Voyages à vélo

Jour 13

Température au départ 14°C. Les quinze premiers kilomètres qui nous emmènent vers Benamaurel ne sont guère intéressants sur une route fréquentée qui dessert des zones artisanales.

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

Juste avant Benamaurel, nous empruntons une petite route, en plat montant, qui va nous conduire à Cúllar. La route est bordée à droite de maisons ou ateliers troglodytes pas très coquets avec leurs murs extérieurs en moellons et à gauche par des plantations d’amandiers.

A partir de Cúllar, nous prenons une route tranquille qui monte régulièrement de 750 m jusqu’à 1250 m avant de redescendre à 800 m puis remonter sur Oria.  Cette route est bordée des deux côtés par des immenses plantations d’amandiers déjà bien chargés de fruits. Elle offre aussi de beaux points de vue sur la plaine et les montagnes au loin.

A Oria (1000m), nous faisons l’arrêt casse-croûte et nous repartons sous une température de 30°C pour gravir le seul col de la journée le Collado de Cisneros (1259 m). Quelques belles rampes nous font un peu souffrir mais ce col n’est pas long. Sa descente, entrecoupée de remontées nous conduit jusqu’à Chirivel. De là nous longeons l’autoroute sur une voie de service. Nous sommes en pleine foire du trône ! Une succession  ininterrompue de montagnes russes (des descentes de 50 m suivies immédiatement de remontées de même longueur, franchies dans l’élan) nous emmène sur 18 km jusqu’au terme de l’étape.

Aujourd’hui, nous avons franchi notre millième kilomètre de la randonnée.

Voir l'article

Jour 12

Pour les mêmes raisons qu’hier (hébergements possibles trop éloignés), l’étape est relativement courte. Il fait toujours frais ce matin (10°C) quand nous partons.

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

Une longue ascension d’un peu plus de 26 km pour 1300 m de dénivelé va nous conduire jusqu’à plus de 2000 m d’altitude. Le paysage est très varié : ce sont d’abord des champs d’éoliennes au repos (pas de vent), puis un environnement sylvestre de pins et enfin un paysage de lande avec des bruyères en fleurs qui évoque pour moi à ce moment là le haut de l’Aigoual. Les premiers 18 km se déroulent sur un revêtement très roulant qui subitement fait place à un revêtement rugueux et cabossé sur les 8 derniers kilomètres ce qui corse la difficulté. Photos face sud de la Sierra de Baza

Voir l'article

Jour 11

Il fait très frais ce matin (9°C) quand nous partons pour franchir, en aller-retour, notre dernier col à plus de 2000 m du parcours. La montée de 14 km, sur des pourcentages entre 5 et 7%, dans une forêt de pins,  est agréable .

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

Nous avons de jolies perspectives sur une partie de notre étape d’hier, sur la Sierra Nevada et sur le plateau que nous allons parcourir tout à l’heure. Des couleurs ocres et de nombreuses parcelles cultivées, nous changent des paysages de monoculture d’oliviers ou d’amandiers que nous avons découverts au début de notre voyage. Il fait 21°C au sommet et nous avons très froid dans la descente. Il ne fait plus que 15°C au pied du col. La suite de l’étape nous fait prendre de petites routes avant de rejoindre l’autoroute où nous avons un peu de mal à trouver la voie de service qui est murée par une station service. Un petit contournement de 150 m sur un chemin de terre nous la fait rejoindre. Le revêtement est très gravillonneux sur environ 2 km avant de retrouver un revêtement plus roulant. La voie de service s’interrompt et après une hésitation nous rejoignons un village et une belle route balcon très agréable, suivant plus ou moins l’autoroute, qui nous remet sur l’itinéraire. Nous sommes restés pendant plus de 25 km à 1200 m d’altitude, sans beaucoup de côtes avant de perdre 300 m pour rejoindre notre village étape.

L’étape est courte mais demain nous entrons dans la Sierra de Baza où il n’y a aucun hébergement avant 65 km. Il faudra monter jusqu’à environ 2100 m en partant de 800.

Voir l'article

Jour 10

Départ à la fraîche, 17°C. Après 9 km de route à circulation assez intense, nous bifurquons à gauche pour une ascension douce d’une vingtaine de kilomètres qui nous fera franchir le seul col de la journée. La montée est agréable et la température n’excède pas les 22°C.

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

Seule la retenue de Quéntar vaut l’immortalisation photographique. Dans la descente, c’est autre chose nous découvrons des gorges rocheuses très belles et nous arrivons sans effort à La Peza où nous prenons notre traditionnel repas sandwich jambon fromage coca. La température est montée à 30°C et tout de suite nous affrontons un raidillon qui va se radoucir pour nous amener dans un magnifique décor de western. Nous poursuivons ainsi notre route dans ce paysage, nous voyons aussi un certain nombre d’habitations troglodytes jusqu’à Guadix où nous retrouvons un peu de circulation. Arrêt au bar et comme souvent on nous amène des tapas avec les boissons : contenu indéfinissable : oeuf, sauce tomate, viande et ???

Ensuite nous reprenons une route tranquille mais très monotone : une ligne droite d’une dizaine de kilomètres nous fait prendre 200 m de dénivelé avant de finir l’étape par 12 km sur une route beaucoup plus agréable et  sans difficulté.

La Calahorra est située à 1200m d’altitude. Nous avions prévu d’aller faire un col supplémentaire à 2000, le puerto de la Ragua (2039 m, 12 km d’ascension) mais nous étions bien fatigués et nous irons le faire demain matin avant de continuer notre randonnée.

Voir l'article

Jour 9

Aujourd’hui, nous nous élançons, sans bagages, à l’assaut des Pico Veleta. Nous empruntons la  route qui monte à la station de ski de la Sierra Nevada. C’était la plus haute route revêtue d’Europe puisqu’elle montait à plus de 3000 m d’altitude. Après la station, la route ne serait plus entretenue et certains pensent que le goudron dégradé ne permet plus à cette route de revendiquer le titre “plus haute route d’Europe”. Nous sommes partis pour aller le plus haut possible mais il était bien probable que nous ne pourrions pas aller au bout de la route à cette époque de l’année pour cause d’enneigement.

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

Nous partons de Grenade située à 670 m d’altitude, température 18°C. Après sept kilomètres, nous empruntons la fameuse route. Dans ces huit premiers kilomètres, la route est très large et n’offre pas de vues extraordinaires. La route va rester large et sans circulation avec des pentes variant entre 6 et 8 % et les paysages vont s’ouvrir.

J’ai mal aux jambes et décide de revoir le programme de la journée à la baisse mon objectif étant d’abord de réaliser la Divisoria en y prenant le plus de plaisir possible.  Après avoir franchi cinq cols dont trois à plus de 2000 m, je décide de ne pas poursuivre pour aller vérifier l’état de la route. Il fait 24°C à 2300m. Gérard, lui continue et après avoir dépassé la station vers 2450 m, trouve une barrière interdisant l’accès aux véhicules à moteur non autorisés. A cet endroit, effectivement le goudron est dégradé mais s’améliore un peu plus haut jusqu’à 2900 m. Là, il se dégrade à nouveau et Gérard poursuit sa route jusqu’à l’altitude 3000 m où il se retrouve bloqué par la neige et doit faire demi-tour.

Pour ma part, dans la descente, je tombe nez à nez avec deux isards, peu farouches mais que je n’arrive pas à cadrer sur l’écran de l’appareil photo à cause du soleil . C’est dommage car il m’ont laissé du temps pour le faire.

Demain, nous reprenons le cours de la randonnée après ces deux belles journées supplémentaires en Andalousie.

Voir l'article

Jour 8

Journée de repos à Grenade avec visites diverses

Aujourd’hui, départ à 9 h pour la visite de l’Alhambra et de l’Albaicin sous une température estivale mais très supportable. Six heures de marche, magnifique. Les images parlent d’elles-mêmes.

Petite visite de notre hôtel où nous avons dégusté hier soir notre première et excellente paella.

La visite de Grenade

Voir aussi le diaporama : https://www.modachulvelo.fr/diaporamas/images-de-grenade/

Voir l'article

Jour 7

C’est l’étape la plus facile depuis notre départ. La chaleur est restée très supportable car nous avons passé la majeure partie de la journée à des altitudes comprises entre 850 et 1350 m. Seule une portion interminable de 12 km avec vent de face, nous a un peu fait souffrir. Après nous être restaurés, près du col du Soupir du Maure, nous n’avons guère donné de coup de pédales pour rejoindre Grenade à une bonne quinzaine de kilomètres en contre-bas.

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

C’est notre septième étape avant une journée de repos qui sera consacrée à la visite de l’Alhambra et le quartier de l’Albaicin.

Après-demain, nous essayerons de monter le plus haut possible dans la Sierra Nevada afin de cueillir quelques cols à plus de 2000 m avant de reprendre le parcours de la randonnée le lendemain.

Cela fait maintenant une semaine que nous circulons en Andalousie et nous apprécions particulièrement les comportements des automobilistes ou camionneurs qui sont extrêmement respectueux des cyclistes : savent attendre d’avoir suffisamment de visibilité avant de dépasser, laissent un écart conséquent à côté du vélo pendant la manœuvre de dépassement. Même dans des grandes villes comme Algésiras ou Grenade, nous roulons en toute tranquillité et sécurité.

Un premier bilan chiffré : 39 cols franchis, 640 km et 10500 mètres de dénivelé.

Voir l'article

Jour 6

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

Après une brève descente fraiche (17°C), nous enchainons une montée régulière qui va nous conduire d’abord à un premier col en dehors du circuit puis jusqu’à un point haut à 750 m après une vingtaine de kilomètres. Toujours des oliviers mais laissant place aussi à d’autres cultures moins intensives. Nous sommes à l’aise sous cette température et après une courte redescente nous restons à des altitudes autour de 700 m sur une autre vingtaine de kilomètres. La vitesse sur cette portion peu accidentée nous donne de l’air alors que le mercure ne cesse pas  de grimper. Nous nous arrêtons manger, il fait déjà 34°C. Le départ est difficile, la première montée est raide en plein soleil puis heureusement se radoucit un peu jusqu’au col suivant situé à 1040 m. Ce sera la première fois que nous dépassons les 1000 m d’altitude depuis le départ du voyage. Ensuite nous restons de nombreux kilomètres en altitude sur un plateau où les oliviers ont laissé place à des pâtures pour chèvres ou moutons.

Au loin, nous apercevons des nuages qui enjambent la montagne. Nous nous en approchons et le spectacle est impressionnant : on dirait presque un glacier ou un torrent.

Nous continuons notre chemin et pénétrons dans ce fameux nuage : des bourrasques de vent, une visibilité de quelques mètres et une température qui chute instantanément de 34°C à 17°C nous obligent à revêtir les coupe-vent de sécurité et mettre l’éclairage. Nous pédalons une quinzaine de kilomètres dans le brouillard jusqu’au dernier col avant de plonger sur notre destination du jour sous un soleil de plomb. Gérard arrive en forme alors que j’ai éprouvé une grosse fatigue et une lassitude tout l’après-midi. Demain, sera un autre jour !

Voir l'article

Jour 5

 
Résumé de l’étape : 24, 28, 32, 36, 37°C. Des odeurs de cochon, des odeurs de cochon. Des champs d’oliviers à perte de vue, des champs d’oliviers et encore des champs d’oliviers et… toujours des odeurs de cochon !

Notre casse-croute de midi
Notre casse-croute de midi

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

Première arrivée à Villanueva à 18h15. On nous avait indiqué deux hôtels : ils étaient tous deux fermés. Après quelques détours à la recherche vaine d’autres possibilités d’hébergement, nous nous rendons au restaurant du village et là un client téléphone à l’hôtelier qui accepte de nous loger. Ouf !

Voir l'article

Jour 4

 
Nous démarrons sous une température de 24°C. L’ascension du premier col est ombragée et régulière sur des pentes entre 6 et 7%. Les jambes tournent bien.

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

La suite de l’étape va être beaucoup plus difficile à cause de la chaleur et des pourcentages rencontrés. Avant de manger, nous allons gravir trois autres cols et la température est déjà à 32°C.

Après le traditionnel sandwich jambon et le coca, nous partons d’une altitude de 600 m pour l’acension du plus haut col de la journée situé à 840 m d’altitude. Nous monterons une première fois à 900 m d’altitude pour redescendre ensuite à 470 m avant d’aborder le plat de résistance de la journée. Des pentes à 12, puis 14 % se dressent devant nous. Des kilomètres à plus de 10 % de moyenne entrecoupés par des redescentes qui nous font perdre au moins 200 m cumulés. Pas d’ombre le long de la route. Le thermomètre ne cesse de monter pour aller jusqu’à 42°C dans cette partie très difficile. Il ne redescendra jamais en dessous de 34°C jusqu’à la fin de l’étape.

Après avoir tout redescendu, il nous reste 8 km de montée plus douce pour arriver au terme de l’étape. L’arrivée tardive est dûe à une erreur d’aiguillage : Gérard qui avait encore faim est allé faire un petit col muletier supplémentaire et n’a pas pris ensuite la bonne entrée pour rejoindre Ronda. Nous nous sommes attendus plus d’une heure, chacun à un bout de la ville.

Cette étape a été la plus difficile mais aussi la plus belle.

Voir l'article

Jour 3

 
Nous démarrons sous une température de 14°C. Le point bas du départ est situé à 90 m d’altitude et nous commençons l’ascension du premier col situé à 438 m. Une succession de pentes raides entrecoupées de redescentes explique que quand nous arrivons à ce col après 20 km, nous avons déjà cumulé 600 m de dénivelé.

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

La suite de l’étape a présenté un profil moins accidenté. Néanmoins l’étape a été rendue difficile comme la veille par la chaleur (35°C) et aussi par l’ascension de trois cols hors parcours qui étaient censés se situer sur une route goudronnée (ce qu’indiquait la carte), mais qui était en fait une piste forestière. Nous avons terminé l’étape en redescendant sur Ubrique et c’est dans une véritable fournaise que nous avons posé nos sacoches avant d’aller faire un dernier col supplémentaire.

Même si les cols franchis culminaient entre 400 et 800 m d’altitude, c’est la première étape où nous côtoyons des montagnes aux altitudes respectables. Voir les photos ci-dessous.

Voir l'article

Jour 2

Nous démarrons sous une température de 22°C. La sortie d’Agésiras se passe sans problème et nous rejoignons vite une petite route tranquille qui nous amène à Los Barrios où nous goûtons une spécialité locale vendue dans un kiosque : un beignet au mètre, cuit devant nous et bien gras.

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

Le petit déjeuner était frugal. Nous n’avons pas eu le choix : un verre de jus d’orange, un café au lait et deux tranches de pain grillé. Quand on nous a demandé ce que nous voulions mettre sur le pain, Gérard a demandé de la confiture et moi du beurre. Notre serveuse a bien compris notre langage des signes puisqu’elle a apporté un flacon de ketchup pour Gérard et une bouteille d’huile d’olive pour moi.

Contrairement à la journée d’hier, c’est une journée où nous n’avons pas souffert du traffic automobile :  nous avons joué à saute-mouton (ou sous-mouton) sur une voie de service qui passait tantôt d’un côté de l’autoroute tantôt de l’autre. Nous avons croisé plus de VTTétistes que de voitures sur 50 km.

Si les paysages ne sont pas encore extraordinaires, c’est l’environnement immédiat de la route qui nous dépayse. D’abord, les nombreuses cigognes nichées au sommet des pylones électriques en début d’étape, les différentes essences (mimosas, eucalyptus, lauriers roses en fleurs, oliviers, figuiers de Barbarie avec de belles fleurs jaunes…),

puis des vaches se baignant dans un lac et enfin une concentration de vautours dans un pré.

La température n’a cessé de monter et nous avons franchi les dernières côtes sous des températures comprises entre 32 et 35 °C ce qui a corsé la difficulté. Nous sommes arrivés relativement fatigués au terme de l’étape après une ultime ascension.

Voir l'article

Jour 1

Le bateau est arrivé vers 9h à Tanger et le temps de récupérer les vélos, sortir du bateau et passer la douane, c’est à 9h45 que nous prenons la route sous une température de 24°.

La vidéo du parcours de l’étape (Tanger Med Tanger ville)

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

La vidéo du parcours de l’étape (Tarifa Algesiras)

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

Nous cherchons de l’eau pour remplir nos bidons qui étaient vides et trouvons une épicerie où on nous propose de l’eau minérale pour un prix de 4 euros le litre. L’épicier essaye de nous truander en ne nous rendant que 40 centimes sur un billet de 10 euros aussi nous repartons sans acheter et trouvons quelques kilomètres plus loin notre bonheur pour 3 euros le litre.

Un toboggan en bon état nous emmène jusqu’à Tanger où à peine arrivés vers midi nous sommes « racolés » pour acheter des billets pour Tarifa par une navette qui partira une heure plus tard. Pas de temps mort ! Nous embarquons et débarquons en Espagne vers 15H.

A Tarifa, nous nous rendons au point le plus méridional de l’Europe continentale pour une photo du départ. Là, nous rencontrons un cyclo, Denis Richet, qui arrivait de Bordeaux à vélo et qui avait l’intention de rejoindre le Maroc. Nous discutons et découvrons que nous avons des connaissances communes (Philippe Meyer notamment), faisons des photos et nous séparons.

