c’est sous un ciel bleu que nous reprenons notre route.

Puis nous obliquons à l’ouest sur une route large et rectiligne qui monte sans cesse (faibles pourcentages) mais avec à nouveau le vent violent de face jusqu’à l’arrivée. Nous roulons sur le petit plateau à 10 km/h pendant 25 km. Beaucoup de camions nous doublent en laissant beaucoup d’espace mais nous devons néanmoins maintenir fermement les guidons pour ne pas chuter.

Finalement nous raccourcissons l’étape car nous sommes trop fatigués pour attaquer le dernier col prévu au programme.

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