Nous arpentons en long et en large Tarifa à la recherche d’un tampon pour valider notre départ. L’office de tourisme étant fermé nous trouvons le précieux « sésame » dans une pharmacie et nous nous élançons à la conquête de notre premier col avec une vent de 3/4 face assez fort.
Ce premier col est situé à une trentaine de mètres à vol d’oiseau de la route principale mais l’accès n’est pas évident. Nous trouvons finalement un sentier assez scabreux (épineux, pente, tunnel, S2-3 pour les spécialistes) qui nous y conduit par un léger détour.
Retour sur la route et nous franchissons sans effort le deuxième col avant d’essayer d’aller reconnaitre, missionnés par le concepteur de la randonnée,  un troisième col hors circuit figurant sur un additif. Après une descente nous arrivons devant une bâtisse militaire et un panneau nous interdisant d’aller plus loin (zone militaire, accès interdit). Nous rebroussons chemin et rejoignons bredouilles la route principale. Après un léger détour pour nous rendre à un belvédère nous quittons la route principale pour aller chercher deux petits cols, non goudronnés, aux alentours. Nous en profitons pour nous rendre à un observatoire ornithologique au prix de quelques mètres de dénivelée supplémentaires. Nous sommes alors au milieu  d’éoliennes plutôt bruyantes (en tout cas beaucoup plus que celles de Normandie par exemple). Cet extra nous prend bien une heure supplémentaire. Nous rejoignons la route principale où la circulation s’est densifiée avant de plonger sur Algésiras après avoir franchi un dernier col où la vue sur le Rocher de Gibraltar est spectaculaire. Malheureusement nous ne prenons guère de photos car de  trop nombreux fils électriques gênent le cadrage. Cette dernière partie de l’étape ne me laissera pas de souvenirs impérissables tant la circulation était  intense. Nous avons pu néanmoins rouler en toute sécurité car les accotements revêtus étaient suffisamment larges.

Voir l'article

Le prologue

Nous nous sommes retrouvés à 16h au port de Sète. Après avoir récupéré les billets et avoir bu une petite mousse nous avons embarqué à 18h.La première côte et difficulté du voyage s’est présentée devant nous lorsqu’il a fallu monter à vélo sur le bateau. Une passerelle métallique inclinée d’environ 6% avec une petite bande de roulement nous a permis de tester notre équilibre avec les vélos chargés.

Les vélos cadenassés ont été remisés dans une petite niche dans le garage à véhicule, sous l’oeil d’un employé impatient (la seule petite note désagréable), et ne devraient pas subir de dégâts.

Cinq minutes plus tard, nous prenions possession de la cabine et avons vaqué à diverses occupations : visite du bateau avec un petit passage sur le pont pour faire la traditionnelle photo du port (pas très beau) et pendant le repas au restaurant le bateau est parti à 21h précises sur une mer très calme.

Nous avons passé une très bonne nuit, sans mal de mer et ce matin est consacré à la mise à jour du site et à l’étude du parcours de demain et après-demain. L’arrivée à Tanger est prévue demain vers 10h.

De Tanger Med (port d’arrivée du bateau) il n’y a que des liaisons pour Algeciras ou Gibraltar. Nous venons de décider de rouler une soixantaine de km en Afrique et nous rendre à Tanger Ville où il y a une liaison maritime directe pour Tarifa.

Voir l'article

Quatre vingt septième jour

Suisse au-dessus d'Ollon
Suisse au-dessus d’Ollon

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

Après une excellente soirée passée en Suisse , Yves Bochent m’a accompagné jusqu’à Evian et à Sciez j’ai retrouvé 8 amis du club des Cent Cols ou du club cyclo de Yenne qui sont venus à ma rencontre malgré la pluie.

Nous avons terminé ensemble l’étape qui elle aussi a été copieusement arrosée !

 et à l’arrivée Marie-Françoise, Nicole et René Poty nous attendaient avec quelques bonnes surprises : un pot d’accueil (Champagne et St Genix) et un Tee-shirt sur lequel était imprimée une carte de mon tour de la France que m’ont dédicacé tous les amis présents.

Une très belle journée pleine d’émotion et d’amitié.

Etape-82

Ollon (Suisse) → Saint-Julien-en-Genevois 111 km

Quelques réactions à chaud après ce voyage : dans les commentaires, on m’a parlé d’exploit. Je n’ai pas du tout l’impression d’en avoir réalisé un. Je pense qu’un voyage comme celui-ci est à la portée de beaucoup de monde à condition d’avoir la santé, un bon entrainement,  de la motivation et un entourage qui accepte une absence un peu longue. Pour ma part, je suis un cyclo qui n’a pas spécialement de qualités physiques extraordinaires et le choix de développements adaptés m’a permis de vaincre la dénivellation conséquente.

Je tiens aussi à remercier tous ceux qui m’ont aidé dans la réussite de ce voyage :

Ceux qui m’ont acceuilli :

Véro à Strasbourg
Françoise et Arsène Bickel du côté de Sarreguemines
Hervé Becquet à Marcq-en-Baroeul
Brigitte et Marc Jeanne à Avranches
Dominique et Pierre Simonet à Telgruc-sur-Mer
Marie-Laure et Philippe Carrez à Arzal
Jean-Yves Mounier à Rochefort
Réjane et Gaby sur l’île d’Oléron
Christine et Alain Dabe dans le Bordelais
Claudine et Jean-Pierre Lambert à Ste-Marie-la-Mer (66)
Pierrette et Alex Poyer, Nadine et Jean-Pierre Ratabouil à Castelnau-lez-Montpellier
Maryse et Daniel Renaud à Cannes
Nicole et Bernard Chardonnel à Arêches
Malou et Yves Bochent à Ollon (CH)
et Francis Touzeau qui a fait jouer son réseau de relations pour m’accueillir

Ceux qui ont fait un petit bout de route avec moi ou sont venus passer un petit moment :

Christine et Pierre Charnay (première étape et 2 étapes dans les Alpes), Ludger Vorberg (Alsace), Françoise et Arsène Bickel (Lorraine), Jean-Victor Meyer (Lorraine), Victor Léonard (Nord, Belgique), Hervé Becquet (Nord), Maria Geenens (Bruges), François Ravier (une semaine en Normandie), Pierre et Dominque Simonet (Bretagne), Alain Peton (Bretagne), Jean-Yves Mounier (Charente Maritime et tour de l’île d’Oléron), Alain Dabe (Gironde), Susan et Mario Labelle (repas à St.Lary-Soulan), Christine et Albert (Peyresourde), Chantal Sala (ascension col de la Core), Jean-Pierre Lambert Michèle et Bernard Baudot (Pyrénées Orientales), Christine et Guy Cambessedès (repas aux Stes Maries de la Mer), Denis Chouquet-Stringer (Digue à la mer), Daniel Renaud (Estérel), Michel Autier (Cannes-Nice), Marie-Françoise Narjoux et Bernard Henry (col de Vars), Roger Colombo (Lautaret Galibier et dernière étape), Raymond Costerg (Lautaret Galibier), Robert Bocqueraz et Pascal Buffy (Iseran), Régine et Bernard Vieillard (Val d’Isère- Beaufort), Sacha et Bernard Chardonnel, Maurice Quenard (Beaufortain), Bernard Besson et Yves Bochent (Suisse),  Anne-Marie et Claude Richon, Raymond Barbier le pitbull, Jean-Pierre Alban, Jean-François Laurent, Charles Perrin, Nathalie Mauret, Nicole et René Poty (acompagnement et accueil dernière étape)

Tous ceux qui ont écrit des commentaires sur le site :

ces commentaires m’ont beaucoup aidé moralement et m’ont vraiment encouragé.

Le fabricant de mon vélo :

Daniel Cattin, artisan très consciencieux,  qui m’a fait un vélo sur mesure qui a apporté un réel confort (aucune douleur parasite (épaules, dos…)) et donc pas de fatigue autre que celle liée au pédalage

Et enfin en particulier :

Mario Labelle qui a écrit le programme informatique permettant d’afficher le parcours sur les cartes ou qui m’a aidé à déboguer certaines fois des dysfonctionnements de mon site

Marie-Françoise qui a accepté de me laisser partir si longtemps.

Voir l'article

Quatre vingt sixième jour

Il pleuvine et le temps est frais au départ en descente. L’ascension du col de la Forclaz se fait sous le crachin. Au sommet, il fait 6°. La descente pourrait être rapide mais la route est bien mouillée et je ne vais pas prendre le risque de tomber à la veille de l’arrivée. Aussi je descends extrêmement prudemment et ce d’autant plus que j’ai froid après la transpiration due à la montée.

A 3km de Martigny, je vois arriver à ma rencontre Yves Bochent et Bernard Besson deux membres Suisses du Club des Cent Cols.

Je ne connaissais pas Yves (il est breton mais installé en Suisse depuis plus de 40 ans) et j’ai fait sa connaissance virtuellement à travers les commentaires qu’il a régulièrement écrit sur mon site durant le voyage. Je suis invité chez lui avant de faire ma dernière étape demain.

Par de petites routes ou pistes cyclables qui permettent d’éviter la route principale à forte circulation, nous descendons la vallée du Rhône pour rejoindre Saint-Triphon où habite Yves. Il ne pleut plus et le vent défavorable n’est pas très fort.

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

Pinot du Valais, excellents spaghettis bolognaises avec une farce aromatisée maison s’ajouteront aux bons souvenirs gustatifs du voyage. Ce soir fondue suisse au menu et demain  une dernière étape plate d’une centaine de kilomètres mettra un terme à cette belle aventure.

Sans commentaires !
Sans commentaires !

Pour les amis qui viendront à ma rencontre : départ prévu à 8h30, passage à Saint-Gingolph vers 10 h et à l’embarcadère d’Evian vers 11h00.

Etape-81

Vallorcine → Ollon (Suisse) 56 km

Voir l'article

Quatre vingt cinquième jour

Une journée de pluie est annoncée.

Le départ se fait sous un ciel chargé mais je n’aurais pas de pluie avant midi. Ensuite pendant 2 heures et demi, je roule sous la pluie mais c’est en montée et je ne souffre donc pas du froid. A Chamonix la pluie cesse et je n’aurai un peu froid que dans la descente du col des Montets juste avant l’arrivée. Le paysage bouché ne se prête pas à la photographie.

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

Chapelle à Vaudagne
Chapelle à Vaudagne

Demain, je franchirai le col de la Forclaz en Suisse qui sera la dernière difficulté de mon parcours.

Etape-80

Hauteluce → Vallorcine 86 km

Voir l'article

Quatre vingt quatrième jour

Bernard Vieillard m’a remonté là où je m’étais arrêté hier et nous avons roulé ensemble jusqu’à Beaufort. La descente jusqu’à Val d’Isère est fraîche et ensuite nous avons la pluie jusqu’à Bourg-St-Maurice.

Descente du Col de l'Iseran sur Val d'Isère
Descente du Col de l’Iseran sur Val d’Isère

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

La pluie s’est arrêtée à Bourg-St-Maurice mais il fait très frais dans la montée du Cormet de Roselend.

Maurice compagnon de voyages itinérants à vélo précédents (Tour du Mont-Blanc, Thonon-Trieste, Corse…), Bernard (Corse, Sardaigne, Sicile..) accompagné de son petit fils Sacha (12 ans) qui montre déjà de bonnes qualités de grimpeur sont venus à notre rencontre au Cormet de Roselend.

Arrivée avec les amis au Cormet de Roselend

Leurs épouses nous rejoignent à pied et après les photos nous allons tous manger ensemble (Beaufort, charcuterie savoyarde et mondeuse). Régine Vieillard nous retrouve au milieu de ces agapes.

Nous redescendons ensuite jusqu’à Beaufort où Bernard et Régine Vieillard nous laissent pour rentrer chez eux.

Tarine en Beaufortain

Avec Maurice et Bernard nous montons ensuite jusqu’à Hauteluce afin de m’avancer pour demain avant de redescendre à Beaufort.

A Arêches, c’est  encore une soirée très conviviale qui s’est déroulée ensuite. (champagne, crozets savoyards et surtout amitié)

Soirée entre amis
Soirée entre amis

Etape-79

Val d'Isère → Hauteluce 90 km

Voir l'article

Quatre vingt troisième jour

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

Robert et Pascal deux amis de Chambéry viennent me rejoindre ce matin à l’hôtel pour rouler avec moi.

Nous partons sous un ciel bien chargé mais sans pluie. A Termignon les premières gouttes tombent et la pluie ne cessera plus pendant tout le reste de l’étape. A Lanslevillard, Pascal casse sa chaîne et rejoint sa voiture garée un peu plus bas. Il suivra notre progression dans son véhicule.

Les forts de l'Esseillon
Les forts de l’Esseillon

A Bessans, arrêt dans un café pour boire une boisson chaude et prendre une décision. Il pleut mais on annonce la neige à 2200m pour la nuit prochaine. Je prends donc la décision de continuer car le col de l’iseran à 2764 m risque d’être fermé demain.

La montée sous la pluie n’est pas trop pénible, il fait 11° en bas et 5° au sommet dans le brouillard. Nous n’avons pas froid car l’effort produit nous réchauffe.

Au sommet, nous nous réfugions dans le restaurant où nous trouvons des secouristes qui sont en train de rapatrier des participants à un trail qui sont frigorifiés. Ils les réconfortent et les enveloppent dans des couvertures de survie avant de les conduire dans des véhicules d’assistance.

J83etap7800002

Après m’être changé et avoir enfilé plusieurs épaisseurs, je me lance dans la descente alors que la pluie et le vent ont redoublé de violence. 6 km plus bas, je décide d’arrêter car cela devient trop dangereux et mes freins répondent de moins en moins.

J83etap7800003

Mes amis me chargent dans leur véhicule et m’emmènent à l’hôtel 14 km plus bas. Demain matin, grâce à la sollicitude de Bernard Vieillard je repartirai de l’endroit où je me suis arrêté et avec Bernard nous rallierons ensemble à vélo Beaufort-sur-Doron via le Cormet de Roselend.

Etape-78

Modane → Val d'Isère 64 km

Voir l'article

Quatre vingt deuxième jour

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

Ce matin, la montée du col du Lautaret débute par des pentes douces. Dès que la route commence à s’élever, je m’aperçois que je n’ai plus que 5 vitesses disponibles sur les 14 du moyeu Rohloff. Impossible dans ces conditions d’espérer pouvoir franchir le Galibier n’ayant pas les petits développements disponibles. Je redescends donc à Briançon où le vélociste efficace et sympathique résout le problème en 10 minutes ce qui me permet de repartir. (En fait, lorsque j’avais démonté ma roue arrière pour le changement de pneu j’avais oublié de me mettre sur le plus petit rapport et cela avait complètement déréglé le système).

Je repars d’où j’étais parti grâce à l’assistance des compagnons savoyards qui étaient venus nous rejoindre. L’incident nous à “fait perdre” deux heures mais ensuite ce  sera beaucoup de plaisir au milieu de ces paysages grandioses malgré la circulation et les motards venant en sens inverse qui roulent à gauche en sorties de virages. Beaucoup  de camping-cars sont stationnés tout le long de la route. Ils sont là plusieurs jours en avance pour voir passer le Tour de France.

Je prends un réel plaisir dans la montée au col du Galibier que je n’avais fait que 2 fois par ce versant, il y a une vingtaine d’années, et que je n’avais pas pu apprécier car j’étais exténué lors d’une cyclosportive.

Au col du Télégraphe, Christine, Pierre, Roger et Raymond (ma garde rapprochée) me laissent et je redescends pour rejoindre Modane croisant une multitude de cyclos faisant le BRA .

A St Michel-de-Maurienne, je ne suis qu’à 80 km de la maison mais il me reste encore un peu plus de 400 km à faire pour boucler mon tour.

Je craignais la remontée vers Modane par la nationale mais finalement il y a très peu de circulation et aucun camion, la circulation étant interdite aux poids-lourds en Italie ce week-end.
A quelques kilomètres de Modane, une voiture s’arrête, un cycliste en sort et m’interpelle. Il a reconnu le maillot du Club des Cent Cols. Il en est membre, habite Toulouse et campe actuellement à Modane. Nous discutons et nous donnons rendez-vous pour prendre ensemble notre repas.

Nous finissons fort tard ce repas dans un excellent restaurant italien.

Demain, la pluie est annoncée. Si les conditions ne sont pas trop mauvaises je franchirai l’Iseran sinon je m’arrêterai à Bessans.

Etape-77

La Salle-les-Alpes → Modane 80 km

Voir l'article

Quatre-vingt unième jour

Beaucoup de cyclistes dans l’Izoard aujourd’hui dont un certain nombre vont faire le BRA demain. A 8h30, avec Christine et Pierre, nous attaquons tout de suite sans échauffement les gros pourcentages de l’Izoard.

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

Un arrêt s’impose à la Casse Déserte. Un bulldozer est en train de dégager la route où il y a eu un éboulement lors des pluies de l’avant-veille.

Au sommet de l’Izoard deux membres du club des Cent Cols indécis sont en train de regarder avec envie le col Perdu qui n’est pas loin. N’ayant pas l’intention d’enchainer aujourd’hui le Lautaret et le Galibier, je décide d’y aller vu l’heure. Les deux membres me suivent et après quelques efforts nous parvenons au sommet.

Nous descendons et arrivons vers midi à Briançon. Ensuite nous commençons à remonter la route du Lautaret où il y a déjà beaucoup plus de circulation pour arriver assez tôt à l’étape où j’en profite pour changer un pneu car celui qu’on m’avait vendu à Hyères est lourd et s’apparente à un pneu de tracteur. Inutile d’ajouter de la difficulté à la difficulté.

L’étape assez courte me suffit, j’avais à nouveau mal aux jambes à l’arrivée.

Ce soir, Roger et Raymond deux amis de Chambéry nous ont rejoint pour grimper ensemble demain le Lautaret et le Galibier.

Etape-75_76

Jausiers → Arvieux 65 km et Arvieux → La Salle-les-Alpes 40 km

Voir l'article

Quatre-vingtième jour

La journée de repos m’a fait le plus grand bien et m’a évité une journée complète de pluie. Ce matin, la température est fraîche, 8° au départ et j’ai du mal à remettre la machine en route. Peu a peu, je me sens de mieux en mieux et ce col de Vars que j’avais classé dans les épouvantails de mon tour de la France me semble bien plus facile que dans mes souvenirs.

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

Quelques arrêts photos s’imposent dans la montée. Je rencontre un Lozérois de 71 ans à côté de son vélo qui est sur le point d’abandonner la montée. Je lui prodigue quelques conseils, lui graisse sa chaîne et lui donne un rythme à 5 ou 6 km/h et finalement il arrive au sommet heureux d’avoir réalisé l’ascension.

A environ 2km du sommet, Bernard Henry, l’Ancellu vient à ma rencontre. Nous montons ensemble jusqu’au col où Pierre et Christine, les amis savoyards qui sont venus faire une ou deux étapes avec moi nous rejoignent accompagnés de Françoise la compagne de Bernard.

Nous entamons la descente et trouvons un coin à l’abri du vent pour pique-niquer.

Quelques photos prises dans la descente

A Guillestre, Françoise et Bernard nous quittent et nous tournons à droite en direction du col de l’Izoard.

Nous remontons la vallée du Guil avec un fort vent favorable avant d’attaquer les premières grosses pentes de l’Izoard pour arriver à la Chalp au-dessus d’Arvieux.

La journée a été excellente avec ces bons moments passés entre amis et la forme retrouvée.

Etape-75_76

Jausiers → Arvieux 65 km et Arvieux → La Salle-les-Alpes 40 km

Voir l'article

Soixante dix huitième jour

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

Que la montagne est belle…

Huitième ascension de la Bonette et je ne m’en lasse toujours pas. Les premiers kilomètres se font dans une vallée encaissée qui peu à peu s’élargit et laisse apparaître  les sommets environnants.

A partir du hameau de Bousieyas, la route serpente au milieu de pâturages. C’est aussi peu après ce village que la Cime de la Bonette se dévoile enfin. On aperçoit au loin quelques voitures du côté du col de Raspaillon (2513m) 800 m. plus haut verticalement et on sait qu’on y est pas encore malgré les 800 m. d’élévation déjà gravis.

Après le camp des Fourches, on aura la moraine à droite et peu à peu les pâturages laisseront place aux cailloux.

Un arrêt photo s’impose au col de Raspaillon et permet aussi de récuperer avant l’ascension finale.

Après près de 5 heures d’ascension (arrêts compris) c’est la fin de l’effort.

J’ai mal aux jambes et je n’ai pas le courage de faire la boucle qui conduit au point haut de la route (2802) surtout que j’y suis allé lors de mes ascensions précédentes.

Les panneaux indiquent route de la Bonette, plus haute route d’Europe : ce n’est pas la vérité puisqu’en Espagne, la route du Pico de Veleta monte à plus de 3000m. Quant au col de la Bonette (2715m), ce n’est pas non plus le plus haut col routier de France. Il est devancé par le col de l’Iseran (2764m) et le col Agnel (2744m). Néanmoins, l’ascension du col, la  montée au point haut de la route et la courte montée pédestre à la cime d’où l’on a un panorama à 360° méritent vraiment le détour.

J78etap7400017b

La descente est très belle. C’est plus pentu sur ce versant les panneaux indicateurs l’attestant. Il y a quelques rampes à 10 % alors que sur le versant Sud on ne dépasse pas le 8%.

Une partie de la journée de repos a été consacrée a la mise en ligne de cet article, à la réparation d’une crevaison à l’arrière et un passage chez le coiffeur.

Etape-74

Saint-Etienne-de-Tinée → Jausiers 49 km

Voir l'article

Soixante dix septième jour

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

La montée du col St Martin (1500m) se déroule en 2 temps: 14 km de pente douce , à l’ombre, en remontant la vallée de la Vésubie jusqu’à St Martin-de-Vésubie puis 8 km plus pentus à partir de St Martin. J’ai bien fait de stopper mon effort hier car j’ai pu ainsi apprécier cette montée de col sans trop me fatiguer.

La descente offre de beaux points de vue mais plus je descends plus je sens la chaleur qui monte.

J’arrive dans la vallée de la Tinée où il fait 37°. La longue remontée de 30 km de cette vallée sera pénible malgré le vent favorable. La température montera jusqu’à 39°.  Je suis un peu moins fatigué qu’hier et j’espère que demain j’aurai de bonnes jambes pour apprécier la montée à la Bonette.

Vallée de la Tinée
Vallée de la Tinée

[wpfilebase tag=file id=126 /]

Etape-72_73

Sospel → La Bollène-Vésubie via col de Turini 39 km et La Bollène-Vésubie → Saint-Etienne-de-Tinée 72 km

Voir l'article

Soixante seizième jour

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

Enfin sorti de la circulation !

En montant le col de Turini, j’ai été doublé par plus de cyclistes que de véhicules. Il fait déjà 22° à 7h30 et dès le départ, je n’ai pas de bonnes sensations (mal aux jambes). Je ne souffre néanmoins pas trop de la chaleur car il y a beaucoup d’ombre sur ce versant. Arrivé au sommet, il fait 27° et j’ai froid. Je décide donc d’abréger l’étape ne me sentant pas capable d’enchainer le Col St Martin et ses 1000 m de dénivellation. Il est probable que le cocktail chaleur, petite infection et antibiotiques explique cette méforme et cette grosse fatigue depuis hier.

Dans la descente, je croise Claude Vermersch , membre du Club des Cent Cols N°5638 d’Annecy qui réalise un voyage en cyclocamping Annecy-Menton avec son épouse. Ils sont bien chargés et ne sont plus qu’à deux kilomètres du sommet. Nous papotons un petit moment avant de nous séparer.

La Bollène-Vésubie

Demain, j’essayerai de rejoindre Saint-Etienne-de-Tinée pour pouvoir déguster la Bonette le lendemain.

Etape-72_73

Sospel → La Bollène-Vésubie via col de Turini 39 km et La Bollène-Vésubie → Saint-Etienne-de-Tinée 72 km

Voir l'article

Soixante quinzième jour

Le départ à 7 h 00 me permet de traverser Cannes sans circulation. C’est encore la nuit pour les vacanciers. Quelques kilomètres plus loin, avant Golfe Juan, Michel Authier, un savoyard émigré là-bas, vient à ma rencontre et m’accompagnera jusqu’à Nice.

Antibes
Antibes

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

A partir d’Antibes, les pistes cyclables sont surchargées et malheureusement quelques cyclistes n’adaptent pas leur comportement au trafic (piéton et cyclistes) . Ce doit être les mêmes qui sont aussi excités au volant de leur voiture. Je croise un Cent Cols à Nice sur la piste cyclable, l’interpelle mais il ne répond pas et continue son chemin.

A partir de Nice, plus de piste cyclable. La route est assez sinueuse et je suis doublé par des voitures monégasques qui roulent très vite. La traversée de Monaco se passe très bien et j’arrive à Menton où il y a une circulation dense et beaucoup de monde. Je file jusqu’à la frontière italienne afin de joindre le point extrême Sud-Est de mon parcours puis c’est la longue montée sous la chaleur (34° au départ) pour rejoindre le col de Castillon puis Sospel. Dans la montée, je suis rattrapé par des cyclistes monégasques peu discrets que j’entends depuis un petit moment. Ils me doublent et j’entends la grande gueule du groupe s’adresser aux autres pour me décrire comme un “cyclo clodo”. Je croise aussi sur cette route des voitures de sport qui se croient dans le rallye de Monte-Carlo et qui roulent à vive allure.

L’étape a été éprouvante et je termine fatigué. J’en ai enfin fini avec la côte méditerranéenne et son monde et j’ai entamé la remontée à travers les Alpes.

Etape-71

Cannes → Sospel 106 km

Voir l'article

Soixante quatorzième jour

Étape sur routes à forte circulation avec une accalmie entre Agay et la Théoule, où les paysages étaient les plus beaux, les vacanciers étant à la plage.

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

Le départ très matinal permet de rouler sans chaleur et circulation jusqu’à Rayol.

Vers le Rayol
Vers le Rayol

Je retrouve un peu de calme sur la route passant au col de Collebasse entre la Croix Valmer et Ramatuelle avant d’avoir une circulation très  intense jusqu’à Saint-Raphaël.

Daniel Renaud est venu à ma rencontre à Agay et m’a conduit chez lui à Cannes où j’ai une fois de plus reçu un accueil très chaleureux de sa part et de Maryse. Le repas et les discussions se sont prolongées fort tard dans la soirée.

Premier petit pépin de santé depuis le départ : un petit furoncle qui me fait mal depuis quelques jours m’a valu une visite chez le médecin. Petit traitement antibiotique et pommade seront au menu des prochains jours.

Etape-70

Le Lavandou → Cannes 117 km

Voir l'article

Soixante treizième jour

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

Pas de connexion Internet ce soir aussi je serai bref.
Comme la veille beaucoup de ville au départ mais moins stressante. Une piste cyclable permet de traverser presque toute la ville de Toulon.
J’ai néanmoins eu beaucoup de circulation sauf quand quelques kilomètres avant le Pradet j’ai trouvé par hasard la piste cyclable du littoral. Je l’ai empruntée quelques kilomètres pour la quitter au Pradet afin de rejoindre la route des plages et franchir la Pas des Gardeens avant d’aller à Carqueiranne par une petite route. 
Dans la traversée du Pradet, je me suis fait coincer contre le trottoir par un  voiture immatriculée 83  sur une voie étroite avec étrangloir à cyclistes central, alors que je tenais bien ma droite et le mot “emmerdeur” a fusé de la voiture.
Un kilomètre à peine après cet incident, dans une descente, mon pneu arrière éclate. Le pneu a une belle entaille et usure sur la bande de roulement. Changement de pneu et de chambre et je repars.
Je téléphone vers midi  à Hyères chez un vélociste pour acheter un autre pneu de secours mais je dois attendre 14h30 l’ouverture du magasin ce qui fait que je réduirai l’étape.
Sur la route, avant de rejoindre la piste cyclable, j’essuie ma deuxième insulte de la journée par un automobiliste varois alors que je roule toujours à bien à droite.
Ensuite, piste cyclable jusqu’à La Londe-les-Maures où j’emprunte la jolie petite route ombragée, parfumée par les pins et les eucaliptus qui mène à Brégançon puis au Lavandou par le Pas de la Griotte. Je croise de nombreux véhicules de gendarmerie qui doivent veiller à la tranquillité de Carla.
Je prends un bain de mer avant de savourer une petite mousse accompagnée de toasts à la tapenade.

Etape-69

La Seyne-sur-Mer → Le Lavandou 88 km

Voir l'article

Soixante douzième jour

Étape difficile à cause de la chaleur et de son dénivelé. A certains moment, je me suis cru de retour en Bretagne vu les pourcentages rencontrés.

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

Le départ n’est pas très agréable : il me faut près de 1h45 pour faire les 23 km de la traversée de Marseille dans la circulation. Ensuite, c’est tout de suite la montée au col de la Gineste qui commence. Une montée pas trop pentue sur une bande cyclable agréable avec de beaux points de vue.

Je fais un petit détour sur le joli port animé de Cassis et c’est là que commencent les réelles difficultés : pour rejoindre la route des crêtes une rampe sévère de 500 m commence à 10% puis 11 jusqu’à 15 %. Une deuxième rampe avec des passages entre 16 et 20% m’amène rapidement à 200m d’altitude. Il fait déjà plus de 30 °. L’effort est finalement récompensé par les vues superbes qu’offre cette route des crêtes : une route qui fera partie des très belles routes de mon Tour de la France. Ensuite la route continue à monter longtemps mais avec des pourcentages raisonnables avant de plonger rapidement sur la Ciotat où je mange sur le port là aussi très animé.

Etape-68

Marseille → La Seyne-sur-Mer 99 km

Voir l'article

Soixante et onzième jour

Hier soir, après le repas,avec Christine et Guy nous sommes allés faire une petite promenade digestive le long de la Digue à la Mer ce qui a permis de voir l’état du revêtement.

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

A 8h, je retrouve Denis Chouquet-Stringer qui  est venu des Alpilles me faire l’amitié de m’accompagner en VTT sur la Digue à la Mer. En fait le revêtement est dur et a visiblement été refait (peu de trous) sauf sur un peu moins de 200 m où il faut pousser le vélo dans le sable. Nous arrivons ainsi très rapidement à Salin de Giraud et au bac de Barcarin où Denis rebrousse chemin pour retrouver sa voiture aux Saintes-Maries.

La suite de l’étape sera beaucoup moins agréable : c’est d’abord une longue traversée de zones industrielles ou portuaires sur une route où circulent à très vive allure beaucoup de camions. Heureusement, il y a un large accotement goudronné sauf à deux endroits pièges (passage inférieur sous la voie ferrée et un pont assez étroit) où j’attends qu’il n’y ait pas de véhicule en vue pour les franchir. Je quitte ensuite cette route pour rejoindre Fos-sur-Mer par une petite route qui s’avère circulante et qui n’a, elle, aucun accotement de sécurité. La traversée de la ville se fait sur une avenue ombragée, fréquentée par les voitures et étroite. Visiblement à Fos, on ne se préoccupe pas du vélo. Pour rejoindre Port-de-Bouc, je ne vois que la deux fois deux voies :

je m’arrête à l’office de tourisme pour demander s’il y a une autre solution et on me dit que c’est soit la 4 voies dangereuse soit une piste le long des plages. J’opte pour cette deuxième solution : c’est une piste très large qui a du être goudronnée un jour mais qui secoue terriblement et est très pénible. La Digue à la Mer en comparaison c’était du billard. C’est rageant quand on voit que l’investissement financier pour permettre aux cyclistes de faire cette jonction en toute sécurité ne serait pas énorme car il n’y a aucun travail de terrassement à faire. Visiblement, certaines communes ou départements n’ont aucun intérêt pour le vélo. C’est, hélas, un constat que je fais régulièrement sur ce voyage où je peux faire beaucoup de comparaisons.

Une étape à Martigues (très jolie ville) pour le repas et je repars sous la canicule.

L’ascension du col de la Gatasse (120m) après le repas est difficile à cause de la chaleur mais celle de Rove où il y a 200 m de dénivelé avant Marseille sera encore plus difficile car la chaleur est encore accentuée le long des rochers blancs qui bordent la route. Une belle descente rapide m’amène ensuite directement  à Marseille. La circulation et la chaleur étaient si intenses que je n’ai pas eu envie de m’arrêter prendre des photos et pourtant il y avait de beaux points de vue à certains endroits.

Marseille
Marseille

Etape-67

Les Saintes-Maries-de-la-Mer → Marseille 111 km

Voir l'article

Soixante dixième jour

L’étape prévue n’étant pas très longue, je pars un peu plus tard ce matin.

Alex me  ramène là où il m’a pris en charge hier et c’est un départ face au vent le long de l’étang d’Ingril. Les dix premiers kilomètres sur pistes cyclables au milieu des étangs sont très agréables malgré le vent. Jusqu’à Palavas-les-Flots, je ne suis pas ennuyé par la circulation roulant tantôt sur des routes tranquilles, tantôt sur pistes cyclables.

A partir de Palavas ce ne seront qu’une succession de  longues traversées de stations balnéaires ou bien circulation  le long de parkings menant aux plages. Le temps n’étant pas ensoleillé, je suis, malgré tout, peu ennuyé par le monde. Je prends, dans cette journée, deux averses sur la tête mais la température étant assez élevée, je les apprécie.

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

A partir du Grau-du-Roi pour rejoindre Aigues-Mortes, la route à forte circulation n’est pas agréable malgré la bande cyclable qui permet de rouler en sécurité. Je fais un détour pour une visite rapide d’Aigues-Mortes : les rues sont noires de monde et les terrasses des restaurants de la place centrale sont bondées sans doute à cause du temps (il pleut d’ailleurs à ce moment là).

Encore 17 km de route à forte circulation après Aigues-Mortes, mais toujours avec une bande cyclable, puis c’est une petite route camarguaise tranquille qui me conduira jusqu’aux Saintes-Marie-de-la-Mer en franchissant le petit Rhône par le Bac du Sauvage.

Maintenant j’ai rendez-vous avec Christine et Guy Cambessédès qui viennent manger et passer la soirée avec moi.

A demain

Etape-66

Frontignan → Les-Saintes-Maries-de-la-Mer 83 km

Voir l'article

Soixante neuvième jour

L’étape, la plus longue du parcours, n’est pas monotone dans sa première partie grâce à la présence de Jean-Pierre Lambert qui me signale ou me fait faire quelques petits détours intéressants même si c’est au péril de notre vie !

Alors que nous circulions sur la piste cyclable près du Barcarès, une naturiste allemande qui effectuait un jogging a débouché sur la piste et a failli nous percuter alors que nous devisions tranquillement.

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

Jean-Pierre me laisse à l’entrée de la piste le long du canal de la Robine. Ce seront 10 km qui secouent mais à l’abri de la circulation qui me mèneront aux portes de Gruissan.

Ensuite j’alternerai petites routes, piste cyclable le long du canal du midi, routes plus circulantes, pistes cyclables le long des plages où les touristes comme les poules traversent sans regarder ou même font voler des cerfs-volants. La traversée de Sète est pénible  avant de rejoindre Frontignan-plage où Alex  Poyer me charge dans sa voiture. Il m’emmènera dormir près de Montpellier chez Nadine et Jean-Pierre Ratabouil. Nous mangeons tous ensemble chez Alex et Pierrette et c’est  une excellente soirée de plus dans ce tour. Toutes ces rencontres et ces accueils chaleureux auront participé à la réussite du projet et ne manqueront pas de me laisser des souvenirs quand je repenserai à ce tour de la France.

Etape-65

Sainte-Marie-la-Mer → Frontignan 158 km

Voir l'article

Soixante huitième jour

Superbe étape aujourd’hui et au-revoir les Pyrénées !

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

Après une douzaine de kilomètres seul, je vois arriver Jean-Pierre Lambert qui vient à ma rencontre peu après Le Boulou et m’escorte jusqu’à Argelès-sur-Mer où il charge mes bagages dans sa voiture avant de passer le relais à Michèle et Bernard Baudot, Cent Cols de l’Amicale Cyclo Canetoise. Michèle nous accompagne jusqu’à Banyuls alors que Bernard m’accompagnera tout le reste de l’étape.

Un aller-retour jusqu’au col des Balitres à la frontière franco-espagnole au dessus de Cerbère me permet d’atteindre une fois de plus un point extrême de la France.

Les paysages sont vraiment exceptionnels entre Collioure et le col des Balitres.

Le village reconstitué des pêcheurs près de Canet mérite aussi un petit détour.

Je suis arrivé très tard à Sainte-Marie car je me suis arrêté chez un vélociste à Canet en Roussillon pour faire changer mes patins de freins qui ont rendu l’âme après la traversée des Pyrénées et quelques descentes sous la pluie.

L’accueil de Claudine et Jean-Pierre Lambert est très chaleureux et le repas se terminera fort tard.

Etape-64

Amélie-les-Bains → Sainte-Marie-la-Mer 127 km

Voir l'article

Soixante septième jour

Les jours se suivent et ne se ressemblent plus. La température est idéale ce matin et je suis content du choix espagnol. L’accueil à l’hôtel a été charmant et ce matin sans que je ne demande rien on me prépare un sandwich et donne un fruit pour le pique-nique.

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

Une piste cyclable sur 11 km en pente douce me permet un échauffement tranquille. Les 33 km suivants se font sur une route sans circulation jusqu’au col d’Ares.

L’ascension est longue 44 km mais régulière et très douce sur les 37 premiers kilomètres. Un peu après le village de Mollo, la route se relève un peu sans jamais dépasser les 6%. J’arrive très frais à midi au sommet.

Le revêtement de la route qui était un véritable billard côté espagnol est plus dégradé côté français. Pas de photos, du Canigou, des nuages restant accrochés sur les sommets. Toujours très peu de circulation, mais les quelques véhicules immatriculés 66 rencontrés sont beaucoup plus excités.

Et maintenant leçon de géographie N° 63

Je n’avais plus qu’à me laisser descendre tranquillement jusqu’à Amélie-les-Bains où j’avais prévu de faire étape mais…

En montant à Lamanère

… Le perfide Mario, qui connaît mon faible et ma passion  pour les points géographiques remarquables m’avait insidieusement susurré à l’oreille qu’après être passé à Lauterbourg commune la plus à l’Est de la France, Bray-Dunes commune la plus au Nord, Le Conquet commune la plus à l’Ouest, j’allais passer pas très loin de Lamanère la commune la plus au sud de la France.  Je n’ai pas pu résister. (il le savait le bougre !)

Et c’est ainsi qu’après un aller-retour à la conquête d’un souvenir on se retrouve avec 25 km de plus au compteur et 450 m de dénivelé supplémentaire.

Après réflexion, je me suis dit que cela aurait pu être bien pire et j’en ai des sueurs froides rien qu’à penser que Mario aurait pu distiller un venin encore plus fort :

Il aurait très bien pu me dire, hier à Ripoll, que je n’avais jamais été aussi près de Gibraltar. J’aurais ainsi mis cap au Sud avant d’aller jusqu’au Cap Nord ce qu’il n’aurait pas manqué de me suggérer pour finir le voyage.

Ouf !

Etape-63

Ripoll (Espagne) → Amélie-les-Bains 105 km

Voir l'article

Soixante sixième jour

Après les frayeurs d’hier, j’ai choisi le plan B que j’avais préparé pour éviter un maximum de circulation. C’était le bon choix car j’ai vraiment été tranquille dès mon entrée en Espagne à Puigcerda. De plus, en montant la Collada de Toses, je suis resté beaucoup plus près de la frontière que si j’étais resté en France. Enfin, j’ai échappé à la circulation de la nationale 116 que j’avais déjà expérimenté il y a quelques années. Cette option me coutera quelques kilomètres et dénivelés supplémentaires mais qu’importe !

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

Les jours se suivent et se ressemblent : c’est d’abord la très longue ascension du col de Puymorens, par la Nationale 20 un peu moins dangereuse sur ce secteur, sous un ciel très chargé et dans le brouillard les 3 derniers kilomètres. Au sommet, il fait 10°.

Col de Puymorens
Col de Puymorens

Dès le deuxième kilomètre de la descente le ciel se dégage et le soleil brillera tout le reste de l’étape.

Comme la première fois que j’y suis passé, je suis toujours impressionné par cet immense plateau de Cerdagne.

Après le froid au Puymorens, c’est la chaleur, 34° dans les 5 premiers kilomètres de l’ascension, qui contrarie ma progression. Pourtant la pente est douce, 5% maximum mais plus souvent 3 à 4 %. Après quelques kilomètres, la température baisse régulièrement et c’est le vent qui vient prendre le relais pour ajouter de la difficulté à l’étape. A 1800 m, au sommet du col il ne fait plus que 25°.

Ensuite, 40 km de pente douce où il faut souvent pédaler, me permettent de rejoindre Ripoll où je retrouve une température estivale (30°).

Etape-62

Ax-les-Thermes → Ripoll (Espagne) 124 km

Voir l'article

Soixante cinquième jour

Dure journée aujourd’hui !

J’ai monté le difficile col d’Agnes sous la pluie et suis arrivé sans fatigue au sommet. Mais comme la fois précédente je n’ai rien vu au sommet dans le brouillard. La visibilité dans la descente ne devait pas excéder les 20 m et je suis descendu très lentement. Cela ne m’a pas empêché d’avoir très froid.

A peine engagé sur la route qui conduit au Port de Lers, je me suis retrouvé devant un panneau route barrée et circulation interdite à tous les véhicules. Un gros éboulement s’était produit et des travaux de déblaiement étaient en cours. J’ai du rebrousser chemin et descendre sur Massat avant de remonter et descendre le col de Port pour rejoindre Tarascon-sur-Ariège. Cela m’a valu une quinzaine de kilomètres supplémentaires ainsi que de la dénivellation  en plus.

Ensuite, j’ai fait l’erreur de prendre la nationale 20 pour rejoindre Ax-les-Thermes. Une route très dangereuse, sans aménagements cyclables. J’ai été klaxonné plusieurs fois par des automobilistes venant en sens inverse qui gestes à l’appui me traitaient de fou. Une fourgonnette de gendarmerie m’a doublé mais ne s’est pas arrêtée pour m’indiquer une alternative éventuelle.

Il eut été beaucoup plus sage de faire étape à Tarascon car à cause du froid, je n’avais plus les jambes pour faire de la dénivelée et de la distance supplémentaire en passant par la route de la corniche (Pas de Soulombrie, col de Chioula et de Marmare) pour rejoindre Ax. J’aurais ainsi pu le faire  le lendemain mais je ne connaissais pas les pièges de la nationale 20 quand je m’y suis engagé.

A 2km d’Ax, un nouvel orage a éclaté et j’ai terminé l’étape à nouveau trempé.

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

Etape-61

Aulus-les-Bains → Ax-les-Thermes 85 km

Voir l'article

Soixante quatrième jour

Hier soir, Chantal Sala m’a téléphoné et nous nous sommes donné rendez-vous à 8h30 sur la place de Castillon pour gravir ensemble le col de la Core. Alain n’a pas pu venir, il a perdu une dent et avec une dent de moins cela devenait très difficile de grimper . Il est donc allé chez le dentiste.

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

Il fait un peu moins chaud qu’hier et monter en bonne compagnie fait  très vite passer le temps car nous discutons tout au long des 16 km de l’ascension.

Au sommet du col, un grand groupe de motards s’est rassemblé. L’un d’entre eux voyant nos maillots Club des Cent Cols vient discuter avec nous. Il est savoyard de Saint-Girod, fait aussi du vélo et a l’intention de rentrer au Club des Cent Cols. Nous lui donnons les informations nécessaires avant qu’il ne reparte avec ses compagnons de randonnée.

Chantal, notre rédactrice en chef de la revue annuelle Cent Cols, m’a amené un exemplaire de la revue 2011 que je n’avais pas encore vue puisqu’elle est arrivée chez moi durant mon voyage. Nous la feuilletons ensemble avant de pique-niquer au sommet du col. Elle est superbe ! Sa lecture occupera bien mes soirées pendant le reste du voyage.

Après plus d’une heure passée au sommet du col nous nous séparons, repartant chacun d’un côté du col, alors que des nuages menaçants commencent à s’accumuler de toutes parts.

Col de la Core versant Est
Col de la Core versant Est

Finalement un orage, pas très violent, me rattrape dès les premiers kilomètres du col de Latrape et c’est mouillé avec une arrivée dans le brouillard que je rejoins Aulus-les-Bains.

Etape-60

Argein → Aulus-les-Bains 58 km

Voir l'article

Soixante troisième jour

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

Une journée très chaude est annoncée pour aujourd’hui. Je suis de suite dans l’ambiance avec un col de Mente bien pentu, sans moment de répit, où Il fait déjà bien chaud à 8 heures du matin. Heureusement, il y a beaucoup d’arbres et la recherche de l’ombre est possible même à gauche car il y a à cette heure très peu de circulation.

Arrivé au sommet, pas trop fatigué, je redescends pour attaquer le col du Portet d’Aspet. Il n’est pas très long : 4,5km mais il y a 400m de dénivelé à reprendre et un passage à 15%. Il fait alors très chaud, plus de 30° mais là aussi il y a de l’ombre qui me permet d’arriver au sommet sans avoir laissé trop de forces en route. Je sens dans la descente qu’il fait de plus en plus chaud mais avec le déplacement d’air cela reste supportable. En revanche, lors de la première petite côte à remonter, la chaleur suffocante me saisit. Je décide d’arrêter très tôt l’étape car je ne me sens pas le courage de faire les 14 km et les 850 m de dénivellation du col de la Core sous cette chaleur n’ayant pas trouvé de possibilité d’hébergement à Castillon de Couserans et Seix. Je trouve une chambre et table d’hôtes située  dans un bâtiment aux murs épais qui est très frais. L’hôtesse m’offrant en plus une bière pression à l’arrivée, cela aurait relevé du masochisme que de continuer l’étape.

Etape-59

Arlos → Argein 42 km

Voir l'article

Soixante deuxième jour

Hier, Susan et Mario sont venus exprès de Toulouse pour me tenir compagnie en fin d’après-midi et toute la soirée. J’ai passé ainsi une très bonne soirée et je les en remercie.

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

Ce matin, pas d’échauffement c’est tout de suite l’ascension du col d’Azet. je me sens très en forme et cela se confirmera toute la journée.  Ce col évoquera bien des souvenirs (ascension en 2005 avec mes amis pour la randonnée permanente Cent Cols en Pyrénées et concentration estivale du club des Cent Cols le 15 Août 2009)

Depuis deux jours, je récupère moins bien et ayant souffert de la chaleur hier dans l’ascension de la Hourquette d’Ancizan, je redoutais l’ascension en pleine chaleur de Peyresourde.. Finalement, y étant un peu plus tôt et le soleil n’étant pas encore à la verticale j’ai pu trouver un peu d’ombre dans les premiers kilomètres.
A 4 km du sommet, je rattrape  Christine et Albert, 2 cyclo-campeurs de Bordeaux qui font un voyage itinérant St Lary-Perpignan aller-retour. C’est bien la première fois que je rattrape quelqu’un en montée depuis le début du voyage mais je n’ai aucun mérite, ils sont beaucoup plus chargés que moi.
Nous discutons, nous nous trouvons des connaissances communes et décidons de passer la journée ensemble (fin de l’ascension de Peyresourde, pique-nique jusqu’à la séparation à St Beat)

Après une très bonne journée, en bonne compagnie, c’est l’heure de la séparation à Saint-Béat au pied du col de Mente, le long de la Garonne où nous retrouvons un peu de fraicheur après les 36° relevés entre Luchon et Saint-Béat.

Etape-58

Vignec → Arlos 66 km

Voir l'article

Soixante et unième jour

Il faisait déjà chaud quand je me suis mis en route pour gravir le toit pyrénéen de mon tour de la France.

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

C’est déjà très pentu dans la traversée de Barèges  mais cela va bien se passer. Les pourcentages restent en dessous de 10% pendant toute l’ascension sauf peut-être dans le dernier kilomètre où cela se redresse un peu.

Après 3 kilomètres seul, je commence à être dépassé par de nombreux cyclistes partis eux aussi à l’ascension du géant pyrénéen. De nombreux saluts amicaux et encouragements me seront adressés tout au long de mon ascension.

J’arrive sans trop de peine au sommet.

Ensuite je redescends dans la vallée jusqu’à Sainte-Marie-de-Campan où je tourne à gauche en direction du col d’Aspin. Je poursuis mon chemin et tourne à Payolle pour aller gravir la Hourquette d’Ancizan qui est pour moi l’un des plus beaux cols routiers pyrénéen. Le soleil tape dur et même si c’est le versant le plus facile, je multiplie les arrêts pour refroidir un peu le moteur.

Je ne peux pas récupérer dans une descente devenue piégeuse à cause du goudron qui fond et des gravillons. Le dénivelé de l’étape est conséquent et c’est relativement fatigué que j’arrive à St-Lary-Soulan

Désolé pour la qualité des photos cet après-midi : c’est en déchargeant les photos sur l’ordinateur que je me suis aperçu qu’il y avait une trace de doigt sur l’objectif.

Etape-57

Barèges → Vignec à côté de St Lary-Soulan 64 km

Voir l'article

Soixantième jour

Pas de connexion internet ce soir. Je suis dans un cybercafé qui ferme à 19H. Je ne pourrai donc pas tout mettre sur le site (photos)

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

Ce matin, j’ai franchi l’Aubisque. Malheureusement, il y avait du brouillard et les nuages étaient accrochés aux sommets environnants et je n’ai pas pu faire beaucoup de photos. La descente pour rejoindre le Soulor s’est faite avec une bonne visibilité et j’ai pu enfin prendre quelques photos du cirque du Litor.

Cet après-midi, j’ai fini mon étape en montant les 7 premiers kilomètres du Tourmalet.

Etape-56

Laruns → Barèges 73 km

Voir l'article

Cinquante neuvième jour

Très courte étape aujourd’hui : j’avais prévu de m’arrêter à Gourette à 4 km du sommet de l’Aubisque mais les circonstances en ont décidé autrement.

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

Je suis parti ce matin, sous la pluie à l’assaut du col de Marie-Blanque que j’ai franchi sans trop de difficultés malgré les quatre derniers kilomètres très pentus (surtout l’avant-dernier à 13% de moyenne).

Il y avait du brouillard au col et la pluie s’est arrêtée dans la descente. J’ai eu froid et lorsque je suis arrivé à Laruns j’avais des jambes en bois. J’ai téléphoné à Gourette pour réserver un hôtel mais ils étaient tous fermés hors-saison d’été. J’ai alors choisi de rester à Laruns. Il aurait été dangereux et dommage de franchir l’Aubisque et surtout le cirque du Litor (avant le Soulor) qui sont si beaux sans rien y voir. Demain, le beau temps est annoncé et je vais donc pouvoir faire chauffer l’appareil photo lorsque je les franchirai. En attendant, cet après-midi de repos avec petite sieste ne peut que m’être profitable.

Etape-54_55

Larrau → Accous 54 km et Accous → Laruns 42 km

Voir l'article

Cinquante huitième jour

C’est la première étape qui va se dérouler pratiquement dans son intégralité (sauf la dernière demi-heure) sous la pluie. Une seule difficulté au programme le col de Soudet via Sainte-Engrâce et le col de Suscousse.

Montée du col de Soudet
Montée du col de Soudet

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

En étudiant le parcours, je savais que j’avais 22 km d’ascension pour grimper 1250 m de dénivellation et je n’étais pas trop soucieux. Les 10 premiers kilomètres sont faciles, trop faciles … car il faudra faire l’essentiel de l’ascension sur les 12 derniers kilomètres. Le col de Soudet n’a pas grand chose à envier au Burdincurucheta au niveau de la difficulté. Ce seront à nouveau des rampes à 13, à 12 à 11%. L’altimètre des poseurs de panneaux devait être déréglé car le pourcentage moyen au kilomètre ne correspondait pas toujours à la réalité. Je me souviens d’un kilomètre annoncé à 6% alors qu’il a été plus près de 10 sur toute sa longue longueur !

Je franchis le col de Soudet sous le brouillard et la descente sera faite à allure lente sur une route détrempée et gravillonneuse. Même s’il ne pleut plus à la fin de l’étape, le temps reste encore très menaçant. Les deux étapes précédentes ayant laissé des traces, je ne me sens pas le courage d’affronter, aujourd’hui, le col de Marie-Blanque et ses quatre terribles derniers kilomètres.

Etape-54_55

Larrau → Accous 54 km et Accous → Laruns 42 km

Voir l'article

Cinquante septième jour

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

C’est d’abord une longue approche vallonnée qui me conduira au pied de la grosse difficulté de la journée. Cela mettra beaucoup de piment dans l’étape.

L’approche continue

L’ascension très redoutée du col de Burdincurutcheta fut effectivement redoutable. Cette montée comme beaucoup d’autres dans les Pyrénées est balisée avec des panneaux indiquant l’altitude et le dénivelé moyen au km. Premier panneau : 500 m à 11,5% de moyenne, deuxième panneau : 1 km à 11,5 % puis 11… Des rampes à 13%, à 12% et cela dure dure (dur dur). Il fait 29° et mètre après mètre, le compteur indiquant souvent une vitesse de 4,5 km/h, je continue à avancer. Les haltes photos me permettent de récupérer un peu avant de repartir. Finalement après environ 3 heures d’effort, j’arrive au sommet du Burdincurutcheta avec encore quelques ressources. Des vautours ont surveillé ma lente progression dans les derniers kilomètres attendant une défaillance. J’y ai laissé quelques plumes certes mais ils en ont été pour leurs frais !

Une courte descente ne me refroidit pas avant de remonter  aussitôt au col Bagargui. L’ascension de 6 km est irrégulière alternant des pourcentages faciles et des rampes difficiles. Les pottoks sont bien là comme me l’avait prédit Alain Dabe. Une fois le col franchi, je trouve le brouillard et pendant quelques kilomètres il faut être très prudent et slalomer au milieu de troupeaux de moutons qui occupent toute la chaussée. Au loin, des nuages menaçants s’accumulent et un orage se prépare dans la vallée.(L’orage extrêmement violent éclatera finalement juste à la fin du repas.).

Une dernière montée avant Larrau finit de m’épuiser et j’arrive enfin à 19h  dans une auberge gîte d’étape 2 km en dessous de Larrau où l’accueil n’est pas très sympathique.

Quand je leur demande s’ils ont une connexion internet pour mettre à jour mon blog, le patron m’envoie sur les roses en me disant “on n’a pas ça chez nous” alors que j’ai détecté un réseau dans la chambre qui ne pouvait être que celui de l’Auberge.

Etape-53

Sare → Larrau 103 km

Voir l'article

Cinquante sixième jour

Les premiers 60 kilomètres sont faciles sur des pistes cyclables pas toujours bien balisées qui m’emmènent jusqu’au Boucau. Ensuite une bonne vingtaine de kilomètres en ville dans la circulation seront pénibles (Biarritz, Bidard, Guétary).

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

C’est à partir de Biarritz que les dénivelées commencent à s’accumuler mais j’ai de belles vues sur l’océan.

J’arrive à Saint-Jean-de-Luz par dessus et je flâne dans les magnifiques rues piétonnières et sur le port. Une ville qui mérite le détour.

La corniche basque entre Saint-Jean-de-Luz et Hendaye est très belle. C’est un toboggan avec des pourcentages pas trop difficiles. Ce seront mes dernières images de l’océan atlantique.

Le Pays basque m’accueille avec un premier col digne de la réputation des cols basques : le col de Courlecou. On part de zéro et on arrive très vite à 104 m par des raidillons à 15%. La fin de l’étape sera une succession de “montagnes russes” qui me conduiront jusqu’au Col de Saint-Ignace (169m.) pas très difficile.

La journée de repos à Arcachon m’a bien permis de recharger les accus car aujourd’hui j’ai fait l’étape où j’ai passé les plus d’heures sur la selle (près de 8h30) avec un dénivelé conséquent et je suis arrivé pas trop fatigué. Demain se profile, le col de Burdincurucheta (Croix de Fer en français) où j’ai connu, sous la canicule, une défaillance mémorable en 2003.

Etape-52

Vielle-St Girons → Sare 135 km

Voir l'article

Cinquante cinquième jour

J’ai toujours autant de chance avec la pluie. Il a plu beaucoup hier pendant ma journée de repos et ce matin je suis parti sous le soleil qui a brillé toute la journée.

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

Pratiquement tout le trajet depuis l’entrée d’ Arcachon jusqu’à Mimizan-Plage se déroule sur de très belles pistes cyclables en excellent état.

Cet hiver, lorsque de la préparation de mon parcours je n’avais pas vu que je l’avais tracé à l’intérieur d’un camp militaire où il est interdit de pénétrer. Cela m’a valu un détour d’une bonne trentaine de kilomètres.

A partir de Mimizan-Plage, l’état de la piste cyclable n’est plus le même : j’emprunte alors pendant quelques kilomètres une route forestière et ensuite une piste (celle de la photo) jusqu’à Contis-Plage où je rejoins Yves Matthieu, un savoyard de Chambéry, qui fait aussi un tour de France mais dans l’autre sens (nous avions pris contact hier soir).

Yves m’ayant informé que la piste cyclable est en très mauvais état (trous à cause de l’exploitation forestière, sable…) je rejoins St Girons par des routes plus civilisées. J’ai rencontré alors deux jeunes qui font un voyage à vélo Bordeaux Biarritz. Ils m’ont indiqué une chambre table d’hôtes où il restait de la place. Le détour du matin m’ayant coûté 1H30, je ne pouvais arriver que tard à Vieux-Boucau où j’avais envisagé de passer la nuit.

A l’arrivée, douche puis baignade dans une piscine à 27°.

Et le paysage aujourd’hui ? Des pins, des pins, des pins, des pins, des pins, des pins, des pins, des pins, des pins, des pins, des pins, des pins,…..

Etape-51

Arcachon → Vielle-St Girons 130 km

Voir l'article

Cinquante troisième jour

Alain me ramène là où il m’a pris en charge hier et a décidé de m’accompagner toute la journée.

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

Nous faisons un petit détour pour aller voir un col créé de toutes pièces par des cyclos locaux et qui ne peut pas être reconnu à juste titre par le Club des Cent Cols. Pas de ligne de partage des eaux, col de complaisance…

Alain Dabé me conduit à travers les pistes cyclables de la Gironde jusqu’à Cap-Ferret où il me laisse prendre le bateau pour rejoindre Arcachon. Il m’a bien abrité du vent pendant les 35 derniers kilomètres car il est devenu défavorable en tournant Sud dans la matinée puis Sud-ouest dans l’après-midi.

1, 2, 3 crevaisons alors que je n’en avais eu aucune depuis le départ. Je retrouve mon pneu avant dégonflé au moment de partir. Inspection rapide de l’intérieur et l’extérieur du pneu et changement de chambre à air. Quelques kilomètres plus loin, le pneu à nouveau dégonflé. Réparation et inspection plus minutieuse du pneu en l’enlevant complètement, le retournant et inspection de la jante. Rien d’anormal.

Au moment de prendre le bateau qui fait la jonction Cap Ferret Arcachon , la pluie se met à tomber et je ferai la traversée sous la pluie. Arrivé à Arcachon, la pluie s’arrête et je n’aurai, une fois de plus, pas roulé sous la pluie.

En débarquant le vélo du bateau , je retrouve le vélo à nouveau dégonflé. Réparation de la chambre à air mais cela ne tient pas. J’ai finalement laissé le vélo en pension chez un vélociste pour qu’il cherche la cause de ces crevaisons à répétition.

Demain, journée de repos, après 23 étapes consécutives, avant d’attaquer les grandes lignes droites des Landes qui me conduiront jusqu’au pied des Pyrénées dans le Pays Basque et ses routes aux pourcentages redoutables.

Etape-50

Hourtin → Arcachon 88 km

Voir l'article

Cinquante deuxième jour

Il faut d’habitude garder le meilleur pour la fin. Comme aujourd’hui c’est ma fête, je commence par le meilleur de la journée:

Foie gras accompagné de jurançon moelleux, confit de canard  sauce aux cèpes et haut-médoc, fromages et tourtière aux pommes. C’est le menu que m’ont préparé Christine et Alain Dabé qui m’ont reçu ce soir dans le Médoc.

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

Collection de viaducs pour commencer l’étape : d’abord celui d’Oléron puis celui sur la Seudre pour rejoindre Ronce les Bains où une piste cyclable me conduira jusqu’à Royan : très agréable entre Ronce et le phare de la Coubre en forêt où un chevreuil a traversé juste devant mes roues puis le fléchage sera déficitaire entre le phare de la Coubre et la Palmyre et la piste à St Palais-sur-Mer deviendra pénible avec des sauts de trottoirs et un revêtement en mauvais état.

A Royan, je prends le bac pour traverser l’estuaire de la Gironde (confluent de la Dordogne et de la Garonne) avant d’emprunter 50 km de pistes cyclables qui m’emmèneront jusqu’à Hourtin où Alain me prend en charge avec son camping car. Avant de rejoindre son domicile, il m’emmènera faire une tour dans des lieux exotiques (Saint-Julien-Beychevelle, Margaux, châteaux du Haut-Médoc). Nous avons regardé mais pas touché afin de rester en forme pour l’étape du lendemain.

Etape-49

Dolus-d'Oléron → Hourtin 114 km

Voir l'article

Cinquante et unième jour

Aujourd’hui fut une très belle journée. J’ai eu la chance  d’être accompagné durant toute l’étape par un guide conférencier (Jean-Yves) qui m’a permis de mieux découvrir les richesses locales. Nous avons roulé ensemble pendant 120 km et après m’avoir déposé chez Réjane et Gaby, il est rentré chez lui à vélo 45 km plus loin.

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

Mon guide me fait traverser Rochefort et me montre les monuments remarquables tels la corderie royale ou le pont tranbordeur que nous emprunterons à la place du viaduc et sa bande cyclable pour traverser la Charente.

Passage à Brouage patrie de Samuel de Champlain fondateur de la ville de Québec.

Pour rejoindre l’Île d’Oloron on y accède par un viaduc moi qui pensais augmenter ma collection de ponts et pouvoir ainsi créer une nouvelle confrérie 

Sur l’Île d’Oléron, on rénove des maisons d’ostréiculteurs ayant cessé leur activité pour les transformer en boutique, en galeries d’expositions… ce qui égaye le chenal et évite leur destruction ou de les voir pourrir.

Le port de la Cotinière sur l’Île d’Oléron ravitaille en poisson la ville de Rochefort et les environs.

Maisons ostréicoles
Port de la Cotinière

Chez Réjane et Gaby, ce soir, j’ai pu déguster les produits locaux : huitres, palourdes, pineau des Charentes et vin blanc (Sauvignon) de l’île d’Oléron. Encore une très belle soirée où j’ai bénéficié d’un accueil chaleureux.

Etape-48

Rochefort → Dolus d'Oléron 120 km

Voir l'article

Cinquantième jour

Ce matin, j’ai fait le tour de l’Île de Ré (65 km) avant de rallier l’itinéraire prévu.

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

A ma grande surprise, j’ai découvert qu’il y a des vignes dans l’ïle de Ré qui produisent du blanc, du rosé et du rouge. Le blanc sans être inoubliable est agréable avec du poisson. J’ai pu le tester hier soir.

Sur l’Île de Ré, l’île aux maisons blanches et aux volets verts, il y a une grosse infrastructure de pistes cyclables. Beaucoup de cyclistes  inexpérimentés ou pas toujours respectueux des autres usagers engendrent un risque non négligeable  de collisions  même si on adapte personnellement sa vitesse et son comportement.

Une piste cyclable était en travaux de bitumage. Aucune information à l’entrée, ce n’est qu’après l’avoir empruntée sur 1 km qu’on doit faire demi-tour et emprunter la route à fort trafic où on se fait klaxonner agressivement par des automobilistes qui n’ayant pas l’information s’étonnent qu’on soit sorti de notre “réserve” et qu’on circule sur leur domaine ! Bien évidemment aucun fléchage, pour rejoindre la piste cyclable plus loin.

Après le franchissement du pont de l’île de Ré, je rallie sans problème la Rochelle qui est très facile à traverser avec ses nombreuses voies cyclables.

Un dernier détour  à la pointe de la fumée me permet d’apercevoir l’île d’Aix, Fort Boyard au loin dans la brume avant de rallier Rochefort où je suis accueilli par Jean-Yves qui est venu à ma rencontre.

Le fort Enet depuis la Pointe de la Fumée
Le fort Enet depuis la Pointe de la Fumée

Un soirée très conviviale s’ensuivra et ne me permettra de mettre à jour ce site que  fort tard ce soir. Ce n’est pas un gros problème puisque malgré la longueur de l’étape, la forme est toujours là.

Bonne nuit !

Etape-46_47

La Tranche-sur-Mer → Rivedoux-Plage (Île de Ré) 74 km/Rivedoux-Plage → Rochefort 135 km

Voir l'article

Quarante neuvième jour

La météo ce matin est meilleure que celle annoncée la veille. Un fort vent du Sud-Ouest continue à souffler.

Une bonne nuit de sommeil, un hôtel agréable et au repas du soir d’excellents fromages vendéens que je ne connaissais pas me permettent d’attaquer l’étape avec de bonnes sensations.

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

A l’Aiguillon-sur-Mer, une piste cyclable qui se termine brutalement, sans indication, dans une zone commerciale, un regard trop rapide sur la carte qui m’a fait confondre la limite verte du parc interrégional du Marais Poitevin avec une piste cyclable, m’ont fait faire quelques kilomètres non prévus au programme.

En revanche, à partit d’Esnandes pour rejoindre l’île de Ré il y a une piste cyclable indiquée sur la carte Michelin, alors qu’il n’y en a pas (il existe une vague piste non carrossable, trop caillouteuse pour moi qui veut épargner mes pneus avant les Pyrénées). La recherche vaine d’une piste cyclable me vaudra encore quelques kilomètres supplémentaires.

Pour franchir le pont de l’Île de Ré, il y a  une vraie piste cyclable bien isolée des voies de circulation automobile qui permet de circuler en toute sécurité (bien mieux que pour le Pont de Normandie). Seul défaut : les plots placés à l’entrée qui obligent à enlever les sacoches pour y accéder. Avec un tricyle couché ou un tandem cela doit être galère ! La montée du pont est bien plus douce que celle du Pont de Saint-Nazaire ou du Pont de Normandie mais elle m’a paru beaucoup plus longue.

J’arrive à Rivedoux-Plage en tout début d’après-midi, sous le soleil, sans avoir pris une goutte de pluie, afin d’avoir un long temps de récupération jusqu’à demain car j’ai bien mal aux jambes.

Etape-46_47

La Tranche-sur-Mer → Rivedoux-Plage (Île de Ré) 74 km/Rivedoux-Plage → Rochefort 135 km

Voir l'article

Quarante huitième jour

Ce matin, je suis parti de l’hôtel miteux (sale, cher … à éviter)  sous un ciel chargé. Quelques gouttes de pluie  et un vent violent venant du Sud-Ouest m’annonçaient une journée difficile. Elle le fut surtout à cause du vent. Je n’ai finalement eu qu’une heure et demie de pluie, ce qui porte le total à 5h30 de pluie depuis mon départ de St Julien en Genevois (j’ai vraiment beaucoup de chance). J’ai fini l’étape au sec.

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

Les horaires de marée ne me permettant pas de passer le Gois soit à l’aller soit au retour, j’ai donc définitivement abandonné l’idée d’aller faire le tour de l’île de Noirmoutier que j’avais déjà fait. J’irai faire le tour de l’île de Ré où je passerai la nuit demain.

L’étape d’aujourd’hui ne m’a pas enthousiasmé : il y avait beaucoup de circulation à cause du week-end de la pentecôte et guère de points de vue remarquables (surtout après avoir fait le plein de belles images en Bretagne). Je n’ai d’ailleurs fait qu’une photo qui n’est même pas digne d’être publiée. 

Je n’ai pas pu apprécier le port des Sables d’Olonne car il pleuvait beaucoup et il était très difficile de circuler sur la piste cyclable. Un car stationnant sur la voie principale obligeait les voitures à rouler sur la voie cyclable.

Sur la très grande partie du parcours, il y a des pistes cyclables mais elles ne sont pas bitumées et l’étape étant déjà rendue très dure à cause du vent, je n’ai pas voulu rajouter de difficulté supplémentaire. D’autre part, le nettoyage du vélo étant un problème en voyage itinérant, j’aurai gardé beaucoup de sable dans la chaîne.

Demain , la météo annonce le même type de temps qu’aujourd’hui.

Etape-45

Beauvoir-sur-Mer → La Tranche-sur-Mer 121 km

Voir l'article

Quarante septième jour

Ce matin, les jambes sont très lourdes et cela durera jusqu’au pique-nique à 13h00. Cet après-midi s’est beaucoup mieux passé. Pas de repos depuis Avranches (16 étapes), il va falloir que je pense à prendre une journée de repos. Je pensais que mon parcours assez plat à travers la Vendée allait me permettre de récupérer mais la fatigue se fait sentir même sur le plat.

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

La côte la plus longue de l’étape sera celle du Pont de St Nazaire sur la Loire. A froid, elle m’a été plus difficile à grimper que celle du Pont de Normandie. Pour un vélo, le franchissement est beaucoup moins sécurisé que celui du pont de Normandie.

Encore un pont remarquable de franchi dans le tour.

J’ai beaucoup aimé le site de Pornic où il y avait beaucoup d’animation.

Fini la Bretagne !

Je pensais qu’une fois la Loire franchie, je quittais la Bretagne mais si on considère la Bretagne historique, le département de la Loire-Atlantique en faisant partie (Le département de la Loire-Atlantique, historiquement breton, est actuellement rattaché à la région Pays de la Loire ; la question de sa réunification à la Région Bretagne fait l’objet de débats.), je n’ai quitté la Bretagne qu’après Le Collet situé à une quinzaine de km de l’arrivée.

Etape-44

Saint-Nazaire → Beauvoir-sur-Mer 80 km

Voir l'article

Quarante sixième jour

J46etap4300001
Mise à jour du blog la nuit

Non, ce n’est pas une réunion restreinte du bureau du Club des Cent Cols ! Après le délicieux repas (les St Jacques succulents) préparés par la maman de Philippe, il faut mettre à jour mon blog.

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

Dès le départ, ce matin une première difficulté imprévue : une pente à près de 90° à franchir. De plus en plus fous avec leurs raidillons ces bretons !

Pont Levant sur la Vilaine (écluse du barrage d'Arzal)
Pont Levant sur la Vilaine (écluse du barrage d’Arzal)

Je reste bloqué une vingtaine de minutes pendant que l’éclusier “enguirlande” les plaisanciers qui n’écoutent pas ses consignes ou qui sont maladroits pour passer l’écluse.

A midi, je pique-nique dans le joli port de Piriac-sur-mer qui vaut le détour et je discute pendant tout mon repas avec un couple fort sympathique de l’Aveyron.

L’après-midi me verra traverser les marais salants de Guérande, visiter rapidement Guérande où je n’ai pas pu faire le tour de l’enceinte fortifiée : un cordon de gendarmes avaient balisé le périmètre (visite officielle de François Fillon et NKM).

 Les jambes tournant bien, je décide de prolonger l’étape et de rejoindre Saint-Nazaire. Demain, après 15 étapes et près de 1400 km en Bretagne, je rentre en Vendée. Je pensais rallier Noirmoutier mais en raison du week-end de Pentecôte, il n’y a plus une seule possibilité d’hébergement. D’autre part, le passage du Gois ne sera pas possible demain après 9 heures ou avant 18h15. Je verrai dimanche si je fais le détour sur cette île que j’ai déjà parcouru à vélo il y a plus de trente ans.

Etape-43

Arzal → Saint-Nazaire 121 km

Voir l'article

Quarante cinquième jour

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

Passage en bateau depuis Locmariaquer jusqu’à Port-Navalo (2 tickets : un pour l’homme , un pour le vélo : 10 €)

Toujours sur les conseils de Philippe, j’ai suivi un itinéraire plus côtier et surtout qui m’a fait découvrir le château de Suscinio

Lorsque j’arrivais dans Arzal, j’ai été interpellé par un habitant qui reconnaissant le maillot du Club des Cent Cols m’a invité à discuter un peu autour d’une bière. Il s’agissait d’un membre du club que je ne connaissais pas (Serge Delabrosse).

J45etap4200001

Quelques minutes après avoir quitté Serge, je suis accueilli par la famille Carrez qui guettait mon arrivée pour prendre cette photo sur le vif et m’offrir l’hospitalité.

Etape-42

Carnac → Arzal 96 km

Voir l'article

Quarante quatrième jour

Une étape relativement facile avec quelques bosses sans gros pourcentages et souvent un vent très favorable qui me poussait bien sur le plat.

J’ai pris 3 fois le bateau pour rejoindre la rive opposée d’estuaires.

  • 1ère traversée : Port de Lorient -> Port-Louis
  • 2e traversée : Port-Louis -> Gâvres
  • 1ticket à 1,20 pour les 2 traversées
  • 3e traversée : La Magouër -> Etel (1,60 € pour une traversée d’environ 200 m.)

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

J’ai beaucoup aimé la côte sauvage de Quiberon.

Entre Erdeven et Carnac, un alignement en attendant la visite demain de celui de Carnac.

Alignement de menhirs de Kerzerho
Alignement de menhirs de Kerzerho

Etape-41

Guidel → Carnac 114 km

Voir l'article

Quarante troisième jour

J’ai raccourci l’étape pour deux raisons : tout d’abord, la personne chargée d’assurer les petits déjeuners  à l’hôtel est arrivée ce matin avec 3/4 d’heure de retard ce qui a occasionné un départ tardif alors que j’avais projeté de rejoindre Lorient  et aussi parce qu’aujourd’hui, pour la première fois depuis le début du voyage, j’ai ressenti une certaine lassitude morale et moins d’envie alors que les jambes tournaient pourtant bien.

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

Alors qu’à 7 heures du matin le ciel était bleu, j’ai pris quelques gouttes de pluie peu après mon départ. Cela n’a pas duré et le ciel s’est dégagé en début d’après-midi. J’ai eu un vent favorable pendant la majorité de l’étape.

Sur la route, j’ai rencontré un cyclo-voyageur qui revenait d’un voyage en Vendée et Bretagne Sud. Nous avons discuté un moment et il m’a donné un bon tuyau pour demain : je prendrai le bac à Lorient pour rejoindre Port-Louis et j’éviterai ainsi le trafic et le contournement guère intéressant de Lorient. A noter que c’est ma première rencontre avec un voyageur à vélo depuis mon départ.

Une journée qui finit bien car j’ai trouvé une chambre  et table d’hôtes où j’ai pu me régaler avec des coquillages, brochettes de saint-jacques et crêpes !

Etape-40

Bénodet→ Guidel (Locmaria) 95 km

Voir l'article

Quarante deuxième jour

Étape réalisée sous un ciel chargé avec un vent venant du Nord Ouest souvent favorable.

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

Peu de choses à signaler, si ce n’est que je n’ai pas pu prendre le bac à Loctudy celui-ci ne fonctionnant pas les dimanches et lundis hors-saison. Cela m’a obligé à faire un détour par Pont l’Abbé.Je n’ai ensuite pas pris le risque d’aller à Sainte-Marine pour rejoindre Bénodet par un autre bac. D’autant plus qu’une voie cyclable amenait jusqu’au pont sur l’Odet.

S’il n’y a pas d’autres détours, j’ai parcouru aujourd’hui la moitié de mon tour de la France.

Etape-39

Audierne → Bénodet 94 km

Voir l'article

Quarante et unième jour

Ce matin, Dominique m’a accompagné une dizaine de kilomètres et 400 m après nous être séparés c’est Alain Peton, l’un des rares membres du Club des Cent Cols breton qui est venu à ma rencontre. Nous avons roulé ensemble en discutant jusqu’à la pointe du Van. Je n’aurais donc roulé seul dans cette étape qu’une trentaine de kilomètres. Cette étape m’a  paru très courte et  cela a été un vrai plaisir de faire connaissance avec Alain que je n’avais jamais rencontré auparavant.

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

C’est aussi au moment où nous nous sommes séparés que la pluie s’est mise à tomber au plus mauvais moment près des sites les plus remarquables de l’étape : la Pointe du Van et la pointe du Raz.

A propos de la Pointe du Raz, j’en profite pour rectifier une erreur : Comme beaucoup de monde j’étais persuadé que c’était l’endroit le plus à l’Ouest de la France continentale (je l’avais d’ailleurs écrit dans l’article sur la préparation de mon voyage) et bien c’est faux ! La pointe de Corsen, située au Nord du Conquet, sur la commune de Plouarzel est située plus à l’Ouest. J’y suis passé jeudi lors de la trente cinquième étape. (Merci à Mario Labelle, canadien d’origine, qui a une très bonne connaissance de la géographie française, de me l’avoir signalé.)

Pour en revenir à l’étape, une heure de pluie “mouillée” seulement ce qui porte à un total cumulé,depuis mon départ, de 4heures de pluie pour 38 étapes. Je n’ai vraiment pas à me plaindre.

En revanche, cette étape m’avait été décrite plus “cool” que les précédentes et à la sortie j’arrive toujours avec un dénivelé conséquent dépassant les 1000 m.

Ce soir accueil glacial et lamentable à l’hôtel de la plage à Audierne (une première depuis mon départ) : lorsque j’avais téléphoné 2 heures auparavant, on m’avait assuré que je pourrai prendre mon repas. J’arrive et on me dit :  “comme vous êtes le seul client on ne fera pas à manger…” On m’indique une gargote où il n’y a pas de place à l’abri : après une demie-heure sous les embruns et au froid je me rapatrie vers l’hôtel 3 étoiles à proximité pour me restaurer au chaud. Je mange bien mais le prix du repas plus la chambre et petit-déjeuner à l’hôtel de la plage me reviennent plus chers que si j’avais pris toutes les prestations dans l’hôtel 3 étoiles.

Garage à vélo : dans la cour, non sécurisé… Internet : pas dans la chambre (ce qui n’est pas grave en soi) mais dans le salon où on me met dehors à 21 h 30 sans avoir pu finir mon compte-rendu d’étape… à fuir

Etape-38

Telgruc-sur-Mer → Audierne 92 km

Voir l'article

Quarantième jour

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

Cette fois, la mer je l’aurai souvent longé. Une très belle étape avec de superbes points de vue et beaucoup moins de fatigue sans les bagages. L’appareil photo a fumé et plutôt que d’écrire, je vais mettre un maximum de photos ci-dessous.

Sur la route de la Pointe des Espagnols

Sur la route de Camaret

Sur la route du Cap de la Chèvre

Retour du Cap de la Chèvre vers Trez-Bellec

Etape-37

Lanvéoc → Telgruc-sur-Mer 81 km

Voir l'article

Trente neuvième jour

L’étape a été un peu décevante dans la mesure où j’avais tracé un parcours côtier et que je n’ai aperçu la mer que très fugitivement. L’essentiel du parcours s’est déroulé en forêt.

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

La sortie de Brest a été très facile, une piste ou bande cyclable m’a amené jusqu’à l’ancien pont Albert Louppe réservé aux piétons et cyclistes pour traverser l’Elorn. Ci-dessus le nouveau pont d’Iroise vu depuis le pont Albert Louppe.

Le pont de Térénez sur l’Aulne pour pénétrer dans la presqu’île de Crozon est très beau mais arrivant lancé dans une descente, je n’ai pas pensé à la photographier. Il possède une voie réservée cyclistes et piétons séparée par un muret des voies automobiles.

En arrivant à Lanvéoc, j’ai été accueilli par  Dominique et Pierre avec qui j’avais fait un voyage cyclo en Corse en 2006. Ils habitent à 8 km de là. Je reste chez eux deux nuits et demain, je pourrai ainsi faire le tour de la presqu’île de Crozon en me délestant de mes quinze kg de bagages ce qui me permettra de souffler un peu. Je m’arrêterai évidemment à Camaret pour voir la statue d’Hercule, le curé et les filles.

Etape-36

Brest → Lanvéoc 85 km

Voir l'article

Trente huitième jour

Alors que la neige est en Savoie, en Bretagne il fait beau et la température l’après-midi est de 24°.

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

Tonnerre de Brest, ils sont fous ces bretons ! Les pourcentages infernaux ont recommencé. Pourtant tout avait bien commencé : vent favorable, mise en jambes progressive et bord de mer lumineux.

C’est à partir de la Pointe de St Mathieu jusqu’à Brest que le toboggan infernal a repris.

Etape-35

Lannilis → Brest 101 km

Voir l'article

Trente septième jour

Cette étape pourrait s’intituler le labyrinthe breton. Mon choix de faire le tour en longeant le plus possible les côtes m’a amené sur des routes non cartographiées et souvent au revêtement cahoteux. Sans GPS, je me serais vraisemblablement perdu car je n’arrivais pas à faire le point sur la carte.

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

J’ai eu un gros coup de fatigue vers midi puis après une réalimentation et réhydratation tout est reparti. J’ai même pu un peu m’avancer pour demain en faisant la boucle Aber Wrach Baie des Anges. A cause du week-end de l’Ascension, il m’a été très difficile de trouver un hébergement et j’ai du rallonger mes étapes. Demain, je dormirai à Brest et après-demain à Lanveoc dans la presqu’île de Crozon.

La fin de l’étape m’a offert de superbes paysages.

Etape-34

Roscoff → Lannilis 110 km

Voir l'article

Trente sixième jour

Le départ se fait sous quelques gouttes de pluie qui cesseront un kilomètre plus loin. Le ciel s’est dégagé rapidement lorsque le vent s’est levé. L’étape moins difficile que celle d’hier n’a pas été facile car un mal de jambes lié aux efforts de la veille m’a fait souffrir tout l’après-midi.

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

De superbes points de vue sur la route des falaises entre Locquirec et Plougasnou

Après 3,5 km, je suis entré dans le département du Finistère. Ce changement de département n’a pas pour autant arrêté le toboggan breton jusqu’à Primel-Trégastel.

Le beau temps est revenu.

Ensuite, après quelques pentes moins dures, j’ai découvert mes  premières longues routes de plat depuis que je suis entré en Bretagne : 10km pour remonter l’estuaire de la Rivière de Morlaix (le Dossen) jusqu’à Morlaix et 10 km pour la redescendre de l’autre côté avant de rejoindre Saint-Pol-de-Leon puis Roscoff.

Etape-33

Plestin-les-Grèves → Roscoff 82 km

Voir l'article

Trente cinquième jour

Sans aucun doute c’est l’étape la plus difficile que j’ai faite en Bretagne. J’ai fait beaucoup plus de km en montée qu’en descente toujours…

Redescendre à 0 m pour remonter ensuite

…avec certaines pentes aux pourcentages redoutables.

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

Ce matin, le temps était couvert sans vent puis j’ai eu la pluie une bonne partie de l’après-midi avant le retour du beau temps et de son compagnon le vent (de face bien sur !)

Images de la Côte de Granit Rose

Curiosités architecturales au milieu du granit

J’ai franchi  mon trois millième kilomètre depuis le départ. Encore environ 4200 à parcourir.

Etape-32

Plouguiel → Plestin-les Grèves 100 km

Voir l'article

Trente quatrième jour

Encore une belle étape casse-pattes avec quelques raidillons supérieurs à 15 %. Quand , je regarde la carte j’ai l’impression de ne pas avoir progressé malgré les 100 km parcourus ce jour. Ce matin, sur conseil de l’hôtelier, j’ai agrémenté le parcours en faisant le circuit des falaises : sur la carte Michelin au 1/200 000 les petites routes n’apparaissent pas alors qu’elles existent. Je n’ai pas regretté ce choix même s’il a rallongé sensiblement l’étape. En revanche, cet après-midi, j’avais choisi d’emprunter de petites routes (non cartographiées sur la Michelin) pour être plus près de l’océan et je ne l’ai vu que rarement. J’aurais donc pu m’épargner des efforts supplémentaires en restant sur la route principale au relief moins tourmenté.

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

J’ai fait beaucoup de photos, surtout ce matin, mais ce soir je suis tellement fatigué que j’ai programmé le coucher à 21h30 et je n’aurai sans doute pas le temps de les mettre en ligne ou de les légender.

Après Paimpol

Etape-31

Etables-sur-Mer → Plouguiel (la Roche Jaune) 99 km

Voir l'article

Trente troisième jour

On m’avait annoncé une étape musclée, elle le fut. Deux côtes à plus de 15%, une courte avec un début à 22% à l’entrée de Saint-Brieuc où j’ai du mettre pied à terre pour la franchir furent les plus remarquables. D’autres à plus de 10% ont été au programme. Je comprends mieux maintenant pourquoi les autonomistes bretons entretenaient des relations avec les autonomistes basques !

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

Vue l’heure tardive, alors que j’en avais encore sous la pédale, j’ai du abréger l’étape car il n’y avait pas de possibilité de logement et restauration à moins de faire 30 km supplémentaires

Claude le Minous, que je remercie, m’a accompagné pendant une trentaine de kilomètres et m’a fait visiter le port de Saint-Brieuc que je n’aurais pas vu si j’avais été seul. Il m’a fait voir, après un petit détour, la pointe du Roselier avec son four à boulets de canon et ses monuments en hommage aux “péris en mer” (marins-pêcheurs et en particulier aux naufragés du pétrolier “Bételgueuse”, dans la baie de Bantry, le 8 janvier 1979, où périrent 42 Français, 7 Irlandais et 1 anglais.).

L’éclairage n’étant pas favorable  (pas de jolies couleurs de la mer contrairement à hier) et la marée étant basse, l’appareil photo est resté dans la poche toute la journée avec une seule prise de vue des élevages de moules de bouchots dans la baie de Saint-Brieuc.

J33etap3000001

Etape-30

Erquy → Etables-sur-Mer 75 km

Voir l'article

Trente deuxième jour

Très belle étape aujourd’hui, sous un ciel bleu et un vent d’ouest qui a faibli en cours de journée, mais très casse-pattes. Il paraît que demain ce sera pire avec quelques côtes à 15%.

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

Ce soir Claude Le Minous, membre du Club des Cent Cols est venu depuis Saint-Brieuc pour manger avec moi. C’est très sympathique car c’est bien le soir au moment du repas que la solitude me pèse un peu, surtout quand le service est long. Demain, Claude fera un petit bout de chemin avec moi.

Un moment de stress sur le barrage de l’usine marémotrice de la Rance (route à 2 fois 2 voies)

Une succession de rias, de ports et de plages jusqu’à St-Cast-le-Guildo, la route est encore longue jusqu’à…

… Cap Fréhel, récompense après 75 km d’efforts.

Etape-29

Saint-Malo → Erquy 97 km

Voir l'article

Trente et unième jour

Aujourd’hui je quitte la Normandie pour entrer en Bretagne. On dit qu’en Bretagne, il fait beau plusieurs fois par jour. Je n’ai pas encore pu le vérifier mais j’ai constaté qu’il pleut plusieurs fois par jour. C’étaient de petites averses qui ne m’ont pas trempé, juste un peu mouillé mais vite séché par le …

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

Et le vent ? Il n’en a pas encore parlé ! … Violent et souvent de face mais … même pas mal ! Je l’aurais un jour…

Pendant les 30 premiers kilomètres, j’ai pu voir le Mont St Michel sous des angles différents jusqu’à y parvenir. J’ai un peu circulé vélo à la main dans les ruelles mais j’en suis très vite reparti : trop de monde à mon goût et difficile de se frayer un chemin.

Ensuite les paysages ont été très variés : des prés salés ou paissaient de très gros troupeaux de moutons, de grandes plages où circulaient des chars à voile…

jusque vers Cancale et …

une côte découpée depuis la pointe du Grouin où je n’ai pas pris de grain sur le groin.

L’arrivée à Saint-Malo n’a pas été très agréable dans la circulation de la très longue agglomération avant de parvenir aux fortifications et de pénétrer intra-muros. Comme au Mont Saint Michel beaucoup de monde dans la vielle ville.

Etape-28

Saint- Martin-des-Champs → Saint- Malo 98 km

Voir l'article

Trentième jour

Aujourd’hui, journée de repos près d’Avranches chez Brigitte et Marc Jeanne qui m’ont accueilli très chaleureusement hier après-midi.

Cette journée est consacrée à la récupération, à l’entretien du vélo et à la rédaction de quelques réponses aux nombreux mails reçus depuis mon départ.

J’en ai profité aussi pour compléter les articles des 21 et 22e jours avec des photos.

 

Voir l'article

Vingt-neuvième jour

Étape relativement facile aujourd’hui, à part la montée finale à Avranches. Pas de vent défavorable et beaucoup plus de points de vue sur la mer qu’hier.

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

Première rencontre aussi sur la route avec un cyclo qui a roulé quelques kilomètres avec moi : un ancien membre du Club des Cent Cols qui livre des journaux et prospectus en vélo sur des tournées qui peuvent dépasser les 100km.

La traversée des Salines sur la route submersible a été un moment très agréable.

Quand j’avais préparé mon parcours, j’avais l’œil rivé sur les routes et je n’avais pas vu qu’après la montée de Carolles, à 26 km du but de l’étape, le Mont St Michel allait s’offrir à mes yeux au détour d’un virage. Il m’a accompagné pendant une dizaine de km. Il était dans la brume, les photos ne sont donc pas très réussies.

Etape-27

Agon-Coutainville → Saint-Martin-des-Champs (près d'Avranches) 80 km

Voir l'article

vingt-huitième jour

Marie-Françoise et François rejoignant la Savoie, je repars seul aujourd’hui. Le vent a faibli et bien que présent n’a pas trop ralenti ma progression (merci Arsène, on dirait qu’Éole t’a écouté). N’ayant pas pris de repos depuis Lille j’ai décidé de faire une courte étape pour arriver tôt et me reposer un peu plus longtemps.

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

Toute la dénivelée de l’étape s’est faite sur les 30 premiers kilomètres. Bien qu’ayant pris les routes le plus près de la côte, je n’ai pas  beaucoup vu la mer aujourd’hui. Les paysages sauvages d’hier ont disparu et ont laissé place aux cultures et pâtures et je n’ai donc pas pris beaucoup de photos.

Etape-26

Flamanville → Agon-Coutainville 75 km

Voir l'article

Vingt-septième jour

Beaucoup de commentaires me souhaitent “bon vent”. Pour ma part, il n’y en aurait pas que ce serait beaucoup mieux ! Aujourd’hui, il a soufflé très fort toute la journée et les premiers 40 km à lutter contre ont été épuisants.

Effets du vent

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

Une matinée avec des passages culturels auprès de la maison natale du peintre Jean-François Millet et de celle de Jacques Prévert

Manoir du dur écu

L’après-midi en bifurquant vers le Sud, cela allait beaucoup mieux : heureusement car il y a eu quelques côtes avec de bons pourcentages.Le nord du Cotentin et le Nord-Ouest sont beaucoup plus sauvages. Beaucoup moins de paysages de bocages et beaucoup de paysages de landes qui m’ont rappelé l’Irlande.

Un après-midi imprévu : tout d’abord, nous avons suivi un balisage vélo indiquant les différents points de passages prévus et nous nous sommes retrouvés plusieurs fois sur des pistes voire sur une portion de sentier. Ensuite à la fin de l’étape, nous sommes passés à 50 m de l’hôtel que nous avions réservé sans le voir et avons grimpé une côte de 2 km le long de la centrale et du chantier de l’EPR de Flamanville avant de faire demi-tour après avoir appelé l’hôtel : il était en fait situé dans un hameau de Flamanville (Diélette) alors que les pages jaunes ne le mentionnaient pas.

La Hague et en plus  Flamanville : je pense que maintenant mes roues sont bien “rayonnées” même si la forme ce soir n’est pas radieuse !

Etape-25

Cherbourg-Octeville → Flamanville 80 km

Voir l'article

Vingt-sixième jour

Étape facile sans relief et surtout sans vent contraire.

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

Après une visite sur la dernière plage du débarquement Utah Beach, la route de côtière,le  long d’une mer d’un bleu outremer lumineux, nous a amenés jusqu’à Cherbourg. J’ai beaucoup aimé Barfleur ainsi que la pointe de Barfleur (beaucoup plus que St-Vaast-la-Hougue qui est pourtant un site BPF).

Etape-24

Isigny-sur-Mer → Cherbourg-Octeville 115 km

Voir l'article

Vingt-cinquième jour

Après avoir visité les sites historiques de la “grande guerre” 1914-1918 lors de la semaine fédérale de Verdun l’an dernier, cette étape se fera en grande partie le long des plages du débarquement. Comme l’an dernier, ces lieux m’ont suscité de multiples sentiments où se mêlaient à la fois de l’admiration pour les sacrifices de tous ces “braves” et de l’amertume pour la folie des hommes qui ont conduit à ces véritables carnages.

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

Le début de l’étape avec la piste cyclable entre Merville-Franceville était fort agréable. A Bénouville commence le premier site commémoratif avec le franchissement du Pégasus Bridge.

Juste avant l’arrivée à Arromanches, nous avons rencontré Michel et Thérèse Racois , membres du Club des Cent Cols, habitant la Sarthe,avec qui nous avons pique-niqué. Nous sommes allés ensuite au village boire le café avant de nous séparer.

Si le matin, j’avais mal aux jambes et devais encore lutter contre le vent d’Ouest, l’après-midi, sans doute dopé par les délicieuse rillettes artisanales que nous avaient fait goûter Michel et Thérèse, ce fut la grande forme (un peu aidé aussi  par le vent qui avait faibli et tourné au Nord).

Faisant du cyclotourisme, j’aime goûter les produits locaux et en arrivant à Isigny, je me suis précipité au bistrot pour commander un demi………….verre de lait !

Etape-23

Cabourg → Isigny-sur-Mer 101 km

Voir l'article

Vingt-quatrième jour

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

Une étape sans vent fort heureusement car le franchissement du Pont de Normandie aurait été beaucoup plus difficile.

La vélo-route nous a amené au Havre sans problème. Ensuite personne (y compris à l’office de tourisme) n’a été capable de nous indiquer un itinéraire cyclable pour rejoindre le Pont de Normandie. Arrivé près du Pont, nous sommes tombés sur l’autoroute et il nous à fallu faire 7 km en direction du Pont de Tancarville pour rejoindre la route, interdite aux voitures, de la boucle de l’estuaire de la Seine dans la réserve naturelle et faire 10 km dans l’autre sens pour pouvoir enfin arriver au pied du Pont.

Le Pont de Normandie est impressionnant vu du bas. Une bande cyclable permet de le franchir et de rejoindre Honfleur l’autre point remarquable de l’étape du jour. Honfleur est une très belle ville  et l’église Ste Catherine avec son plafond et ses poutres en bois mérite la visite.

La suite sera moins agréable car il y avait beaucoup de circulation. Ce soir, pour cause de service restauration extrêmement long et de fatigue qui s’accumule je ne pourrai pas mettre en ligne toutes les photos des étapes précédentes.

Etape-22

Cauville-sur-Mer → Cabourg 95km

Voir l'article

Vingt-troisième jour

Aujourd’hui très belle étape de récupération, le vent, bien que présent, ayant beaucoup faibli. Avec François qui m’a accompagné toute l’étape, nous avons pris notre temps avec en point d’orgue une longue visite d’Etretat.

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

Nous passons de villages en villages et de falaises en falaises. Toute la journée, nous descendons d’une  falaise pour remonter ensuite au sommet de la suivante.

C’est en pleine forme, après la grosse fatigue de ces derniers jours et après avoir franchi mon deux millième kilomètre depuis le départ, que j’ai pu rejoindre Cauville à quelques encablures du Havre.

Etape-21

St-Valéry-en-Caux → Cauville-sur-Mer 86 km

Voir l'article

Vingt-deuxième jour

Aujourd’hui petite étape usante car faite intégralement contre le vent et j’ai très mal aux jambes. J’ai donc préféré raccourcir pour avoir plus de temps de récupération et éviter la  saturation. Demain sera un autre jour !
Marie-Françoise me rejoint ce soir pour visiter la Normandie pendant une semaine. François est du voyage et devrait m’accompagner sur le vélo pendant cette semaine.

L’étape sera une succession de montées et de descentes, de falaises en falaises, pour retrouver à chaque fois des plateaux verdoyants.

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

Etape-20

Mers-les-Bains → St-Valéry-en-Caux 72 km

Voir l'article

Vingt et unième jour

Toujours un vent violent venant du sud-ouest qui souffle dès le départ. Le ciel est chargé mais ce sera encore une journée sans pluie.

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

Le début sur piste cyclable est abrité dans la forêt du Touquet-Paris-Plage. Dans cette forêt, on peut voir de superbes propriétés qui contrastent avec le plus laid des fronts de mer que je n’ai jamais vu.

Dans cette étape, j’ai beaucoup apprécié les pistes cyclables dans la baie de Somme  qui m’ont permis de circuler en toute tranquillité. J’ai voulu quitter la piste cyclable, pour passer au plus près de la côte et voir St Valéry-sur-Somme, ce fut une erreur : des étrangloirs à cyclistes à l’entrée de l’agglomération, des pavés sur une rue très étroite et de larges  aménagements à côté de la route interdits aux cyclistes alors qu’il y a largement la place pour faire cohabiter les piétons et les cyclistes.

Images de la Baie de Somme

Au Hourdel, après plus de 90 km, je me sens en pleine forme et je décide de réserver un hôtel 30 km plus loin. Ce fut la deuxième erreur de la journée: le vent défavorable m’accompagnera jusqu’à l’arrivée. Sur certaines portions plates, je roule à 11km/h face au vent et je mettrai plus de 2h30 pour effectuer les 30 km avec une fringale en prime à 7 km de l’arrivée.

Malgré la fatigue de l’étape, la variété des paysages rencontrés aujourd’hui permet  au moral de rester au beau fixe.

Etape-19

Etaples → Mers-les-Bains 121 km

Voir l'article

Vingtième jour

Ce matin le vent avait tourné au Nord et aurait dû ainsi m’être favorable après Calais. Il a encore tourné dans la journée et je l’ai souvent eu défavorable sauf dans les 15 derniers kilomètres.

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

L’étape était très vallonnée et les paysages souvent très beaux. Je n’ai pu voir la mer qu’à partir de Sangatte au bout de 30 km car la route longeait des dunes auparavant. C’est aussi à partir de Sangate que la première côte de la journée m’a mené jusqu’au cap Blanc Nez.

Si nous connaissons Blériot, cette statue dans la montée au Cap Blanc-Nez, nous rappelle les débuts de l’aviation et d’autres tentatives pour rejoindre l’Angleterre qui est à portée de vue.

Entre Sangatte et Le cap Gris-Nez, il reste beaucoup de vestiges du “mur de l’Atlantique” et il y a quelques cimetières de soldats du Comonwealth.

Le château d’Hardelot

Ce soir j’ai une grosse fatigue.

Etape-18

Oye-Plage → Etaples 105 km

Voir l'article

Dix-neuvième jour

Ce matin au départ, un vent du nord-ouest violent souffle. Je l’aurai donc dans le nez pratiquement toute l’étape. Il forcira encore dans l’après-midi et viendra de l’ouest ce qui  ralentira encore ma progression (13 km/h sur le plat en forçant sur les pédales).

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

Le début de l’étape dans les monts de Flandre me permet de franchir le col de Berthen-en-Flandre avant de rejoindre le point le plus au nord de la France à Bray-Dunes.

Maintenant ce sont environ 3300 km de littoral qui m’attendent jusqu’à Hendaye.

Bray-Dunes. Enfin la mer ! Ma randonneuse m’a conduit au point le plus septentrional de France après 1665 km et 15000 m de .dénivelation positive

La traversée de Dunkerque ville  a été agréable et s’est passée sans problème sur une piste cyclable.

J19etap1700011

Ensuite ça c’est gâté, aucun fléchage et j’ai du faire des kilomètres au milieu des raffineries avec des odeurs désagréables. J’ai trouvé aussi environ un km de piste cyclable, au revêtement bien  défoncé et jonché de morceaux de verre au milieu de ce labyrinthe.

Ensuite, j’ai du  serrer les fesses sur  la départementale 601, sur un revêtement très granuleux, avec des voitures lancées à grande vitesse sur l’interminable ligne droite qui conduit à l’entrée de Gravelines.

Finalement une bonne piste cyclable passant par le joli port de Petit Fort Philippe  me permet de rejoindre le terminus de l’étape.

Etape-17

Bailleul → Oye-Plage 101 km

Voir l'article

Dix-huitième jour

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

Avec Hervé, qui m’a accompagné pendant 70 km nous avons contourné l’agglomération de Lille par la campagne belge. Je n’ai ainsi  retrouvé une circulation intense qu’à dix kilomètres de Bailleul où je fais étape ce soir.

Etape-16

Marcq-en-Baroeul → Bailleul 90 km

Voir l'article

Dix-septième jour

Journée de repos consacrée à la visite de la ville de Bruges en compagnie de Maria Geenens et Hervé Becquet

La ville de Bruges ou petite Venise du nord vaut le détour. Personnellement, je la préfère à l’autre Venise.

Un diaporama ci-dessous qui, je l’espère vous donnera envie d’y aller.

Voir l'article

Seizième jour

Victor m’a accompagné pendant les 40 premiers kilomètres et Hervé a pris le relais 30 kilomètres plus loin à l’entrée de l’agglomération lilloise pour m’amener chez lui. Etape très facile avec souvent un vent favorable. C’est la première étape qui se déroule majoritairement dans un environnement urbain.

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

Depuis que je roule dans le département du Nord, je suis surpris par le comportement des automobilistes : ils sont très respectueux des cyclistes ne manifestant aucun signe d’impatience pour doubler en toute sécurité quand ils le peuvent, , en respectant de belles distances de dépassement.

Demain ce sera ma deuxième journée de repos depuis le départ. Nous nous  rendrons en voiture à Bruges pour visiter la ville. Ce soir restaurant à Lille et visite nocturne de la ville sont au programme.

Etape-15

Sebourg → Marcq-en-Baroeul 85 km

Voir l'article

Quinzième jour

C’est la grande forme, encore une étape agréable de plus de 100km qui s’est passée sans fatigue. Le démarrage a eu lieu sous un temps brumeux à travers le bocage de l’Avesnois. Un coup de téléphone m’a fait louper un embranchement et j’ai dû faire demi-tour environ un km plus loin. Le temps s’est éclairci peu à peu.

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

La petite route bucolique ombragée sinueuse avec un bel enrobé le long de la rivière entre Hestrud et Cousolre mérite le détour, .

Un petit détour par Bavay puis le col du Long Buisson

J15Etape1400005

A la sortie de Bavay, vers 15h00, Victor Léonard, membre Belge du Club des Cent Cols  attendait mon passage depuis 12h30 afin de m’accompagner sur les 20 derniers kilomètres de l’étape. Même si j’ai choisi de faire ce tour seul, cela fait toujours du bien de discuter un moment  et l’étape parait moins longue. Je remercie particulièrement Victor qui m’a offert ce moment de convivialité.

En revanche, c’est la soirée qui risque d’être un peu plus longue car Victor vient me chercher après le repas pour aller boire une bière belge (oui, Arsène pas de commentaires !) chez lui en Belgique à une dizaine de kilomètres de Sebourg. Il n’y aura donc pas de prolongations sur le blog ce soir !

Etape-14

Trélon → Sébourg 104 km

Voir l'article

Quatorzième jour

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

Les vingt premiers kilomètres sur la voie verte le long de la Meuse jusqu’à Fumay sont très agréables et permettent un bon échauffement.

Une mauvaise information lors de la préparation du tour m’avait fait éviter la route directe entre Fumay et Rocroi. La rencontre avec un agent de l’ex-DDE sur la voie verte m’a permis de choisir une option différente. La départementale 8051 bien que marquée en rouge sur la carte Michelin est très peu fréquentée. Sur 16 km, une dizaine de camions m’ont doublé en se déportant totalement à gauche. Le nombre de véhicules légers rencontrés doit se compter sur les doigts d’une main. La montée en forêt est un peu plus pentue sur les premiers kilomètres avant de rejoindre un plateau jusqu’à Rocroi.

La ville est fortifiée en étoile comme Neuf-Brisach en Alsace mais est beaucoup plus belle à mon goût

J14Etape1300009

Ensuite c’est une traversée de la campagne belge. Je passe à proximité de l’abbaye cystercienne de Scourmont mais elle est cachée dans les bois et je ne fais que l’apercevoir. On y fabrique de la bière comme à Chimay non loin de là, mais je n’aurai pas le plaisir d’en déguster.

A Trélon, dans l’Avesnois en Chtimie méridionale, je loge dans un hôtel (le Bol Vert) géré par un CAT association d’handicapés qui est situé dans une ancienne verrerie; la partie hôtelière est située dans la maison de maître tandis que la salle de restaurant se situe en sous-sol dans des caves voutées dans l’ancienne poterie.

IMAG0029

Etape-13

Trilport (77) → Crépy-en-Valois (60)

Voir l'article

Treizième jour

Une étape entièrement ardennaise très agréable toujours sous le soleil et un vent favorable. La plus grande partie du trajet s’est déroulée dans de très belles forêts et le reste le long de la Meuse. Demain, je pénètre en Ch’timie.

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

La fatigue est là mais les côtes d’aujourd’hui avec leurs pourcentages raisonnables ne m’ont pas trop fait souffrir.

Etape-12

Corbion (Belgique) → Aubrives 100 km

Voir l'article

Douzième jour

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

Petite étape aujourd’hui car les jambes sont lourdes. Un parcours vallonné sur de petites routes très agréables avec peu de circulation. La première gorgée de bière belge légère à l’arrivée est un véritable plaisir.

Deux BPF aujourd’hui, celui d’Avioth avec sa basilique et celui de Carignan qui m’a valu un petit détour.

La route forestière qui monte à la frontière belge depuis Pouru-aux-Bois est un vrai régal : de l’ombre alors qu’il fait chaud, aucune circulation, des pentes faciles et un enrobé en très bon état.

Etape-11

Montmédy → Corbion (hameau excentré de la commune de Bouillon en Belgique) 75 km

Voir l'article

Onzième jour

Aujourd’hui, j’ai franchi mon 1000e kilomètre depuis le départ. Sans vouloir offenser les Lorrains, c’est l’étape la plus fade depuis le départ. J’ai pris très peu de photos. La traversée de Longwy a été assez galère : circulation, sens uniques et un cafetier qui m’a envoyé sur une voie express !

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

Quelques côtes ont musclé l’étape et le dénivelé est toujours aussi conséquent.

L’accueil à l’hôtel Mady a été très chaleureux et l’hôtelier a ouvert exprès son établissement pour m’accueillir.

Demain je fais encore une vingtaine de kilomètres en Lorraine avant d’aborder les Ardennes. Je vais prévoir une étape plus courte car ce soir je suis assez fatigué.

Durant toute cette traversée de la Lorraine, je n’ai pas vu une seule plantation de maïs comme dans d’autres régions mais en revanche beaucoup de champs de colza.

Etape-10

Sierck-les-Bains → Montmédy 113 km

Voir l'article

Dixième jour

Tout d’abord, merci à tous ceux qui mettent des commentaires. Je n’imaginais pas lorsque j’ai créé ce site que les commentaires allaient me faire si chaud au coeur.  Chaque fois que j’ai une connexion c’est la première chose que je regarde et je dois dire que cela me donne vraiment le moral pour continuer ce long voyage initiatique.

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

Aujourd’hui, Arsène et Marie-Françoise Bickel ont pris leur tandem pour m’accompagner les quinze premiers kilomètres et me mettre sur la bonne route. La piste cyclable le long de la Sarre permet de traverser et quitter Sarreguemines sans circulation pendant une quinzaine de kilomètres.

Le début de l’étape après la piste cyclable est une succession de traversées de villages qui sont tout en longueur et qui portent des noms bizarres tels que Zinzing dans le pays minier. Le contournement de Forbach par l’Allemagne permet d’échapper à la circulation et se déroule dans un paysage verdoyant.

Pendant 10 km entre Freyming-Merlebach et Carling, je suis sur une route à grande circulation malgré sa couleur jaune sur la carte et c’est la première fois depuis le départ. Le reste de l’étape se déroule sur des routes vraiment tranquilles où j’ai pu faire quelquefois plus de 10 km sans rencontrer de voitures. Des routes souvent mal renseignées mais le GPS a fait merveille et m’a permis de ne pas me perdre, la carte n’étant pas assez détaillée. Les paysages ne me paraissent  pas extraordinaires surtout après avoir traversé le Jura et le Bitcherland.

Vers 14h30, je reçois un coup de téléphone de Jean-Victor Meyer, membre du Club des Cent Cols et éminent historien de la Lorraine (il a écrit 3 livres) pour me dire qu’il vient à ma rencontre. Nous roulerons ensemble une quinzaine de kilomètres et passerons devant quelques menhirs de l’Europe et en contrebas du château de Malbrouck.

Nous arrivons en devisant à Sierck-les Bains très proche du Luxembourg avant de partager une bonne bière lorraine à l’arrivée..

Ce qui est vraiment bon dans le vélo c’est la bière !

Etape-09

Bourbonne-les-Bains (52) → Domrémy-la-Pucelle (88)

Voir l'article

Neuvième jour

Aujourd’hui, pour la première étape en Lorraine, sans sabots, je ne roule pas en solo. Mon ami Arsène est venu au départ pour m’accompagner jusqu’à Hambach où il m’offre l’hospitalité.

J9Etape800001

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

Il fait très frais au départ 3° mais cela va se réchauffer toute la journée et il  fait très beau. Des paysages vallonnés beaucoup plus ouverts entre pâturages et forêts seront au menu de cette belle étape sans difficultés.

Les fouilles du site franco-allemand de Bliesbruck-Reinheim
Les fouilles du site franco-allemand de Bliesbruck-Reinheim

Etape-08

Langres (52) → Bourbonne-les-Bains (52)

Voir l'article

Huitième jour

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

La journée de repos m’a fait le plus grand bien. Malgré un vent très violent de face pendant 50 km jusqu’à Lauterbourg qui sera le point le plus à l’Est de mon tour de la France, le coup de pédale reste souple et le temps ne me parait plus aussi long que lors des deux dernières étapes. Je traverse les derniers villages d’Alsace pour rentrer en Lorraine à une vingtaine de kilomètres de mon arrivée à l’étape.  C’est aussi la première fois que je vois des cigognes.

Une étape sur de petites routes non fréquentées et enfin sans vent lorsque j’ai mis le cap au Nord-Ouest m’ont fait passer une journée fort agréable.

Etape-07

La Wantzenau → Bitche 125 km

Voir l'article

Septième jour

Journée de repos consacrée à faire la lessive, l’entretien du vélo, une visite de Strasbourg et la mise à jour du site.

Quelques photos de la Petite France

Voir l'article

Sixième jour

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

Étape sans dénivelé mais avec un fort vent de face. C’est avec surprise que j’ai vu Ludger venir à ma rencontre et nous avons roulé  une trentaine de kilomètres ensemble. Cela fera partie des bons moments du voyage.

Etape-06

Blodelsheim → La Wantzenau 102 km

Voir l'article

Cinquième jour

La journée commence par une visite de Delle que je n’avais pas pu faire hier à cause de la pluie.

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

Les premiers kilomètres, sous un ciel encore bien chargé de résidus nuageux, se font en forêt avec des étangs où je rencontre des hérons cendrés qui s’envolent au moment où je veux faire une photo.Rapidement j’entre en Alsace et je traverse des villages avec leurs maisons à colombage.

Ce sera toute la matinée , une succession de traversées de jolis villages avant d’affronter la redoutable cote de Lucelle avec ses pourcentages à plus de 15 %. Je ne regretterais pas d’avoir fait le choix de réduire encore mes braquets juste avant mon départ quand à 5 km/h j’arrive à hisser le vélo et ses 15 kg de bagages sans mettre pied à terre. Le faux plat descendant sur la route Franco-Suisse le long de la Lucelle permettra une bonne récupération avant le petit détour pour aller au col de Blochmont.

Vers midi je peux enfin me mettre en manches courtes. Cela ne m’était plus arrivé depuis le premier jour. Je  traverse ensuite de nombreux villages en empruntant des routes vallonées avant d’arriver dans la plaine du Rhin. La traversée de Saint Louis pour rejoindre la piste cyclable le long du canal de Huningue se passe sans problème grâce au GPS le flèchage étant absent.

C’est alors que je retrouve un fort vent de face et la progression sera plus difficile; Jusqu’à Kemps, aucun problème mais après c’est un véritable jeu de piste pour trouver l’itinéraire cyclable. A partir de Petit-Landau, je fais le choix de prendre la route des villages plutôt que de rester sur une route industrielle le long du Rhin.

Aucun hôtel dans les villages traversés. J’en avais repéré un à Bantzenheim mais ce samedi soir son restaurant était fermé et il n’assurait pas le petit déjeuner le lendemain? J’ai poursuivi ainsi mon chemin jusqu’à ce qu’on m’indique l’hôtel restaurant “Chez Pierre” à Blodelsheim. L’établissement est certes un peu cher mais il est très confortable et la cuisine est très bonne. Je découvre ainsi qu’il y a une appellation asperges d’Alsace et en ce moment la carte du restaurant comporte beaucoup de plats à base d’asperges : cela va du Kg d’asperges en entrée aux préparations de viandes.

Pour ma part, l’asperge étant peu calorique, j’opte pour une salade avec asperges en entrée et une choucroute pour fêter mon entrée en Alsace. La tarte à la rhubarbe en dessert finira de me rassasier après cette journée encore éprouvante.

Etape-05

Delle → Blodelsheim 124 km

Voir l'article

Quatrième jour

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

Le départ se fait dans le brouillard sous une température bien fraiche. Après quelques kilomètres sur une petite route sans circulation je subis une première attaque de chien près d’une ferme en pleine côte. Je descends du vélo et l’interpose entre la bête et moi, lance quelques “couchez ! ” de manière autoritaire accompagnés de quelques jets d’eau du bidon et le chien rebrousse chemin.

Quelques kilomètres plus loin, ce sont deux chiens qui m’attaquent et c’est plus difficile à parer, l’un essayant de passer à l’avant du vélo et l’autre à l’arrière. Après un certain nombre de volte-faces, de giclettes de bidon et de “couchez” les chiens semblent abandonner la partie. Je repars à pied car la côte est sévère à cet endroit et je ne peux pas aller assez vite en cas de poursuite. L’un des deux chiens me repart aux trousses et abandonne définitivement la chasse après avoir été arrosé copieusement.

Le reste de la journée se déroulera beaucoup plus calmement dans des paysages très variés où alternent pâturages,  forêts où peu à peu les sapins laissent la place aux feuillus. La journée s’est déroulée sous un ciel chargé. Je suis souvent passé sur des routes mouillées par des averses précédant mon passage mais j’ai eu la chance d’y échapper toute la journée. Encore une bonne  étape où il a fallu hisser les 103 kg sur des pentes souvent supérieures à 10% pour rejoindre Delle (90) site BPF juste avant la pluie qui durera une grande partie de la nuit.

Etape-04

Charquemont → Delle 90 km

Voir l'article

Troisième jour

Ce matin au réveil, les jambes sont lourdes ce qui n’est pas très rassurant pour la journée. La météo annonce la pluie.

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

Une première montée régulière et pas trop pentue m’emmène jusqu’aux Gras sur une petite route tranquille. Très peu de circulation sur cette route mais en revanche les quelques voitures rencontrées roulent très vite. Dès les premiers tours de pédales, je sens que cela tourne bien et la sensation du réveil a disparu. Heureusement car la suite de l’étape, sera une succession de côtes très casse-pattes.

Toute la journée, les routes, sans circulation,  longent de grandes combes où les sapins et les pâturages se partagent l’espace. Ce sont des paysages très reposants pour les yeux mais pas vraiment  pour les jambes. La pluie me prend au col des Roches et  m’accompagnera sur la petite route côté Suisse (Merci Philippe de me l’avoir indiquée) qui conduit au Saut du Doubs. Une passerelle piétonnière permet de rejoindre la France et d’accéder aux belvédères surplombant le Saut du Doubs.

Du fait d’un déficit en précipitations cet hiver et ce printemps, le Saut du Doubs est beaucoup moins impressionnant actuellement que sur les cartes postales. La pluie redouble d’intensité et ne suffira sans doute pas à alimenter la cascade mais elle va entraver ma progression.

 Une buvette m’accueille et pendant que je me restaure à l’abri, le ciel déverse des trombes d’eau. Je repars sous une éclaircie, les muscles refroidis, pour attaquer une côte avec des passages à plus de 16 %.

Je pédale tout l’après-midi sous un ciel chargé sans prendre une goutte de pluie. C’est finalement un quart d’heure après mon arrivée que la pluie recommence.

J300014

Etape-03

Pontarlier → Charquemont 79 km

Voir l'article

Deuxième jour

Pierre et Christine ont mis le cap au sud pour rejoindre St Julien en Genevois via le col de la Faucille tandis que je partais plein nord.

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).

Vidéo générée par l’application Relive

Des paysages verdoyants m’accompagneront tout au long de l’étape.

La route du Risoux n’étant pas ouverte, je suis parti vers le Brassus afin de rejoindre Mouthe en franchissant le col de Landoz-neuve (1235 m) j’ai ainsi longé la frontière côté Suisse d’encore plus près que si j’étais resté en France. Il faisait très frais dans la descente.

Arrivé à Longeville Mont d’Or, j’essuie mon premier orage de grêle puis de pluie. Heureusement, un petit chalet cabine téléphonique-abri bus m’offre un refuge immédiatement. Je repars sous une éclaircie jusqu’aux Hôpitaux Neufs où je fais un petit détour pour aller cueillir le col de Jougne. A peine revenu, voilà un deuxième épisode de grêle.Une station de lavage de véhicules m’accueille ainsi que mon vélo et 5 minutes plus tard je peux repartir sec pour le col des Hôpitaux pour une courte mais rude ascension. Tous les bars sont fermés car c’est la basse saison et je n’arrive pas à boire un café et faire tamponner le BPF. C’est finalement à la pharmacie que je trouve le précieux “timbre humide”.

Ensuite pour éviter la nationale 57 et sa circulation, je prends une toute petite route très pentue avec des passages à 13 % pour rejoindre Les Fourgs et redescendre sur la Cluse de Mijoux où j’essuie ma troisième averse de grêle de la journée. Les sept kilomètres sur la nationale 57 avec une circulation intense et beaucoup de camions ne me font pas regretter l’option un peu plus musclée que j’ai choisie précédemment.

Le ciel étant très menaçant je choisis d’abréger un peu l’étape et de m’arrêter à Pontarlier.

Etape-02

Les Rousses → Pontarlier 87 km

Voir l'article

Premier Jour

La vidéo du parcours de l’étape

En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).


Pierre et Christine,  2 amis ont  bien voulu m’emmener à St Julien en Genevois et m’accompagner pour cette première étape. Une première étape éprouvante avec un vent violent de face et un col  avec de gros  pourcentages dans sa première partie.

La route forestière du col de la Combe Blanche (ou col de la Vattay 1390 m) est fermée à la circulation automobile jusqu’au 14 Juin. Si son ascension tranquille se déroule essentiellement en forêt quelques jolies perspectives sur le lac Léman s’offrent à nos yeux.

Un long faux plat descendant nous emmène jusqu’à la Cure où nous retrouvons le vent violent de face qui nous accompagne jusqu’à l’entrée de Bois d’Amont. Là, hélas tout est fermé et le tenancier d’un gîte nous réserve un hôtel  aux Rousses. Nous faisons demi-tour et après quelques kilomètres supplémentaires d’effort nous arrivons à “l’Hôtel du Village” où nous bénéficions d’un accueil chaleureux.

Demain, l’étape sera  rallongée d’une douzaine de kilomètres.

Vidéo générée par l’application Relive

Etape-01

St Julien en Genevois → Les Rousses 97 km

Voir l'article